Benjamin Chérasse Chasseur d’images

Benjamin Chérasse Chasseur d’images
Benjamin Chérasse à travers un autoportrait. « J’aime le défi » assure le photographe.

Sport, mode, mariage, grossesse, « belly-painting »… Le photographe Benjamin Chérasse est un touche-à-tout. Il expose en ce moment à la Maison du tourisme de Clermont-Ferrand, dans le cadre du 1er Cheese Festival…

Si vous êtes adepte des disciplines de sports extrêmes, de type Motor Exhibition ou free style moto, vous avez certainement dû croiser sa silhouette. Casquette vissée sur la tête et appareils photos en bandoulière, prêt à dégainer… Sa marque préférée ? Nikon évidemment. Si la spécialité de Benjamin Chérasse reste le sport événementiel, le Clermontois ne veut surtout pas se mettre de barrière, ni de limites. A 31 ans, il aurait d’ailleurs tort de le faire. « J’essaye de faire de tout. J’aime le défi », affirme-t-il simplement.

En ce moment, le photographe expose à la Maison du Tourisme dans le cadre du 1er Cheese Festival de Clermont-Ferrand. Le thème ? Des personnalités auvergnates posent dans leur milieu avec un fromage. Tout sauf une sinécure. Mais « Benji » s’est sorti de l’exercice avec brio. Une fois de plus. Sa précédente exposition valait également le détour : des sportifs immortalisés au fond de la piscine de Billom. C’était il y a quatre ans. Après avoir été maître-nageur ici même durant cinq ans, Benjamin Chérasse est passé photographe professionnel en 2010. Son histoire, c’est aussi celle d’une blessure, d’une cicatrice à jamais ouverte. A l’âge de 8 ans, il perd son papa dans un accident de voiture. « Il était photographe. Il m’a transmis sa passion. A partir de 13 ans, je me suis mis à la photo et je n’ai jamais arrêté », confesse celui qui a tatoué sur son bras gauche le portrait et l’appareil photo de son père.

Quelques années plus tard, c’est au sein du monde de la nuit que le photographe en herbe s’est fait un nom. « A 18 ans, j’ai commencé à travailler en boîte, le meilleur endroit pour se faire des contacts », assure Benjamin. Il y a huit ans, il met un pied au Clermont Foot grâce à une copine stagiaire. Il travaille depuis pour le club mais aussi sur des événements organisés par PHA/Claude Michy. Il a œuvré notamment durant cinq ans sur le Grand prix de France Moto au Mans et réalisé des séances photos pour le « Doctor » Valentino Rossi, « un type adorable ». Trophée Andros, football américain, VTT de descente, ski, 24 H de Dubaï et de Spa, Blackliner… Benjamin Chérasse trimballe ses objectifs un peu partout. Il collabore aussi avec la presse pour les magazines du groupe Centre-France, ceux de 6Pack Publishing, et dans des revues comme Nature Trail, Run Mag, Cyclist ou Tonic. Il réalise en plus quelques mariages durant l’année, job essentiel pour le chiffre d’affaires, et développe des activités liées à la grossesse, aux bébés et au « belly-painting ». « Il s’agit de réaliser un maquillage sur le ventre de la femme enceinte. Pour cela, je travaille en collaboration avec Sandra Bigner, maquilleuse professionnelle. »

DE CLERMONT A DUBAÏ…

La pub ? Benjamin Chérasse n’en fait pas. Pas besoin. Ses plus forts alliés sont le bouche à oreille et les réseaux sociaux. « C’est ma meilleure carte de visite. » Lui préfère de loin Instagram à Facebook. « Ce dernier ne marche plus. Il faut payer », juge cet amoureux de sport en général, et de cross fit en particulier.

Il y a quelques jours, l’homme de l’image était encore à Dubaï. Pour une semaine entière. Au programme ? 30 mannequins à shooter pour « R-Look Academy », une agence de mode lyonnaise dirigée par Samir Benzema, cousin du célèbre footballeur madrilène. Séance photos dans le désert, sur un jet ou avec des voitures de luxe… Il y a pire comme job mais les journées étaient intenses. Pas vraiment les vacances donc, ni la mine non plus !

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