Un marché immobilier qui se maintient

Un marché immobilier qui se maintient
Ce n’est pas une surprise, la métropole clermontoise tire le marché immobilier auvergnat. Par rapport aux prix nationaux, le marché local reste attractif (© Archives Info).

Les notaires d’Auvergne ont présenté les grandes tendances 2018 en matière immobilière. Le marché a enregistré une hausse limitée à 1 %.

Alors qu’ils se sont regroupés l’an dernier, pour ne former qu’une seule et même chambre interdépartementale, celle des Notaires d’Auvergne, le nouveau président en exercice, Me Stéphane Barre, s’est collé à l’exercice de la présentation du baromètre de l’immobilier pour 2018. Le notaire ponot était accompagné à cette occasion par quatre confrères, représentants délégués de chaque département auvergnat. En préambule, le président a rappelé que le notaire restait « l’expert et le spécialiste de l’immobilier », qu’il était « le seul à pouvoir gérer un dossier de vente du début jusqu’à la fin » et qu’il pouvait intervenir également aussi bien au niveau de la négociation que de l’évaluation d’un bien.

« Souvent, nos évaluations sont inférieures à celle des agences immobilières. Mais il y a un élément de confiance avec le client, cela ne se fait pas dans un esprit commercial. Si le conseil n’est pas bon, le vendeur ne vendra pas son bien », estime Me Stéphane Barre, qui a dévoilé ensuite les chiffres 2018.

Un marché immobilier qui se maintient
Les notaires auvergnats constatent une grande disparité des prix suivant les secteurs.

31.218 transactions ont été enregistrées l’an dernier en Auvergne (960.000 au total en France). A l’image de la population, quasiment la moitié des ventes se sont déroulées dans le Puy-de-Dôme, 23 % dans l’Allier, 18 % pour la Haute-Loire et 11 % pour le Cantal qui ferme la marche. Ce dernier département connaît d’ailleurs une forte baisse de son marché, qui s’établit à – 23 % sur cinq ans.

« Cette situation est liée à la fiscalisation lourde des résidences secondaires », note Me Sophie Serandon, présidente déléguée pour le Cantal.       

Si en Haute-Loire, le prix médian de vente d’une maison est de 115.400 €, il n’est que de 95.000 dans l’Allier. Mais dans ce dernier département, il existe de très fortes disparités suivant les biens. « Les prix à Vichy sont très variables. Pour un appartement, on peut ainsi aller d’un prix de vente de 400 € le m² jusqu’à 4.000 € le m² pour un programme neuf », observe Me François Roblin, président délégué.

Le Puy-de-Dôme, tout sauf une surprise, reste le marché le plus dynamique, tiré notamment par la Métropole clermontoise. « Mais l’on a assisté à une stabilité des ventes entre 2017 et 2018, à hauteur de 1 % », analyse Me David Dupic, notaire à la Bourboule et président délégué 63. Le prix médian de vente d’une maison atteint 155.000 €. Pour un appartement, il est de 1.740 € le m². Là aussi, les disparités de prix peuvent être conséquentes. Un terrain à bâtir peut ainsi « se négocier » à 2,50 € le m² à Bourg-Lastic et varier de 250 à 400 € le m² à Clermont ou Chamalières.

Selon Me Dupic, la fusion des régions n’aurait pas eu d’impact sur le marché immobilier. « Il semble que cela n’ait pas impacté les prix ni les volumes de ventes. »

Comparé au marché national, Clermont n’est pas une ville chère en termes de prix. Pour preuve, la moyenne du prix de vente d’un appartement en France s’élève à 3.513 € le m² (soit deux fois plus élevée).

« Le retour sur investissement dans le neuf est donc plus intéressant ici », juge David Dupic. Pour l’achat d’un appartement neuf sur plan à Clermont, les prix varient ainsi de 3.500 à 5.000 € le m², et peut même à 6.000 € pour des programmes exceptionnels.           

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