Edito Marc François du 29/08/2016

Les Jeux Olympiques ont rassemblé des sportifs venus de la planète entière. Mais certains n’ont vu que du bleu…
A leurs oreilles, sans doute, les Beatles et les Rolling Stones n’ont jamais exis-té. Pas plus que Bach, Malher, Bob Marley ou David Bowie…Eux, probablement, n’écoutent que Johnny Hallyday, Florent Pagny ou Téléphone. Ils ignorent superbement le cinéma de Scorsese, d’Hitchcock ou de Visconti pour n’apercevoir que les films de Lelouch, Lautner ou Jacques Audiard. Les journalistes sportifs, ceux-là qui commentaient récemment les Jeux Olympiques de Rio, n’ont vraisemblablement guère d’intérêt pour les sept merveilles du monde. S’émouvoir devant la Tour Eiffel ou le Mont-Saint-Michel leur suffit. Et ils se gargarisent volontiers de la supériorité de la gastronomie française, ringardisant, selon leurs palais, tous les mets venant d’autres contrées. Pour eux, un Victor Hugo vaut bien deux William Shakespeare et le général De Gaulle a davantage de mérite que sir Winston Churchill. Le monde les passionne à condition qu’il s’arrête aux frontières de l’hexagone.

Chauvins

De Canal Plus, la cryptée, à France Télévision, en principe au service des contri-buables, de L’Équipe, quotidien avant tout dévolu au ballon rond, aux radios dites généralistes, les commentateurs et autres envoyés spéciaux ont observé et retransmis les Jeux Olympiques par le tout petit bout de la lorgnette : celui des performances ou des échecs des seuls sportifs français et du sacro-saint nombre de médailles obtenues par la délégation tricolore. Ils se sont ainsi comportés davantage comme des supporters chauvins et bornés que comme des observateurs scrupuleux et méthodiques. Peu leur importaient les belles histoires si elles échappaient au giron national et l’universalité de l’événement ne valait qu’au travers d’athlètes portant un maillot bleu. Fort heureusement pour eux, ces mêmes commentateurs de l’actualité sportive vont retrouver maintenant les compétitions nationales où les Français ont toutes les chances de l’emporter.

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