Samantha Fabre Rosière d’aujourd’hui

Lycéenne, rugbywoman et Rosière de Montferrand. A 18 ans, Samantha Fabre est une jeune femme épanouie et fière de ce qu’elle représente.

Samantha Fabre Rosière d’aujourd’hui
La jeune femme étudie les sciences et la technologie du management et de la gestion au lycée Ambroise Brugière.

Sa famille est admirative. Qui ne le serait pas ? En mai dernier, Samantha Fabre, qui vit à Montferrand, a été élue Rosière de la ville. Une consécration pour cette jolie brune de 18 ans, qui depuis toujours participe aux fêtes montferrandaises… et rêve en voyant défiler l’égérie communale. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais songé à participer. C’est une voisine – dont la fille a été dauphine – qui lui a soufflé l’idée. Soutenue par ses proches, heureuse de « représenter » son quartier, elle a fini par se lancer dans l’aventure… avec le succès que l’on sait. « Je n’y croyais pas trop, mais quand j’ai appris que j’avais gagné, j’étais trop contente. Ce n’était que du bonheur. Je sautais partout ! » se souvient la jeune femme, encore sous l’émotion.

Une expérience enrichissante

Acclamée, applaudie et reçue avec les honneurs par la Ville de Clermont-Ferrand, Samantha Fabre garde un excellent souvenir de son couronnement. Pendant trois jours, vêtue d’une robe blanche, elle a vécu « comme une princesse ». « J’ai rendu visite aux personnes âgées à la maison de retraite. Cette expérience m’a bouleversée » précise-t-elle, sincère. A l’occasion, Samantha Fabre retourne voir les résidents. Elle sait que sa visite est appréciée. Alors, elle prend du temps pour aller discuter avec eux, partager un moment. « Pour moi ce n’est pas grand chose, mais pour eux c’est beaucoup » observe-t-elle. Grâce à son sourire et à sa simplicité, Samantha Fabre a rendu une autre personne heureuse, son grand-père. « J’ai fait des photos avec lui. Il était très fier ». Elle précise que la Ville de Clermont-Ferrand a tout fait pour faciliter l’organisation de cette ren-contre « inoubliable ».

« J’ai passé trois jours formidables »

Devenir Rosière de Montferrand a transformé la jeune Clermontoise. « C’était très enrichissant. Cela m’a permis de surmonter ma timidité. » Ses proches aimeraient désormais qu’elle se présente à une autre élection, celle de Miss Auvergne. L’intéressée est flattée, mais lucide : « Je pense que je suis trop petite ! Entre autres… » Côté caractère, attention aux étincelles… « Je n’ai pas un caractère facile. Je me vexe pour rien. Je suis assez impulsive ». De fait, la lycéenne n’a pas vraiment digéré l’attaque du collectif anti-Rosière avant l’été. Composé de plusieurs associations, ce groupe juge en effet cette élection réactionnaire et d’une autre époque. « Cette déclaration m’a blessée. Je ne comprends pas leur point de vue, leur action. Je n’ai rien fait de mal. J’ai passé trois jours formidables. Mais pas une seule seconde je n’ai regretté cette expérience » justifie-t-elle, encore incrédule.

La gestion de patrimoine en ligne de mire

En terminale au lycée Ambroise-Brugière, Samantha Fabre étudie les sciences et la technologie du management et de la gestion. Plus tard, elle veut se spécialiser dans la gestion du patrimoine, en suivant un cursus à l’université. Elle devra pour cela quitter Clermont-Ferrand… D’où lui vient cette idée ? Elle rit, un peu honteuse : « J’ai décou-vert ce métier… dans un épisode de « Plus belle la vie » ! Ensuite, j’ai fait des re-cherches, et ça m’a plu ». Féminine, Samantha Fabre a une passion disons… plus virile, le rugby. « Je joue à Romagnat. Je suis passée par Blanzat. Cette passion vient de mon père, qui est supporter de l’ASM Clermont-Auvergne » explique cette fille de technico-commercial et d’assistante maternelle. Lycéenne, rugbywoman et Rosière de Montferrand : surprenante, Samantha Fabre l’est assurément. Photo Valentin UTA

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