Au chevet des chiens dans le grand Nord

Une jeune ostéopathe clermontoise a soigné des chiens nordiques cet été en Laponie.

Au chevet des chiens dans le grand NordCap au nord. Direction très septentrionale, au début de l’été dernier, pour Laura Wallis Lemaître, une jeune Clermontoise. A 27 ans, cette ostéopathe animale- une profession que l’on qualifiera d’émergente- a répondu à l’appel de deux Français installés en Laponie suédoise. L’objet ? Venir s’occuper de chiens nordiques, après une saison hivernale chargée. « J’avais eu l’opportunité d’approcher des chiens nordiques grâce à Monsieur Bowman, un Anglais installé en Auvergne qui s’occupe d’une fédération de mushers. J’ai particulièrement apprécié la relation avec ces chiens qui se comportent plutôt comme des chats. Et comme j’adore voyager, je n’ai pas hésité à partir en Laponie. »
Coup d’essai et bientôt coup de cœur : dans le grand nord européen, Laura a pu se pencher sur les petits maux d’une quarantaine de chiens pour une « révision » com-plète. Des chiens nordiques qui, durant l’hiver, ont la mission de tracter des touristes à l’aide d’un traîneau. « J’ai énormément appris de cette expérience d’une semaine. En particulier à travailler rapidement et à reconnaître les signaux d’alerte car ces chiens ont une personnalité qui ne ressemblent en rien à celle d’un labrador. » L’affinité réelle avec les animaux s’est conjuguée avec une relation amicale nouée avec le couple de mushers installé dans le grand nord où il propose des activités touristiques (www.laponiemush.com). Et aussi une fascination pour les paysages préservés, le mode de vie, la culture locale. La Clermontoise, à coup sûr, n’hésitera pas à repartir vers la Suède, la Finlande, voire le Canada si l’occasion se représente.

Chiens et chevaux

Au chevet des chiens dans le grand NordLa jeune femme a découvert l’ostéopathie par les chemins « classiques » : trois ans à Saint-Étienne auprès de ces animaux étranges que sont les humains. Puis elle s’est installée à Clermont et a choisi cette spécialité moins « embouteillée » autant par raison que par passion. « J’ai également eu l’occasion de passer une année en Martinique, m’occupant des chevaux de l’hippodrome du Lamentin avant de revenir en Auvergne » précise-t-elle. Aujourd’hui, ses patients sont d’abord des chiens, souvent ceux qui pratiquent l’« agility ». Mais aussi des malinois, des beaucerons. Son carnet de rendez-vous comporte aussi des interventions équines, chevaux de loisir, d’attelage, de western. Quelques plus rares chats bénéficient aussi des soins prodigués par Laura. « En fait, l’ostéopathie animale ne diffère guère de la pratique avec les humains. Dans tous les cas, on agit comme un mécanicien qui soulève le capot. Il faut vérifier que les rouages, les écroues soient à leurs places… Généralement, les animaux ont confiance dès lors que vous ne leur faîtes pas mal… » Laura Wallis Lemaître a fort à faire avec ses patients « locaux ». Mais elle cultive une forte attirance pour l’évasion. Et dès que l’occasion se présentera d’une escapade exotique, elle ne la refusera vraisemblablement pas.

Marc FRANÇOIS.

Une réponse
  1. claude Favy at |

    Salut Wallis trés heureux d’avoir de tes nouvelles , je te souhaite une bonne continuité dans ta vie et si tu repasses par le Sancy , m’a porte t’es toujours ouverte , on c’est raté la derniere fois mais il y aura d’autres occassions a venir
    Biz
    Claude

    Réagir

Laisser un commentaire