La rentrée parlementaire de Brice Hortefeux

La rentrée parlementaire de Brice Hortefeux
Brice Hortefeux lors de son allocution sous les frondaisons du Pavillon Lecoq, en compagnie du sénateur Jean-Marc Boyer.

A l’occasion de la session inaugurale du Parlement européen, Brice Hortefeux a réuni de nombreuses personnalités et sympathisants au « Pavillon Lecoq », à Clermont-Ferrand, pour un moment d’échanges informel. Après avoir rappelé que le premier semestre avait été « éprouvant » pour lui-même et les membres de sa famille politique, le député est revenu sur les nominations effectuées aux principaux postes des institutions européennes, présentées selon lui par de nombreux médias comme un succès franco-allemand. « Mais ce n’est pas du tout comme cela que ça s’est passé. En réalité, il s’agit d’une victoire 100 % allemande. La chancelière allemande a imposé la présidente de la Commission (Ursula von der Leyen NDLR) et elle a choisi Christine Lagarde comme présidente de la Banque centrale européenne ». Brice Hortefeux a également évoqué l’arrivée au Parlement de « personnalités originales et curieuses » à l’image de « la grande vedette » de cette rentrée, Silvio Berlusconi. « Tout le monde le dézingue dans les médias mais le nombre de selfies qu’il fait est hallucinant. Mais il ne peut pas sourire du tout pour des raisons médicales et esthétiques », a ironisé le député, qui a décidé de siéger dans deux commissions, celle des affaires constitutionnelles et celle des transports. Brice Hortefeux a promis enfin de faire très attention à ce que l’Auvergne ne soit pas pénalisée par la réforme des fonds de cohésion chargés de soutenir les territoires de l’Union européenne. Encore calqué sur les frontières des anciennes régions administratives, ce dispositif permet à l’Auvergne, considérée comme une région en transition, de disposer d’une enveloppe d’1,3 milliard sur la période 2014-2020. Bien que plus importante en proportion, Rhône-Alpes ne reçoit « que » 1,7 milliard. « Globalement, ces fonds vont baisser de 10 % et même de 20 % en Allemagne. Il va falloir veiller à ce que l’essentiel soit préservé », a averti Brice Hortefeux, qui s’est également inquiété de la complexification des demandes de subventions européennes. J.-P. B.

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