Les Frères Taloche de passage à Cournon

Les Frères Taloche de passage à Cournon
Les Frères Taloche, un duo comique qui dure dans le temps. La marque des grands !

Le duo comique pose ses valises à la Baie des Singes, à Cournon d’Auvergne, les 19 et 20 juin, où il présentera son nouveau spectacle « Mise à jour ». Rencontre avec Vincent, l’un des Frères Taloche. 

Info – Vous présentez un tout nouveau spectacle, que peut-on en dire ?

Vincent Counard – Notre duo a bientôt 27 ans et comme dans tous domaines, il faut se mettre à jour. On a eu l’idée de l’appeler comme ça en pensant à nos ordinateurs ou nos téléphones qu’il faut mettre à jour régulièrement. Nous avons ainsi changé notre tenue de scène, pris un nouveau metteur en scène, fait évoluer nos sketches, etc. Nous sommes encore en période de rodage et nous présenterons une dizaine de nouveaux sketches lors d’une trentaine de dates jusqu’à fin juin. Nous serons présents tous les jours cet été au festival d’Avignon. Nous poursuivrons à l’automne dans des salles plus grandes avec de faire notre rentrée à Paris, à l’Européen, début 2020.       

I. – La folie, le burlesque, un peu de poésie figurent dans votre univers, retrouve-t-on ce genre de choses ?

V. C. – Oui, tout à fait. Le côté burlesque et très décalé est toujours présent dans ce nouveau spectacle. Nous n’avons surtout pas voulu changer de style. Nous sommes très à l’aise avec cela.

I. – Où puisez-vous votre inspiration ?

V. C. – L’écriture se fait à 50/50 avec mon frère. Sinon, nous pouvons nous inspirer de différentes choses. On part sur des observations du quotidien. Nous avons écrit par exemple un nouveau sketch l’été dernier sur les manifestations qui est d’autant plus d’actualité en France avec la crise des Gilets Jaunes. On s’inspire de ce que l’on voit ici ou là et de ce que l’on entend dans les médias. Notre spectacle reste assez cadré d’une ville à l’autre.         

I. – Vous avez déjà effectué plus d’un quart de siècle de carrière en compagnie de votre frère, quel regard portez-vous sur toutes ces années ?

V. C. – La première constatation, c’est que l’on a pas du tout vu les années passer (rires…). Cette période a défilé à une vitesse folle, nous n’avons jamais connu de creux. Tout cela fait un peu peur. Après, on peut se féliciter d’être toujours là. Le plus dur dans notre métier, c’est de durer. Au bout du compte, on est donc doublement satisfait d’être encore là.

I. – Vous avez écrit en 2015 une pièce de théâtre mise en scène par Alain Sachs, est-ce que l’exercice vous a plu ?           

V. C. – Nous avons longtemps hésité à la faire. Mais l’on a adoré cet exercice et adorer travailler avec Alain. Nous sommes partis deux en tournée avec cette pièce et nous avons pris énormément de plaisir à la jouer. Quand nous nous sommes remis à l’écriture, nous ne savions pas encore si cela serait une nouvelle pièce de théâtre ou des sketches. Mais à force de mettre nos idées sur des papiers, on s’est rendu compte que ce serait des sketches.         

I. – La scène, c’est ce que vous préférez ? 

V. C. – Oui de loin. Nous faisons aussi de la télévision chez nous en Belgique. Nous avons d’ailleurs fêté les 20 ans de notre émission sur la RTBF. On pratique l’exercice télévisuel avec plaisir mais si l’on devait choisir, ce serait la scène qui nous correspond le mieux, sans hésiter.          

I. – Quels étaient vos maîtres en matière d’humour ? 

V. C. – Personnellement, c’est Bourvil. Je suis un passionné fou furieux de cet acteur et sans lui, il n’y aurait peut-être pas eu les Frères Taloche. Dans notre enfance, nous avons été aussi très influencés par Laurel et Hardy. Quelques années plus tard, je suis devenu un inconditionnel du duo De Funès-Bourvil.

Propos recueillis par Jean-Paul BOITHIAS 

Pratique : Les Frères Taloche, à la Baie des Singes, à Cournon – Les 19 et 20 juin, à 20h33. Réservations au 04.73.77.12.12,  reservation.bds@orange.fr et points de vente habituels.    

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