Cédric Corre « La fusion a été positive pour l’attrait touristique »

Cédric Corre « La fusion a été positive pour l’attrait touristique »
L’office rayonne sur les territoires de Volvic, Riom et Châtel-Guyon © Emmanuel THEROND

Le nouvel office de tourisme « Terra Volcana – Les Pays de Volvic »* affiche de solides ambitions pour les années à venir. Son directeur, Cédric Corre, a répondu à nos questions lors des premières rencontres de la destination à Vulcania.

Pourquoi l’office de tourisme s’est-il restructuré au 1er janvier 2019 ?

C’est la suite logique de la réforme territoriale, la loi NOTRe, qui a entraîné la fusion des différentes communautés de communes et d’agglomération. Auparavant, nous avions trois offices de tourisme : celui de Châtel-Guyon, celui de Volvic et celui de Riom Limagne. Nous les avons donc regroupés pour en créer un seul, l’office de tourisme « Terra Volcana – Les Pays de Volvic ». Sa particularité, c’est d’être à la fois sur la communauté d’agglomération de Riom Limagne et Volcans, mais aussi sur la communauté de communes de Plaine Limagne. C’est donc un office de tourisme intercommunautaire.

La fusion a-t-elle été difficile à mettre en place ?

Tous les changements entraînent des évolutions. Il faut savoir les prendre les unes après les autres.  Pour avoir accompagné d’autres territoires auparavant, je pense que nous avons réussi en un temps assez record à faire sortir de terre cet office administrativement et à le rendre opérationnel. Nous avons rapidement enchaîné avec les premiers salons, les premières actions de communication…  Vous dire que c’est simple, non. Il faut un peu de temps. Mais nous sommes en train de franchir les étapes les unes après les autres et nous avons beaucoup d’ambition.

Cette fusion n’a-t-elle pas été un peu subie ?

Non, dans le sens où elle a permis de regrouper beaucoup d’aménités touristiques. Nous avons une station thermale, des sites majeurs, une offre patrimoniale conséquente, une offre de pleine nature très riche, une dizaine de communes sur le territoire Unesco… Globalement, la fusion a donc eu des effets positifs au niveau de l’attrait touristique.

Elle a donc été une opportunité ?

Clairement, oui.

Ça apporte quoi d’être plus gros ?

La taille n’a rien à voir avec l’efficacité. Ce qu’il faut regarder, c’est la qualité de l’offre. Or, grossir en taille nous a permis d’avoir davantage d’offres touristiques attrayantes, donc davantage d’arguments pour attirer une nouvelle clientèle.

Quels sont vos arguments face à vos voisins ?

Je pense que Clermont Auvergne Tourisme est plus axé sur une clientèle urbaine, une clientèle culturelle. En ce qui nous concerne, la partie nature est très développée, avec cette chaîne Unesco sur laquelle nous comptons capitaliser, avec les eaux de Volvic, avec la station thermale de Châtel-Guyon qui est en plein renouveau… Il s’agit d’ailleurs du plus gros projet thermal au niveau de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Tout ceci nous différencie. Nous avons aussi la partie patrimoniale : le Pays d’Art et d’Histoire est à l’échelle des dix communes. Il va se développer à l’échelle de 31 communes… Sans compter les châteaux d’Effiat, de Randan, etc. du côté de la plaine de Limagne. Cette diversité est une richesse.

Quels sont les points faibles que vous avez identifiés ou les axes à améliorer ?

Il y a vraiment un travail à faire sur l’offre d’hébergement pour essayer de la développer. Il faut aussi travailler sur la clientèle « affaires » : nous nous situons autour de deux grands pôles, Clermont-Ferrand et Vichy. Ils ont des centres de congrès que nous n’avons pas. Mais nous avons toute cette clientèle affaires « incentive », « petits séminaires », à développer. C’est sur celle-là que nous allons capitaliser.

Quels sont vos objectifs en termes de fréquentation touristique ?

Chaque année, près de 28.000 visiteurs passent par nos offices. Nous sommes également à 300.000 nuitées pour 6.000 lits marchands. L’objectif est évidemment de faire évoluer ces chiffres.

*www.terravolcana.com/

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