Dans l’univers des « Gourmands nés »

Dans l’univers des « Gourmands nés »
LES GOUR– Le troisième volet de la web-série a été tourné près du restaurant de Jacques et Régis Marcon, à Saint-Bonnet-le-Froid (© Natacha Sibellas et François Berrué) MANDS NÉS

Si vous ne connaissez pas encore, on vous conseille de vous connecter à Internet, d’aller sur Youtube et de taper « Les Gourmands nés ». Cette web-série, « made in Clermont », a été conçue par Georges Abikhattar. Natif de Beaumont, ce dernier a passé son enfance dans le Bourbonnais. Ex-élève de l’ESEC* Paris, il est revenu s’installer à Clermont-Ferrand il y a six ans. Après avoir œuvré au côté de Marc-Alexis Roquejoffre pour la série Vues d’Auvergne, il a décidé de voler de ses propres ailes en créant sa société de production : 31 Bd Street.

« Cela s’est fait concomitamment avec le lancement de la web-série. L’objectif de celle-ci est de mettre autour d’une table plusieurs représentants des métiers de bouche : chefs cuisinier, viticulteurs, boulangers, fromagers, pisciculteurs. Fanny Agostini a accepté de prêter sa voix et de se mettre aussi devant la caméra », explique Georges Abikhattar.

Si la première émission fut tournée à l’auberge de la Moréno, près du puy de Dôme, « un lieu symbolique » pour le producteur et réalisateur, le deuxième volet de la web-série a été consacré à « La Maison Viera » (Chaudes-Aigues). Rappelons que son chef, le Clermontois Serge Viera, deux macarons au Michelin, fut Bocuse d’Or 2005. Le troisième épisode, dernier en date, concerne cette fois « La Maison Bus 26 », le restaurant gastronomique itinérant que l’on doit au chef Charles Moncouyoux. Evidemment, les amateurs de bonne chère auront remarqué que ces deux hommes sont des anciens de la maison Marcon, à Saint-Bonnet-le-Froid. Et c‘est tout naturellement que la table a été dressée cette fois dans ce petit village de la Haute-Loire, haut-lieu de la gastronomie française. Charles Moncouyoux y déroule le parcours de ses invités.

Dans l’univers des « Gourmands nés »
Le producteur et réalisateur Georges Abikhattar

« Mais les deux thèmes forts sont la nature et la transmission. L’idée, c’est de porter un film d’une grande qualité sur le web tout en valorisant notre territoire », défend Georges Abikhattar, qui n’a que trente ans seulement.

Franchement, la recette fonctionne et le résultat est bluffant. On est subjugué par la beauté des images et la construction du reportage monté dans un format assez long de 40 minutes. Huit caméras et un drone ont été nécessaires à sa réalisation. Le message, lui, est une ode aux bons produits du terroir, aux hommes et aux femmes qui les fabriquent ou les subliment, au manger sain et local. Si le producteur a bien écrit un scénario pour l’occasion, seuls Charles Moncouyoux et Fanny Agostini le connaissaient. « La rencontre avec Jacques Marcon, le fils de Régis, a été forte, positive », estime le producteur, qui envisage déjà un quatrième opus.                     

« Il sera dans la pleine continuité du numéro 3. Fanny et Jacques seront de l’aventure. Nous voulons essayer de porter l’Auvergne et ses valeurs autour de la grande région. »

Comme un moment de rêve suspendu, on imagine déjà une diffusion sur grand écran, lors d’une soirée, dans une salle de cinéma, autour de quelques douceurs du terroir auvergnat… Allez chiche ?


Pratique : « Les Gourmands nés » est visible sur youtube et sur la page Facebook dédiée. Contact : georgabikhattar@gmail.com

  * Ecole supérieure d’études cinématographiques.  

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