Etat : la nouvelle Préfète est arrivée

Etat : la nouvelle Préfète est arrivée
Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc souhaite « incarner un Etat proche et accompagnateur. »

Les quatre départements d’Auvergne font plutôt figure de (très) bons élèves. Trois d’entre eux ont aujourd’hui une préfète à la tête des services de l’Etat. Plutôt pas mal quand l’on sait que le corps préfectoral français ne compte pour l’instant que 23 % de femmes. Mais les choses évoluent petit à petit et c’est tant mieux. Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a donc pris ses fonctions, la semaine dernière, de Préfète du Puy-de-Dôme, en remplacement de Jacques Billant, parti au ministère de l’Agriculture. Lors des quatre dernières années, elle avait occupé les mêmes fonctions dans les départements des Hautes-Pyrénées et de la Dordogne. Pour sa première apparition publique, elle a choisi de déposer une gerbe au monument aux morts situé rue Montlosier à Clermont-Ferrand, avant de rencontrer le maire Olivier Bianchi et le Président du Conseil départemental, Jean-Yves Gouttebel, lors d’un accueil républicain en préfecture.

Alors que le contexte actuel donne à sa prise de fonction, une « résonnance particulière », Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc souhaite « incarner un Etat proche et accompagnateur ». Elle espère également « inscrire son action dans la durée. »

Si la Préfète entend être à l’écoute des territoires, des maires ruraux notamment, elle a rappelé que la baisse des dotations avait cessé en 2017. « La dotation globale de fonctionnement a même augmenté de 300 millions d’€ en 2018 », a-t-elle souligné, tout en précisant que le système de péréquation et la création des nouvelles intercommunalités pouvaient orienter à la baisse ou à la hausse ces dotations.

« Le soutien à l’investissement, monté à un niveau très élevé, est également maintenu. Nous avons aujourd’hui les moyens d’accompagner les projets des collectivités territoriales. »

Comme son prédécesseur, la Préfète compte bien aller sur le terrain à la rencontre des différents acteurs du département. Elle devrait se pencher rapidement sur la question de l’accessibilité ferroviaire, sur les enjeux d’attractivité de la Métropole et sur l’accompagnement de l’Etat à la politique de développement induite par l’inscription de la chaîne des Puys/Faille de Limagne au patrimoine mondial.

Dans le cadre du mouvement social actuel, elle s’opposera à la destruction ou à la mise hors service des radars le long des routes. « L’Etat porte plainte systématiquement. Je demanderai aux services de police et de gendarmerie de faire leur travail. La dégradation ou la destruction d’un radar est une infraction grave. Il ne faut pas confondre les combats. L’insécurité routière est un enjeu citoyen. »

Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a d’ailleurs prévu « d’aller très vite » à la rencontre des policiers et des gendarmes. Elle devrait aussi s’entretenir dans les prochaines semaines avec le président de la chambre d’agriculture alors que des élections professionnelles se dérouleront à la fin du mois de janvier dans ce secteur.


Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc en bref

Si elle est née à Lyon, la nouvelle Préfète du Puy-de-Dôme a passé son enfance en Bretagne. Âgée de 46 ans, elle est mariée et maman de trois enfants. Elle a débuté sa carrière dans l’administration en 1997 au ministère de l’Intérieur, avant d’occuper de nombreux postes en Normandie, dans le nord et le sud-ouest de la France. Pour la petite histoire, elle est issue de la même promotion à l’Ecole Nationale d’Administration qu’un certain… Edouard Philippe.

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