Chaîne des puys : la détermination intacte

Chaîne des puys : la détermination intacte
Le 2 juillet, le Conseil départemental assistera comme observateur au 41ème comité du patrimoine mondial à Cracovie (Pologne).

En attendant l’examen de la candidature en 2018, le travail se poursuit pour voir le classement à l’UNESCO aboutir.

Que les défenseurs de la candidature de la chaîne des puys et de la faille de Limagne au patrimoine mondial de l’UNESCO se rassurent : le dossier est bel et bien sur les rails. Il sera présenté une troisième fois par l’Etat français au début de l’été 2018. Si l’avancée du projet se fait discrète et silencieuse, les petites mains s’activent comme jamais en coulisse.

« Actuellement, nous sommes plus dans un travail technique, scientifique, et de discussion avec les organismes qui travaillent autour de l’UNESCO » souligne Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme.

Ce travail additionnel porte notamment sur la gestion du site, l’exclusion des carrières et la mise en valeur des formes géologiques des puys de la Vache, Lassolas, Chaumont, Jumes et Coquille par des coupes ciblées, du pastoralisme ou de nouvelles formes de gestion.

Lettre à Hulot

« La reconnaissance du potentiel de valeur universelle exceptionnelle a été reconnu à Istanbul. Le dossier est complexe, car nous devons montrer notre capacité à agir sur le foncier privé, dont nous ne sommes pas propriétaires. Nous devons aussi montrer la particularité de la règlementation française, amenée à protéger le site » précise Eric Gold, vice-président chargé des grands projets au Conseil départemental.

Quelles sont les prochaines étapes de la candidature ? Le 2 juillet, le Conseil départemental assistera comme observateur au 41ème comité du patrimoine mondial à Cracovie (Pologne). Ce rendez-vous sera l’occasion pour les équipes du Département, du Ministère de la transition écologique et de la délégation française auprès de l’UNESCO de valider les principaux éléments du dossier de renvoi. Jean-Yves Gouttebel a également écrit à Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique, pour qu’il s’empare du dossier.

Convaincre l’UICN

Il faudra également convaincre l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) de la pertinence du dossier. Cette ONG environnementale, mandatée par l’UNESCO pour émettre un avis, a milité à deux reprises pour un non classement. Au vu des antécédents, il va donc falloir batailler ferme pour que l’association revoie sa position… Apparemment, les échanges actuels sont « réguliers et apaisés », à en croire Jean-Yves Gouttebel. Ce travail de dialogue devrait permettre de cibler les attentes de chacun et d’éviter les divergences apparues précédemment au moment de l’examen de la candidature. L’ONG procèdera en novembre à un premier examen, avant le dépôt officiel par l’Etat français du « dossier consolidé » en janvier 2018. Un nouvel échange se tiendra en avril avec l’UICN, qui rendra son « avis » en mai.

Autre étape importante : au printemps 2018, les 21 ambassadeurs du comité du patrimoine mondial viendront dans le Puy-de-Dôme pour découvrir le site. Ce sont eux qui se prononceront pour l’inscription au début de l’été 2018. Le petit groupe étant renouvelé pour moitié, tout le monde espère que les ex-pays défavorables seront remplacés… « Comme d’autres, nous avons essuyé des revers, mais il faut savoir être patient. En tout cas, notre détermination est intacte » insiste Jean-Yves Gouttebel.

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