Jean-Yves Berthon : « L’innovation est un mot clé chez nous, tout comme la flexibilité et la réactivité »

Jean-Yves Berthon : « L’innovation est un mot clé chez nous, tout comme la flexibilité et la réactivité »

Spécialisé dans le secteur des biotechnologies végétales, le groupe Greentech a fêté ses 25 ans en 2017. Alors que l’entreprise a son siège au Biopôle Clermont/Limagne, à Gerzat, son PDG, Jean-Yves Berthon, revient sur cette aventure exceptionnelle et sur les projets de développement.

I. – Que représente aujourd’hui le groupe Greentech ?
J.-Y. B. – Greentech est une société à part entière mais notre ensemble forme un petit groupe de plusieurs entreprises. Nous avons Biovitis, installée dans le nord du Cantal. Nous construisons en ce moment un 2ème site sur le Biopôle Clermont/Limagne. Ensuite, nous avons Greensea, située à proximité de Montpellier, et enfin, une autre société, installée au Brésil qui s’appelle Mapric. A cela s’ajoutent deux autres filiales commerciales, l’une aux Etats-Unis (Greentech US), et l’autre en Allemagne (Greentech GMDH). Cet ensemble représente 180 personnes et nous faisons environ 31 millions d’€ de chiffre d’affaires. La recherche est chez nous un domaine très important. Un tiers de nos équipes travaille dans les laboratoires. Parmi nos collaborateurs, nous avons 16 docteurs en sciences diverses : biologie, chimie, biochimie, microbiologie, etc. Nous avons aussi des ingénieurs et des techniciens supérieurs.

I. – Pouvez-vous nous expliquer quelle est votre activité ?
J.-Y. B. – L’ensemble des sociétés travaille dans le secteur des biotechnologies. Greentech est spécialisée dans les plantes. Nous allons chercher les principes actifs de ces dernières en les extrayant et en les purifiant. Ces principes vont servir à la cosmétique, à la pharmacie ainsi qu’à la nutraceutique, c’est-à-dire pour l’élaboration de produits diététiques. En ce qui concerne la cosmétique, notre plus gros marché, nous vendons à toutes les marques dans le monde par le biais de notre force commerciale ici en France mais aussi à travers nos filiales étrangères et grâce à des distributeurs présents dans quarante pays. Nos clients sont à la fois des petites marques et des grandes marques comme l’Oréal, Dior ou Clarins. 60 % de notre chiffre d’affaires est lié à l’exportation et nos principaux marchés sont les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, la Chine, le Canada, l’Espagne, la Pologne et le Japon.

I. – Greentech a fêté ses 25 ans en 2017, comment se sont passés les débuts et qu’est-ce qui a le plus changé durant cette période ?
J.-Y. B. – L’entreprise a été créée le 1er octobre 1992. Au début, nous étions hébergés par l’INRA et ce, jusqu’en 1995. Nous avons été la première entreprise du Biopôle de Gerzat. Ce qui a le plus changé en un quart de siècle, c’est pour moi la réglementation. Elle est devenue bien plus sévère, aussi bien sur les produits que sur le travail de développement effectué au quotidien. La réglementation s’est également durcie au niveau des matières premières. Nous importons beaucoup d’entre elles de différents pays et la législation s’avère de plus en plus stricte afin de respecter la biodiversité et les communautés. Ceci est tout à fait normal. Aujourd’hui, le secteur de la cosmétique se rapproche de plus en plus de celui de la pharmacie.

I. – Le côté naturel de vos produits est aussi très important, n’est-ce-pas ?
N. B. – Nous avons été les premiers en 2002 à être certifiés bio. Le bio représente environ 10 % de notre chiffre d’affaires. Au-delà, nous utilisons des matières premières d’origine naturelle, que ce soit des plantes, des algues ou des micro-organismes. Cela nous permet d’être inventif et innovant. L’innovation est un mot clé chez Greentech, tout comme la flexibilité et la réactivité. Nous essayons toujours de fonctionner en mode start-up, en privilégiant la dimension humaine, à la fois en interne mais également avec nos fournisseurs et nos clients.

I. – Quels sont vos projets pour l’avenir et vos perspectives de développement ?
N. B. – Nous allons agrandir le bâtiment de Greentech pour la troisième fois. Chez Biovitis, notre deuxième usine sera prête au début de l’été sur le Biopôle Clermont/Limagne. Sinon, notre objectif est de poursuivre notre développement international.

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