« C’était très fort émotionnellement… »

« C’était très fort émotionnellement… »
Gilles Corbet (à droite sur la photo) se souvient d’un accueil très chaleureux de la population.

Gilles Corbet, président de la délégation Auvergne de Secouristes Sans Frontières, se souvient de son voyage à Saint-Martin… L’île a été ravagée par l’ouragan Irma. C’était il y a un peu plus d’un mois.

Il y a deux Gilles Corbet : le jardinier municipal de la Fontaine-du-Bac à Clermont-Ferrand ; et le secouriste. Pompier volontaire à Volvic depuis 25 ans, ce Puydômois tourné vers les autres est également président de la délégation Auvergne de Secouristes Sans Frontières. Cette ONG dijonnaise fêtera ses 40 ans en 2018. Elle est spécialisée dans le secourisme d’urgence. Ses équipes interviennent bénévolement en France comme à l’étranger sur des théâtres de catastrophes naturelles ; et dieu sait s’il y en a, surtout avec le réchauffement climatique.

En sommeil durant plusieurs années, la délégation auvergnate a été réactivée en 2008. Ses quatre membres ont effectué une formation adaptée et passent régulièrement par la case « entraînement » pour parer à l’urgence. « Nous effectuons une dizaine de stages chaque année. Le but, c’est d’apprendre à descendre une victime en rappel, d’utiliser une tyrolienne, de se former à l’orientation, de monter un camp de base, de connaître le fonctionnement d’un groupe électrogène… Ces stages durent un week-end. Mais il y a aussi des stages « commando » d’une semaine » précise Gilles Corbet.

« C’était très fort émotionnellement… »
Les secouristes au milieu des décombres…

Déjà à Haïti en 2010

L’intéressé est parti deux fois avec l’ONG. La première, c’était en 2010 à Haïti. Ravagée par un puissant séisme, l’île antillaise a compté ses morts par dizaine de milliers. « J’étais à la fois content de partir et angoissé par ce que j’allais découvrir. C’était mon premier départ. J’étais un peu tout seul… » se souvient-t-il. Gilles Corbet est resté sur place deux petits semaines. Son groupe était composé d’une quinzaine de secouristes. Il garde de ce voyage des souvenirs forts. Certains traumatisants, comme cette main inerte sortie des décombres. Ou cet homme en costume. Il demandait de l’aide pour retrouver une fille. Il l’avait entendue crier. « On a remué la maison pour la retrouver. Mais il n’y avait personne… » Il se souvient aussi de cette personne retrouvée saine et sauve dans un magasin. « Elle a survécu grâce à des meubles de jardin. Ils ont constitué une poche de survie. »

Du 10 au 21 septembre, Gilles Corbet est reparti avec Secouristes Sans Frontières sur l’île de Saint-Martin. Ce voyage fut moins dramatique que le précédent. Et pour cause : Irma a moins tué. Beaucoup moins… « Les gens s’étaient préparés et enfermés chez eux. Nous avons fait davantage d’aide à la population que de la recherche humaine » souligne le bénévole. Sous les ordres de Thierry Cerdan, les secouristes ont surtout déblayé des routes, nettoyé des sites et bâché des toits arrachés par le vent. Grâce à leur intervention, près de 90 familles ont pu rester chez elles. « C’était très fort émotionnellement. Il y avait une vraie chaleur humaine. Et des sourires… » confie le pompier volvicois de 54 ans. Il gardera longtemps en mémoire la vision de ces terres désolées : « C’était assez impressionnant. Tout était dévasté, gris, marron, triste. » Au milieu de tout ça, quelques symboles de vie. Une noix de coco qu’on partage avec des habitants. Ou cette partie de basket improvisée avec quelques enfants…

« C’était très fort émotionnellement… »
Leur mission consistait essentiellement à bâcher des toits arrachés par le vent

« J’y ai laissé un peu de moi-même »

Au sens propre comme au figuré, l’humanitaire auvergnat revient de loin. Il avoue avoir laissé dans les Caraïbes « un peu de lui-même ». Malgré l’état de dévastation de l’île, il aimerait bien y retourner. Pourquoi ? Pour donner un coup de main, bien sûr. Mais aussi pour « dire bonjour » à ce Jean-Philippe qui a hébergé l’équipe chez lui, sur sa terrasse, pendant une semaine, en face de l’aéroport ; ou pour remercier encore une fois cette dame qui leur a prêté son 4×4. « Elle a dit oui, tout de suite, sans hésiter. C’est beau une telle confiance dans de tels moments. »

« C’était très fort émotionnellement… »
Sur place, les bénévoles ont nettoyé et déblayé de nombreux sites.

A Volvic le 11 novembre
Gilles Corbet présentera SSF et un diaporama de son voyage solidaire à Saint-Martin le samedi 11 novembre à 20 heures au camping de Volvic. A savoir également : Secouristes Sans Frontières est habilitée à recevoir des dons. Pour soutenir ses actions et participer au financement d’une prochaine mission, cliquez sur sur www.ssf-france.org. L’antenne auvergnate est également à la recherche de bénévoles.
Renseignements : 06 79 63 87 75

« C’était très fort émotionnellement… »

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