Le tram reprend du service

Le tram reprend du service
La couche de roulement et les rails ont été remplacés sur une partie de la ligne durant l’été © E. Thérond

Les travaux sur la plateforme reprendront l’été prochain. D’ici là, on connaîtra le tracé de la future ligne B en site propre.

Bonne nouvelle pour les voyageurs : le tram reprend du service cette semaine. Comme l’été dernier, plus aucune rame ne circulait depuis le 3 juillet, en raison de travaux sur la plateforme entre les stations « Maison de la Culture » et « Gaillard », puis entre « Les Vergnes » et « Les Vignes ». Le savoir-faire d’Egis (maître d’œuvre) et Colas (travaux publics) a permis au SMTC (Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération clermontoise) de tenir les délais annoncés. Mais tout ne sera terminé que l’été prochain : une troisième phase, plus importante, plus complexe aussi, est prévue entre « Gaillard » et « Les Pistes », avec réfection du viaduc des Carmes à la clé.

Cinq nouvelles rames fin 2018

En trois ans, environ 15 millions d’euros auront été investis dans la maintenance du Translohr, soit près de 5 % de son coût de départ (environ 300 millions d’euros). « Ces travaux permettront de poursuivre la durée de vie du tram, d’améliorer la qualité de service et de réduire un peu le bruit » souligne François Rage, président du SMTC. Il précise que le tram pourra rouler plus rapidement sur certaines portions, comme le pont de Neyrat.

Toujours dans l’idée de fluidifier le trafic, cinq nouvelles rames seront mises en service fin 2018. Un investissement avoisinant les 20 millions d’euros. « Le tram a été un peu victime de son succès. Au départ, la fréquentation estimée était de 35 à 40.000 personnes par jour. Aujourd’hui, c’est plus 65 à 70.000 » calcule François Rage.

Le SMTC en profitera pour injecter près de 4 millions d’euros dans la réfection des 50 cabines, dont l’ergonomie sera revue pour améliorer les conditions de travail des conducteurs. La création d’un deuxième garage au sud de la ligne A sera « différée ou abandonnée » en raison de deux écueils : la loi sur l’eau (le permis de construire a été refusé car le bâtiment était 11 cm trop bas) et le foncier (le projet empiète sur un terrain de la CCI…)

Ligne B : tram ou bus

Quant au tracé de la future ligne B, il sera connu fin 2017 ou début 2018. « Avec l’agence d’urbanisme, nous vérifions qu’il corresponde bien aux besoins de notre métropole de demain » précise François Rage. Une chose est sûre : ce sera une ligne en site propre. Et cette fois, elle passera bien par la gare. Le déménagement de la banque de France à Chamalières est également pris en compte. La question du mode (tram ou bus à haut niveau de service) sera posée dans un deuxième temps, sachant que le coût de départ est du simple au double. Sur le fonctionnement à long terme, la différence est plus mesurée… A titre personnel, François Rage plaide pour le tram, « plus qualificatif » pour le territoire. Si cette solution est retenue, il faudra choisir la technologie : pneu ou rail ? Apparemment, la première a fait son temps…

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