Les facteurs à cran face aux crocs

 

Les facteurs à cran face aux crocs

Vous voulez continuer à recevoir votre courrier ? Attachez votre chien ! 20 % des accidents de travail chez les facteurs sont en effet des agressions canines, nécessitant parfois des interventions chirurgicales et un suivi psychologique chez les victimes. Problème : selon La Poste, le phénomène est en « forte hausse » en Auvergne. Il aurait même doublé en un an. En 2016, 36 cas ont été répertoriés, pour 116 jours d’arrêt cumulés. Durant le seul premier semestre 2017, La Poste dénombre 28 agressions pour 170 jours d’arrêt cumulés… Les facteurs ont beau suivre des stages de prévention, la situation devient presque intenable. Et les blessures de plus en plus graves.

Pour enrayer le phénomène, la direction Services-Courrier-Colis Auvergne en appelle « au sens des responsabilités de chacun ». Elle a même décidé de prendre des mesures concrètes et graduelles. La preuve ? Depuis le 1er juillet, chaque facteur doit signaler les zones où il estime la distribution dangereuse. Chaque fois qu’il se sent menacé ou agressé, un prospectus d’information est envoyé au propriétaire, voire – sans réaction de sa part – une lettre « officielle » en bonne et due forme.

Si la situation reste inchangée, la distribution est tout simplement suspendue. Le courrier est alors mis en instance à la plate-forme « courrier » locale ou au bureau de Poste. La distribution ne reprend que si le propriétaire a fait le nécessaire pour garantir l’intégrité physique du facteur.

Autre mesure dissuasive : en cas de morsure, une plainte est désormais déposée de manière « systématique » auprès du Procureur de la République. Précisons qu’un courrier a été envoyé aux 1316 maires des quatre départements auvergnats pour les alerter sur le phénomène. Pour La Poste, ce sujet de sécurité publique nécessite « une action coordonnée de tous » et le respect de la règlementation. Il faut rappeler que le code Pénal punit d’une amende de 3.750 euros toute personne qui n’aurait pas tenu ou retenu son chien lorsqu’il attaque ou poursuit un passant, même s’il n’y a aucun dommage corporel.

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