Sancy : nos coups de cœur de l’hiver

Sancy : nos coups de cœur de l’hiver
Un parcours aérien a été imaginé pour découvrir la station de Super-Besse © Sport Super-Besse

Voici une liste (non-exhaustive) d’activités à (re)découvrir dans le massif. Enfilez gants et bonnets !

Le Snake Gliss.

Il s’agit d’une descente en luge collective. Par grappes de 10, accrochés les uns derrière les autres, les participants s’élancent du sommet du téléphérique de la Perdrix à Super-Besse pour une glisse infernale de 3 km. « L’objectif, c’est de ne pas tomber de la luge et de ne pas perdre quelqu’un en route ! » sourit Nathalie Guittard du bureau des sports de Super-Besse. L’activité (encadrée) est organisée les vendredis pendant les vacances et les samedis hors vacances. Elle est accessible à partir de 12 ans. Tarif : 17 €.

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Le Snake Gliss va serpenter sur les pistes de Super-Besse

L’Xtrem Aventure de la Biche.

20 tyroliennes de 30 à 295 mètres de long, 4 sauts dans le vide, 10 ponts suspendus, un parcours de via ferrata, 1 luge souterraine, des passages au-dessus des cascades, bois ou vallées… Accessible dès 12 ans, ce trip aérien de trois heures s’effectue au départ de la tyrolienne de Super-Besse. Visiblement il n’existe pas d’équivalent en France. « Nous avons essayé de mixer ce qu’on peut trouver sur un parcours acrobatique en hauteur mais avec une taille un peu plus importante : les tyroliennes représentent 2000 mètres de parcours sur 2600 » explique Vincent Gatignol, le directeur de la station. Cinq à six équivalents temps plein seront recrutés pour faire fonctionner cette nouvelle activité, qui ambitionne d’attirer 150 à 200 personnes par jour. Tarif :  28 € / 24 €.

Motoneigix.

Quel enfant n’a jamais rêvé de piloter sa propre motoneige ?  C’est possible au Mont-Dore ! Ludique, cette activité prisée des kids de 6 ans et plus se déploie sur une nouvelle piste fermée et balisée de 300 mètres. La session dure un quart d’heure. Précisons qu’il s’agit de motoneiges électriques pour une activité zéro émission ! Tarif : 20 € / 5€ pour un baptême.

Stage de pilotage sur faible adhérence.

Route mouillée, sol humide, glace… Pour apprendre à conduire sur faible adhérence (et s’amuser) Evolution2 à Super-Besse propose aux groupes constitués des stages adaptés. « Cette activité mêle la prévention et le ludique » souligne Baptiste Chabert, associé. Si vous aimez les sports mécaniques… Tarif groupe : 500 € la ½ journée et 1.000 € la journée.

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Le SnowKite : pas si difficile quand on veut vraiment ! © FS Peak 2

Cours et initiation au SnowKite.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le ski tracté par cerf-volant (ou SnowKite) est assez facile à pratiquer. Pour découvrir cette activité dans le vent ou se perfectionner, des cours sont proposés à Super-Besse. Il faut toutefois avoir un niveau « piste rouge » pour s’inscrire. Tarif : 150 € / 3 heures voile incluse.

De nouveaux modèles de SnowScoot. Ouvert en 2009 à Super-Besse, CentSix SnowScoot était le premier magasin au monde dédié à la trottinette des neiges. Pourquoi ne pas tester l’activité ? Egalement fabricant, l’enseigne propose des initiations et locations de matériel. Mention spéciale pour la nouvelle gamme alu, (adulte et junior) et le modèle tout suspendu Euphorix, que devrait apprécier les vététistes d’enduro et de descente…

Redécouvrir le ski nordique. Avec 250 km de pistes damées et balisées, le Sancy est le plus vaste domaine du Massif central. De nombreux investissements ont été réalisés cette année, notamment à la Bourboule (réhabilitation de la gare d’arrivée de la télécabine, nouvelles pistes de ski de fond, création d’un belvédère…) Le foyer de Berthaire a également été rénové et agrandi. Parce qu’il n’y a pas que l’alpin dans la vie, l’ESF (Ecole de Ski Français) a créé une nouvelle école dédiée à ses cousins nordiques (y compris le skating et le biathlon). Il y a même des sorties nocturnes…


Quand la neige devient sculpture

Du 8 au 11 février 2019, la station du Mont-Dore accueillera la 2ème édition de « Sancy. White Art », un festival d’art contemporain de sculptures improvisées sur neige (et non pas sur glace). Plusieurs artistes internationaux réaliseront des œuvres face au public. La neige étant façonnée avec des outils manuels, il n’y aura pas de nuisances sonores ou environnementales… C’est aussi ce qui fait le charme de ce symposium. Des animations sont prévues dans la station.

 


Sancy : nos coups de cœur de l’hiver
Luc Stelly © Emmanuel THEROND

« Les investissements sont prévus pour travailler l’été »

Luc Stelly, le directeur de l’Office de Tourisme du Sancy, dresse quelques perspectives pour l’avenir du massif…

Il y a beaucoup de nouveautés cet hiver dans le massif du Sancy…

Il y a plein de nouveautés, oui ! Nous sommes un massif très dynamique. Il faut dire que la dernière saison a été très bonne. Cela a donné envie aux acteurs économiques de déclencher un certain nombre d’investissements. L’idée, pour nous, c’est aussi de proposer une multitude d’activités. C’est quelque chose que nous revendiquons depuis 10 ou 15 ans. Aujourd’hui, le client veut aller au ski, veut être en station, mais il veut aussi faire plein d’autres choses. C’est la raison pour laquelle nous multiplions l’offre. L’ensemble des prestataires l’a bien compris.

Avec le réchauffement climatique, les stations de moyenne montagne ont-elles encore de l’avenir ?

Notre stratégie est assez simple : tous les investissements sont prévus pour travailler l’été. En tout cas, le plus possible. Il faut rappeler que 65 % de l’activité touristique se fait l’été dans le Sancy et 35 % l’hiver. Il y a une vraie complémentarité. Prenons l’exemple de la tyrolienne Fantasticable à Super-Besse : elle fonctionne toute l’année, elle a créé des emplois, elle a aussi permis de justifier le fonctionnement d’un télésiège en été. Cette année, nous rajoutons une autre activité, l’Xtrem Aventure de la Biche, un parcours aérien au cœur de la station qui fonctionne en toutes saisons. Effectivement, s’il y a une année sans neige, ce ne sera pas facile économiquement. Mais cela ne veut peut dire que nous n’aurons rien à proposer…

A la montagne, la perception du changement climatique n’est-elle pas encore plus prégnante ?

C’est vrai que nous voyons très clairement des changements de météo plus rapides. Tout le monde l’a observé. Il y a quelques années, nous avions des hivers avec de la neige ou du froid pendant longtemps. C’était stable. Aujourd’hui, le temps change très vite : on peut avoir une tempête avec 50 cm de neige et le lendemain tout a pratiquement disparu. La différence est là : sur le quotidien et sur le fait qu’il faut s’adapter très rapidement.

D’où viennent vos clients l’hiver ?

De la région Centre, du sud de la région parisienne, du sud Bretagne…. Et bien sûr de Clermont-Ferrand ! En général, les Clermontois montent à la journée. C’est une spécificité du massif, qu’on ne retrouve pas forcément dans toutes les régions.

Le Mont-Dore avait prévu de gros investissements dans la station. Ce projet est-il au point mort ?

Plutôt entre parenthèses… Le Mont-Dore a fait deux opérations : la première, c’était de recapitaliser la société d’économie mixte pour obtenir une confiance de banquiers. Cela s’est fait très naturellement. Deuxième étape : au lieu de partir sur un gros projet très lourd en termes d’investissements, la station envisage plutôt de le séquencer. Les fondations ont donc été reprises pour reconstruire un certain nombre de choses à l’avenir.

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