Mignaval sur les traces de la bête

Mignaval sur les traces de la bête
Philippe Mignaval signe un nouveau roman très convaincant.

On l’avait laissé l’an dernier dans les « Mystères du Berry », le revoilà cette fois dans l’exploration d’un nouveau mythe qui ne cesse de hanter l’imagination populaire. Lui ? C’est Philippe Mignaval. Le bonhomme vient de publier une nouvelle aventure qu’il classe là encore dans la catégorie du « polar archéologique ». Un univers où il se complet. Avec « Terreur en Gévaudan », le natif de Saint-Flour embrasse, comme d’autres avant lui, le destin de la fameuse bête, qui avait tué et dévoré, au cœur du 17ème siècle, une centaine de petits bergers et bergères sur les plateaux sauvages du sud du Massif central. Mais l’histoire se passe bien de nos jours et la bête sévit à nouveau dans ces contrées reculées. Son enquêteur part sur les traces de l’animal maléfique, insaisissable, issu peut-être d’une manipulation génétique…

« Dans ce livre, on fouille dans le passé et l’on revient sur des événements anciens. L’histoire est très riche. Mon sujet est évidemment une fiction. Je me suis appuyé sur l’ambiance des campagnes du Gévaudan, inquiétantes, mystérieuses. Il y a aussi une part de thriller dans le livre avec des enquêtes qui s’entremêlent afin de connaitre son identité. »            

Comme il l’avait fait précédemment dans ses autres ouvrages, en bon « mordu de la bête » qu’il est, Philippe Mignaval a parcouru les villages de la Margeride pour s’imprégner des lieux. Il s’est également documenté. « J’ai lu les grands classiques de l’abbé Fabre et de l’abbé Pourcher. Je suis revenu aux documents d’époque, les registres paroissiaux notamment. Je suis allé voir également à la Saugne d’Auvers, là où Jean chastel aurait abattu la bête en 1967. »   

Et cela se ressent immédiatement dans le récit de Mignaval. Bien documenté, précis. L’écriture alerte et concise de l’auteur entraîne le lecteur dans cette histoire trouble et à tiroirs, dont on ne sort pas indemne. L’ancien journaliste maîtrise à merveille son art. Et l’on ne peut que dévorer les pages de ce « polar archéologique », mille fois plus digeste qu’une relique faisandée de la bête du Gévaudan !     

« Terreur en Gévaudan » – 431 pages – Aux Editions De Borée – Disponible en librairie.

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