Aurélien Rougerie : « Je vais essayer d’en profiter »

Aurélien Rougerie : « Je vais essayer d’en profiter »
Le temps n’est pas encore venu pour les adieux mais le témoin est passé à la nouvelle génération. Aurélien Rougerie ici avec Damian Penaud.

Après une blessure à la main, le Grand blond est revenu à la compétition le week-end dernier. A 38 ans, il ne reste plus que trois matches au super héros « Captain Roro » avant de tirer sa révérence. Impressions…

Info – Comment avez-vous vécu cette élimination en Coupe d’Europe ?
Aurélien Rougerie – Ça nous a mis un bon coup. Après avoir analysé le match, on se rend compte que l’on n’est pas loin mais il manque quelques détails sur notre stratégie, sur l’investissement que chacun a pu mettre. Un revers sportif n’est jamais insurmontable. Il faut faire avec. Personnellement, c’était ma dernière coupe d’Europe. Nous avons fait de belles choses dans cette compétition même si l’on n’est pas allés au bout. C’est comme ça.

I. – Comment abordez-vous ces derniers matches ?
A. R. – Nous avons beaucoup parlé d’enthousiasme et de plaisir. Ceux qui auront le plus envie vont pouvoir participer. Ceux qui sont trop affectés ou dans le déni resteront à la maison je pense. J’ai essayé d’amener de l’enthousiasme à l’entraînement après la défaite face au Racing.

I. – Vous allez être le fil rouge de cette fin de saison ?
A. R. – (Il sourit…) C’est ça. (Sur le ton de la plaisanterie et à l’adresse des journalistes…) Je vais être l’épouvantail et je vais venir à toutes les conférences de presse… Plus sérieusement, je m’y attendais. Il fallait bien arrêter un jour ou l’autre. C’est le moment, mon moment. Je vais essayer d’en profiter.

I. – On vous a vu lors du match face au Racing échanger avec Szarzewski…
A. R. – Nous avons bourlingué et voyagé ensemble. Nous avons partagé des moments en famille avec lui à l’autre bout du monde.

I. – Allez-vous arriver à dissocier les marques d’affection de la partie purement sportive ?
A. R. – (… Il réfléchit). Oui, il va falloir même si cela risque d’être compliqué au début. Je vais plus observer et apprendre. Je donnerai mon avis quoiqu’il arrive. En tout cas, je n’ai pas refait le film. Il est long. C’est pire que le Titanic (rires…).

I. – Mesurez-vous ce que votre carrière représente ?
A. R. – Oui et non ; On est dans la compétition à fond. Et puis tout va s’arrêter d’un coup. J’ai encore le temps de profiter de ces trois matches. On se retournera après. Mais bon, quand les mecs commencent à t’appeler « papy » dans le vestiaire… En fait, je préfère retarder l’échéance pour profiter de ces quelques semaines. C’est un peu égoïste mais il faut l’être un peu de temps en temps.

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