Charade : un plongeon dans les années 60

Charade : un plongeon dans les années 60
Morgan Pezzo et Julien Chaffard ont imaginé le concept

Après avoir enroulé le « S de Thèdes », les monoplaces plongent vers le virage Louis Rosier. Gros freinage puis plein gaz dans la ligne droite des stands… Le petit Ford 2.0 litres Zetec de 110 ch ronronne à peine mais l’impression de vitesse est bien réelle. Il faut dire que le moteur n’a pas beaucoup de poids à traîner. 400 kilos à peine d’où un rapport poids/puissance très favorable. Ces Formule Ford sont les copies conformes de leurs aînées qui évoluaient ici même dans les années 60. Il s’agit de monoplaces Crosslé 90 F et d’un proto 9S…

« Ces huit voitures ont été fabriquées en Irlande du nord. Elles disposent d’une boîte 4 à crabots. Il n’y a aucun artifice mais elles sont plus fiables, plus sécuritaires, plus spacieuses et plus silencieuses que les autos d’époque », souligne Morgan Pezzo, fondateur avec Julien Chaffard de la Classic Racing School.

Ces deux-là ont imaginé un concept inédit lorsqu’ils étaient sur les bancs de l’INSA, à Lyon, une école d’ingénieurs renommée. Deux ans de réflexion, de montage du projet, puis une ouverture l’an dernier sur le circuit de Charade. Le principe ? « Nous proposons des stages de pilotage premium où l’on plonge les personnes, durant un jour, 50 ans en arrière. Toutes se retrouvent dans la peau d’un pilote évoluant à Charade dans les années 60. Nous avons créé une ambiance autour de mots-clés comme la passion, l’authenticité, la convivialité », poursuit Morgan Pezzo, lui-même habillé à la façon d’un gentleman driver de l’époque.

Charade : un plongeon dans les années 60
Les monoplaces évoluant à Charade sont de vraies répliques des Formule Ford des années 60.

Pour mettre dans l’ambiance, trois stands du circuit ont été décorés dans une ambiance lounge automobile des Sixties. Pompes à essence, canapés, open bar, restauration… Rien ne manque, y compris une ancienne radio qui crache un bon air de rock’n roll ! Le résultat est bluffant et la recette fonctionne. Sur la piste, après le briefing de trois instructeurs pros, les stagiaires vont pouvoir enchaîner plusieurs séries de 4 tours, soit plus de 100 km dans la journée. Tous disposent de combinaisons « vintage ». Photos et vidéos de leur exploit leur seront même fournies.

« Nous proposons des services premium all inclusive aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises », précise le duo, qui mobilise un staff de dix personnes pour chaque session. Pour l’instant, les débuts sont encourageants. Dix dates ont été organisées en 2017, sur quatre mois seulement ; trente sont programmées cette année. « Nous sommes super contents, avoue Morgan Pezzo. La satisfaction client atteint les 100 %. On veut que l’expérience soit inoubliable ».

L’an prochain, les deux jeunes hommes comptent bien exporter le concept en Espagne, près de Barcelone, et l’étendre aussi, pour la période d’hiver, sur l’un des circuits du sud de la France.

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