Inocencio entre Suède et Chine

Depuis plus d’un an, Damien Inocencio et Angelica Bengtsson ont uni leur destin sportif. L’entraîneur évoque son travail auprès de sa protégée suédoise mais aussi sa nouvelle mission au côté de l’équipe de perche chinoise.

Inocencio entre Suède et Chine
La perchiste suédoise va viser les 4,70 m cette année.

Une première année pour apprendre à se connaître, pour changer sa tech-nique, pour découvrir une nouvelle ville et un nouveau pays… Pour Angelica Bengtsson, la championne du monde juniors de saut à la perche, l’année 2013 fut un peu le grand saut dans l’inconnu. Arrivée à Clermont sur la pointe des pieds en no-vembre 2012, la jeune et belle suédoise a depuis pris ses marques.
« 2013 fut assez difficile, reconnaît Damien Inocencio, son entraîneur. Il a fallu ap-prendre à communiquer et à se connaître. Angelica est quelqu’un de timide. Avec elle, il faut être dans l’écoute. »
D’un point de vue sportif, la perchiste n’a pas pu approcher son record personnel (4,63 m), se contentant d’une meilleure performance à 4,55 m, établie tout de même lors des championnats d’Europe Espoir (3e place).
« Un bon résultat mais globalement, elle a manqué de réussite sur de gros évène-ments. Je lui ai demandé de prendre plus de levier avec la perche. Elle a donc été tirail-lée entre les deux techniques. »
Ses points forts ? « Elle a des qualités physiques et musculaires hors du commun. En plus, elle met de l’engagement dans tout ce qu’elle fait », estime le coach.
Et ce dernier a déjà fixé la feuille de route pour 2014 : « ce serait bien qu’elle fran-chisse 4,70 m. »

LA CHINE JUSQU’EN 2017

Au cours des prochaines semaines, la Suédoise va tenter de remporter le Perche Elite Tour, après sa 2e place glanée sur ses terres lors du meeting Aubiérois. Deux jours avant la finale prévue à Nice, le 8 février, le duo sera présent au « XL Galant » organisé à Stockholm. « Un rendez-vous symbolique, chez elle, qui lui tient à cœur. »

Inocencio entre Suède et Chine
– Damien Inocencio va s’occuper de l’équipe chinoise de perche

Valider son ticket pour les Mondiaux en salle (8 mars, Sopot en Pologne), constitue l’objectif majeur de l’hiver. « Mais il faut franchir 4,71 m ou alors être classé dans les 12 meilleurs mondiales », prévient Inocencio, avant d’évoquer son cas personnel.
On se souvient qu’après la rupture avec Renaud Lavillenie, Damien Inocencio avait été approchée par la Fédération chinoise d’athlétisme. Finalement, l’entraîneur avait trouvé un arrangement avec la Fédé française. Mais pour un contrat dont il n’était pas entièrement satisfait. D’un commun accord, les deux parties ont donc fini par se sépa-rer. Et la Chine est revenue à la charge. Conséquence ? Depuis le 1er janvier, Damien Inocencio est devenu le « Head coach » (entraîneur principal) de l’équipe de « L’empire du milieu ».
« J’ai trois mois par an à donner à la Chine. Il faudra que je sois physiquement là-bas durant ce laps de temps. Ce pays dispose de très bons athlètes et propose un projet intéressant. »
Les neuf autres mois de l’année, le coach sera libre d’aller où il veut dans le monde, mais pour des raisons personnelles, son camp de base restera l’Auvergne.
« Clermont m’a beaucoup apporté et je veux être basé ici. J’ai envie de faire con-naître la ville et la région en Chine, une manière pour moi de renvoyer l’ascenseur », explique Damien Inocencio, qui se défend également de vouloir s’inscrire dans une lo-gique de revanche vis-à-vis de son ancien et illustre poulain.
Dans le viseur, les Mondiaux d’athlétisme de Pékin en 2015 bien sûr, suivi des Jeux Olympiques de Rio en 2016.
Si tout se passe bien, le contrat avec l’équipe chinoise porte jusqu’à la fin de l’année 2017.

 

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