Kayser : « Leicester est une grosse bête »

Kayser : « Leicester est une grosse bête »Info – Heureux de retrouver le groupe, je suppose, après cette blessure au genou ?
Benjamin Kayser – Evidemment, je suis très heureux de retrouver les copains, sur-tout au moment où se profilent de grosses échéances. Ça m’aurait vraiment fait rager de rater ce quart de finale. Nous avons vécu tellement de belles émotions l’an passé. Nous avons envie de faire quelque chose de bien cette saison aussi. Théoriquement, il ne reste plus que trois matches de H Cup. C’est magnifique et à la fois terrible. On a beau être bon durant la phase de qualification, là, tout est remis à zéro.

I. – Que pensez-vous de cette équipe de Leicester ?
B. K. – S’il y a un club qui ressemble à l’ASM en Angleterre, c’est bien celui-là. Wel-ford Road demeure un véritable temple du rugby en plein milieu d’une ville travailleuse, humble et fière de sa région. Leur public, très connaisseur, est aussi archi-fier de son équipe de rugby. Cockerill aime les défis. Pour en avoir discuter avec deux ou trois gars après le match France-Angleterre, c’était le pire des tirages à les entendre mais aussi le meilleur, car cette équipe aime les grands matches, les grands rendez-vous. Leicester est une grosse bête.

I. – Comment voyez-vous ce match ?
B. K. – Je m’attends à un énorme combat devant. Ils sont capables de faire des touches et des ballons portés tout en restant très disciplinés. Physiquement, c’est une équipe qui en impose beaucoup. Quand ils sont un peu à court d’idées, ils filent le bal-lon à Manu Tuilagi, lequel avance neuf fois sur dix. Ils seront prêts tactiquement, ca-pables d’être dans le feu du combat mais à la fois lucides et froids dans leurs décisions. Nous devrons être extrêmement disciplinés car l’arbitre Alain Rolland ne laisse rien passer.
Restons humbles, on ne va pas leur mettre 40 points. Ça sera serré et il faudra gérer au mieux nos temps forts et nos temps faibles. Souvenons nous du match qu’ils ont réalisé à Toulon l’an dernier. Le RCT a eu le mérite de ne pas s’affoler et de revenir dans le match progressivement.

I. – Ont-ils des points faibles ?
B. K. – Bien sûr, comme toutes les équipes. Nous en avons ciblé deux ou trois.

I. – Lesquels ?
B. K. – (il sourit…). Chut ! c’est un secret… Mais en tout cas, nous ne devons pas avoir peur de produire du jeu.

I. – Posez la question, c’est déjà y répondre. Avez-vous envie de disputer ce match ?
B. K. – (Il sourit encore…) J’espère de tout cœur jouer ce quart.
Photo : Valentin UTA

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