« Mon avenir n’est pas forcément en F1 »

Engagé dans le Trophée Andros Électrique, où il réalise des étincelles, le pilote clermontois Nathanaël Berthon envisage plusieurs pistes pour la saison à venir.

« Mon avenir n’est pas forcément en F1 »Info – Comment s’est déroulée votre venue sur le Trophée Andros cette saison ?
Nathanaël Berthon : C’est grâce à Max Mamers que j’ai pu avoir ce volant en élec-trique. Je remercie également Pilot, le sponsor de la voiture, mais aussi Claude Michy, l’organisateur de la manche de Clermont/Super-Besse, qui m’a mis le pied à l’étrier l’an passé.

I. – L’électrique, une nouveauté pour vous, comment jugez-vous la voiture ?
N. B. – J’avais déjà pu la tester l’an dernier. Honnêtement, je prends un pied d’enfer à son volant. La glace, c’est assez terrible en terme de glisse. Certes, ça va beaucoup moins vite que sur l’asphalte mais les sensations sont largement aussi bonnes.

I. – Qu’en est-il au niveau des performances ?
N. B. – Difficile à dire car je n’ai jamais testé une voiture thermique sur la glace. Par contre, ce que je sais, c’est que la première fois que je suis monté dans une électrique, j’ai été surpris par le grip que possédait la voiture. Il s’agit d’une vraie voiture de course, qui, en terme de sensations, n’a rien à voir avec les véhicules que l’on peut conduire chaque jour.

I. – Au niveau du classement général, vous êtes dans le coup avec une place sur le podium (interview réalisée avant la manche d’Isola 2000) ?
N. B. – Oui (il sourit…). De toute façon, je suis venu pour jouer la gagne. La première pole position de la saison, elle fut pour moi, même si je n’ai pas pu aller au bout car je me suis fait sortir ensuite. Pour l’instant, j’ai réalisé deux pôles et cinq podiums sur six. Les perfs sont donc bien là. Maintenant, il y a Ferrier devant, qui est né sur la glace, et Franck Lagorce, qui a des dents longues comme ça. Au-delà des courses, il y a surtout l’ambiance et la très grande convivialité de l’Andros. On est avant tout une bande de copains.

I. – Un mot sur la nouvelle saison qui arrive, allez-vous repartir en GP2 ?
N. B. – J’aimerais repartir dans cette discipline. Je discute avec trois teams, dont un est capable de jouer la gagne. Si la F1 reste toujours mon but, il faut être lucide. C’est pourquoi, je m’ouvre aussi à d’autres horizons, en essayant de regarder l’avenir à plus long terme. Mon avenir n’est pas forcément en F1. Si j’ai l’opportunité bien sûr, je le ferais, mais il y a d’autres voix qui s’ouvrent. Je pense à la Formule E (Electrique), dont le premier Grand prix aura lieu à la fin de l’année en Asie. Pour moi, ce championnat va marcher car les constructeurs sont là, avec tout le professionnalisme nécessaire der-rière. J’ai déjà des prix contacts.

I. – Vous avez d’autres pistes ?
N. B. – Il y a aussi l’Endurance, chez un constructeur. Pour l’instant, on discute. Ça pourrait être les 24 Heures du Mans, avec Michelin qui chausserait la voiture. J’ai aussi des propositions en GT, tout comme au Japon, dans les disciplines Formula Nippon ou GT 500.

 

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