Karaté : 6e dan pour Jean-Marie Granouillet

Karaté : 6e dan pour Jean-Marie Granouillet

Après son directeur technique Pierre Damoiseau, lui-même 6e dan, l’Ecole clermontoise de karaté (ECK) compte un nouveau haut gradé, en la personne de Jean-Marie Granouillet. Ce dernier a passé brillamment son « examen » à l’Institut National du Judo (INJ) à Paris le 9 juin dernier. Devant un jury composé de pairs (tous des 7e, 8e et 9e dan de karaté), il a satisfait aux deux parties demandées : un mémoire à la fois technique et philosophique et une partie technique.

« Pour cette dernière, on se présente avec un partenaire en vue de l’exécution de deux katas, avec une recherche personnelle évolutive et pédagogique du combat », précise le nouveau 6e dan.

Les résultats ont été proclamés le soir même en présence du président de la Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées, Francis Didier.

L’obtention de ce grade vient saluer un parcours exemplaire et une belle fidélité au club puisque Jean-Marie Granouillet a débuté le karaté à l’ECK, une section du Stade Clermontois, il y a 34 ans déjà. Une structure où il s’est épanoui et a gravi les échelons un à un avant de devenir enseignant. Cela fait maintenant 22 ans qu’il coache les jeunes karatékas. En parallèle, le Clermontois s’est lancé dans une belle carrière d’arbitre de haut niveau. A l’automne dernier, il est même devenu arbitre mondial à l’occasion des championnats du monde seniors organisés à Linz, en Autriche. C’est le seul auvergnat, pour l’instant, à avoir atteint ce niveau dans la discipline.

Le 15 juin, l’école clermontoise de karaté a organisé une petite cérémonie pour fêter son nouveau haut gradé. A cette occasion, Pierre Damoiseau lui a remis la ceinture blanche et rouge, qui marque l’entrée officielle dans le grade.

« C’est une fierté pour le club et pour moi aussi car j’ai vu débuté Jean-Marie à l’âge de 10 ans. Franchement, il le mérite car il s’est investi à fond », rend hommage le directeur technique, visiblement ému.

Jean-Marie Granouillet a tenu également à saluer son mentor : « c’est une satisfaction personnelle, bien sûr, un moment d’émotion et une fierté pour mes pairs et notamment Pierre qui est aussi mon prof. »

A 43 ans, le 6e dan n’a pas fini de relever des challenges. A l’automne prochain, il repart arbitrer les championnats du monde à Ténériffe. Mais il poursuit un autre objectif, encore plus ambitieux : « arbitrer les Jeux olympiques, le graal pour tout sportif. » Si cela sera trop juste pour Tokyo, année de retour du karaté dans le giron de l’olympisme, pour 2024, tous les espoirs sont permis. Pourvu que Paris l’emporte…

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