Renaud Lavillenie : « Il suffira juste d’être bon le 8 août »

Renaud Lavillenie : « Il suffira juste d’être bon le 8 août »
A Londres, Renaud Lavillenie va retrouver les meilleurs perchiste de la planète, comme lors de « son » meeting du All Star perche à Clermont

Cette année, le perchiste apparaît plus dans la peau de l’outsider que dans celle du grandissime favori. Mais à l’approche des championnats du monde d’athlétisme de Londres, Renaud Lavillenie s’est mis en mode chercheur d’or, histoire d’accrocher la seule médaille qu’il manque à son énorme palmarès.

Info – Quel est votre programme d’ici les championnats du monde à Londres ?
Renaud Lavillenie – Après les championnats de France disputés à Marseille, il me reste la Diamond League à Monaco et puis ce sera Londres. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

I. – Comment va la forme. A Lausanne, vous avez pu franchir une barre assez haute ?
R. L. – La forme était là mais je le répète depuis le début. Quand il pleut et que le vent souffle, c’est impossible de sauter haut. A Lausanne, les conditions étaient bien meilleures et les performances sont logiquement montées. En plus, j’ai pu me mettre sur élan complet et commencé à bien travailler. Mais on connait le scénario. Les Mondiaux, c’est une compétition d’un jour. Il suffira juste d’être bon le 8 août.

I. – Quel objectif vous fixez-vous en Angleterre, on imagine l’or, le seul titre qui vous manque…
R. L. – Être sur le podium encore une fois. Après, je vais évidemment matcher pour l’or et essayer d’être le meilleur possible. Il n’y a pas de changement (rires…).

I. – Etes-vous optimiste ?
R. L. – Je suis rarement pessimiste. J’ai aussi le poids de l’expérience qui est là. J’espère que cela va jouer en ma faveur. Je donnerai tout. Comme d’habitude. Il y a quelques années, je gagnais tout et j’ai bien perdu les championnats du monde. Cette année, il s’agit d’une approche différente. Ceux qui me connaissent savent d’où je viens, après avoir connu notamment une longue blessure cet hiver. Le plus important, c’est d’être en bonne santé et de pouvoir être capable de retrouver un très bon niveau.

I. – Londres, c’est le stade où vous avez été sacré champion olympique, un endroit que vous aimez bien, n’est-ce-pas ?
R. L. – Bien sûr mais cela ne fait pas tout. Ce n’est pas parce que c’est un beau stade que je vais sauter haut. L’objectif, je le répète, est de bien me préparer.

I. – Avec Anaïs, vous avez annoncé que vous attendiez un enfant, qu’est-ce que cela représente pour vous ?
R. L. – Nous n’avons pas donné la date précise de la naissance. En tout cas, on ne se lance pas dans une nouvelle vie comme ça. Mais j’ai hâte de connaître les joies de la paternité. Cette future naissance, c’est du bonus tout simplement.

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