Julien Bonnaire : « nous venons à Clermont sans pression »

Julien Bonnaire : « nous venons à Clermont sans pression »

L’ancien rugbyman de l’ASM et actuel 3e ligne du LOU a accepté de répondre à nos questions à quelques jours de la rencontre Clermont/Lyon prévue le samedi 19 novembre, à 17 h, au stade Michelin. Impressions…

Info – Vous avez battu le RC Toulon récemment, avec la manière, on imagine votre satisfaction…
Julien Bonnaire – Oui c’est sûr. Nous n’avions pas le choix non plus. Il fallait absolument gagner à la maison pour ne pas se mettre la pression et la tête dans le seau, surtout avant de se déplacer à Montpellier et à Clermont, deux grosses équipes du championnat.

I. – Les anciens Toulonnais qui étaient sur le terrain, mais aussi Pierre Mignoni, l’entraîneur, devaient être motivés n’est-ce-pas ?
J. B. – Forcément. Quand tu joues contre ton ancien club, tu as toujours envie de te prouver des choses. Ils étaient tous motivés pour faire un grand match et je pense que cela s’est ressenti sur le terrain. Nous avons mis les choses dans l’ordre tout en ayant la maîtrise nécessaire pour gagner ce genre de match.

I. – Vous êtes 10e au classement (interview réalisée avant la rencontre face à Montpellier), comment analysez-vous votre début de saison ?
J. B. – (Il réfléchit…) Cela aurait pu être mieux. Nous avons fait match nul lors du premier match à la maison contre Brive. Nous avons laissé des points aussi face au Stade Français… Sinon, l’équipe continue de progresser et c’est le plus important.

I. – Votre objectif cette année, c’est clairement le maintien ?
J. B. – Oui, il faut déjà penser à ça. Cela passe évidemment par des victoires à la maison tout en essayant de grappiller quelques points hors de nos bases. Nous avons connu pas mal de changements à l’intersaison, il faut que les choses se mettent en ordre. Cela demande un peu de temps mais dans ce Top 14, le temps est compté et il faut engranger les points.

I. – Vous ne vous défendez pas de penser à une 5e ou 6e place si cela est jouable ?
J. B. – Pour l’instant, nous ne rêvons pas trop. On prend les choses les unes après les autres avec la volonté de progresser. Si cela doit déboucher sur quelque chose, on verra… Mais nous ne sommes pas actuellement dans cette optique-là.

I. – Plus largement, comment jugez-vous le LOU Rugby, un club en construction mais avec des ambitions ?
J. B. – Le LOU Rugby est effectivement ambitieux, c’est sûr. Le fait d’intégrer Gerland est aussi un signal fort donné par le club. Celui-ci vise le haut niveau. Il y a tout à Lyon pour bâtir un grand club. Maintenant, il faut des résultats.

I. – Que vous inspire le parcours des Jaunards, qui font la course en tête dans ce Top 14 ?
J. B. – Je les ai trouvés assez impressionnants. Ce groupe est plein de qualité. Il ne peut être qu’ambitieux sur les deux compétitions. Pour l’instant, difficile de faire mieux.

I. – Le match qui se profile au Michelin doit avoir une saveur particulière pour vous ?
J. B. – (il sourit…). Oui, bien sûr. J’espère que je serai du voyage et de la partie. J’ai beaucoup de bons souvenirs avec Clermont. Je viendrai avec plaisir pour retrouver cette magnifique enceinte et son public. J’ai vécu tellement de grands moments dans ce stade…

I. – En voyant ce qu’a fait Grenoble ici, et avec l’absence des internationaux clermontois, vous vous dites qu’il y a un coup à jouer ?
J. B. – Comme tous les matches, on essaye de les jouer pour les gagner. Après, les joueurs de l’ASM ont reçu un avertissement face à Grenoble et je ne pense pas qu’ils se feront avoir deux fois. Ce sera compliqué, on le sait. Mais nous venons à Clermont sans pression, avec l’envie de faire le meilleur match possible.

I. – Vous avez fêté vos 38 ans au mois de septembre, est-ce votre dernière saison ?
J. B. – La décision n’est pas encore prise. Je me donne le temps de la réflexion. Ce n’est pas une question d’âge. Pour l’instant, je me sens bien. Je prends du plaisir à jouer, même si le côté physique devient de plus en plus contraignant. Je dois peser le pour et le contre. Nous ne sommes pas encore au mois de décembre. On verra…

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