Ruben Gado : toujours plus haut !

Ruben Gado : toujours plus haut !
Pour ses performances 2018, Ruben Gado a été honoré récemment à l’occasion des Trophées des champions décernés par la Ville de Clermont-Ferrand.

Un début de saison contrarié par une pubalgie et une coupure de deux mois. Pas franchement l’idéal pour débuter une saison d’athlétisme ! Mais voilà, à l’image de son pote du Clermont Athlétisme Auvergne, Renaud Lavillenie, la blessure ne prévient pas. Pour l’asémiste Ruben Gado, spécialiste des épreuves combinées, il s’agit donc de reprendre en douceur. Pas le choix. Après avoir fait l’impasse sur la saison en salle, le champion de France Elite 2018 s’est déjà tourné vers d’autres objectifs : une épreuve en Autriche ou le Decastar de Talence en juin, avant les championnats de France. Cet été, il lorgne également sur les championnats du monde, même s’il sait que la marche sera haute.
« Une place de finaliste au moins, je sais que c’est jouable. Mais je vais me donner les moyens d’aller la chercher », promet le numéro 2 français derrière Kévin Mayer.
L’an dernier, l’athlète avoue avoir « compris plus de choses techniquement. » Mais il sait qu’il doit encore progresser s’il veut se rapprocher des meilleurs mondiaux. « Je veux vraiment stabiliser mes lancers à un haut niveau. Cela me permettra d’atteindre une place de finaliste », analyse le natif de Saint-Denis de La Réunion.
A 25 ans, Gado commence incontestablement à tutoyer le gratin. Et il devrait faire parler de lui dans les prochaines années sur la scène internationale. « Au Décathlon, on commence à être mature entre 26 et 28 ans. »
Depuis son arrivée à Clermont il y a quelques années, l’athlète voue une confiance sans borne à son coach, Aurélien Préteseille. « C’est l’entraîneur de ma vie, lâche Ruben, dans un large sourire. On évolue ensemble et on en apprend tous les jours. Je lui fais une confiance aveugle et ça marche », rend hommage la pépite.
Ruben Gado ne souhaite pas se fixer de limites. Lui qui a obtenu son titre de champion de France à Albi l’an dernier, avec 8.126 points, regarde la barre des 9.000 points avec beaucoup de respect… « Ah, j’en suis encore loin », grimace-t-il.
A ses yeux, une médaille olympique aurait plus de valeur qu’une médaille aux mondiaux. « L’olympisme, c’est vraiment le graal. » En attendant, l’asémiste du Clermont Athlé peaufine sa préparation dans son coin, en espérant retrouver rapidement tous ses moyens physiques. Il sait aussi qu’il faudra être très régulier à un haut niveau pour pouvoir cueillir un jour le fruit de son rêve…

Partager