Une soirée sous le signe de l’olympisme

Une soirée sous le signe de l’olympisme
Mickaël Jérémiasz et Laurent Chambertin, au sein du Club 2010 du stade Marcel-Michelin, en compagnie des responsables d’Entreprises ASM en Mêlées.

Chaque année, Entreprises ASM en Mêlées, l’association des partenaires de l’ASM Clermont Auvergne, organise une soirée prestige au cours de laquelle elle accueille autour d’un repas d’anciennes gloires du sport. Cette année, pour la 10ème édition, l’olympisme était à l’honneur avec la venue à Clermont de deux sportifs ayant officié dans le cadre du comité des athlètes Paris 2024. Michaël Jérémiasz, champion olympique de tennis fauteuil et porte drapeau olympique en 2016 à Rio, et Laurent Chambertin, ex-capitaine de l’équipe de France de volley-ball, sont donc venus faire partager leur implication et leur expérience aux très nombreux convives rassemblés à l’Espace Montagne, rue Morel-Ladeuil.

Le second a particulièrement apprécié cette période de candidature. « Cela fait longtemps que j’étais éloigné des terrains et j’ai eu l’impression de redécouvrir le goût de la compétition car il faut gagner à la fin. On a retrouvé aussi les amis et les collègues sportifs. Il y a eu une émulation qui s’est installée rapidement au sein du comité. C’était génial. Je pense que c’est la première candidature où les athlètes étaient véritablement intégrés au cœur du projet », souligne l’ex-volleyeur aux 350 sélections, qui a participé aux JO de Barcelone en 1992.

Les deux hommes ont pu raconter leur parcours respectif aux invités de cette soirée, en insistant sur le côté humain, avant de faire un focus sur les coulisses de la candidature française et sur les enjeux du rendez-vous olympique 2024.

« L’objectif maintenant, c’est de mobiliser toute la société et pas uniquement le monde sportif », plaide Michaël Jérémiasz, avant de rappeler que l’équipe du comité Paris 2024 a rencontré deux millions de scolaires entre 2016 et 2017 dans le cadre de la semaine olympique.

Pour Laurent Chambertin, il s’agit de diffuser cette parole de l’olympisme de manière transversale. « Au-delà de l’organisation des jeux et du côté sportif, il s’agit de laisser une trace. Il y a beaucoup à faire en termes de lien social. Il faut retourner dans les quartiers, retrouver de la proximité, donner envie aux jeunes, c’est aussi ça Paris 2024. »

Même son de cloche chez Michaël Jérémiasz. « Quand on parle de sport, on parle aussi de bien-être, de santé publique, de lien social. Le rugby par exemple porte de très belles valeurs dont beaucoup de disciplines sportives doivent s’inspirer. »

A 52 ans, outre quelques interventions en tant que commentateur sportif pour la télévision, Laurent Chambertin a développé une activité d’accompagnement des chefs d’entreprises et des décideurs sur les problématiques managériales. « Je fais aussi des conférences et de la formation auprès des futurs managers sur le savoir-être, le développement personnel et la connaissance de soi. C’est aujourd’hui indispensable. »

Quant à Mickaël Jérémiasz, à travers sa société Alegro Consult, il donne lui aussi des conférences et réalise du conseil en entreprises, notamment en matière d’accessibilité et d’accueil des personnes victimes de handicap. Il s’occupe en plus de la gestion des carrières de sportifs de haut niveau handicapés et œuvre pour l’association « Comme les autres ». « Nous avons 11 salariés désormais et quatre antennes en France. Grâce à des partenaires, notre accompagnement social et nos séjours sont gratuits pour les personnes handicapées. Enfin, je suis également directeur d’un tournoi international de tennis fauteuil que j’organise à Sophia Antipolis, près de Nice, au sein de l’académie Mouratoglou. La deuxième édition aura lieu en septembre et nous ambitionnons d’être le plus gros tournoi du monde en la matière d’ici les jeux de Tokyo. »

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