Hôtel-Dieu : les travaux lancés

Hôtel-Dieu : les travaux lancés
Une « première pierre » d’un nouveau genre a été posée pour marquer le début du chantier © E. Thérond

Bouygues Immobilier lance la construction de deux résidences. Elles seront livrées à partir de 2020.

Cette fois, c’est bon : le futur quartier de l’Hôtel-Dieu à Clermont-Ferrand sort de terre. La première pierre (ou plutôt le premier « cube ») a été posée il y a quelques jours par Béatrice Steffan, préfète par intérim du Puy-de-Dôme, Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand et François Bertière, président de Bouygues Immobilier, implanté localement depuis 10 ans. « C’est une vraie émotion de voir ce lieu reprendre vie sous une nouvelle forme » confiait à cette occasion Nicolas Brossier, le directeur du projet.

Réalisé avec le concours de l’architecte des bâtiments de France, le projet prévoit la rénovation de 30.000 m2 de bâtiments historiques et la construction de 42.000 m2 de bâtiments neufs sur 4,6 hectares en cœur de ville. Au total, le quartier de l’Hôtel-Dieu comptera 450 logements en accession, une résidence étudiante, une résidence senior (à la place de polyclinique) ainsi que des commerces et services de proximité. 20 logements sociaux sont également prévus.

Hôtel-Dieu : les travaux lancés
La résidence « L’Intemporel » intègrera une façade du pavillon Gosselin © Jean-Yves Quay

Grande bibliothèque : l’architecte connu en 2019

Mais le bâtiment le plus emblématique sera la future grande bibliothèque de Clermont Auvergne Métropole. A elle seule, elle occupera une surface de 12.000 m2. Le concours d’architectes a été lancé. La fin de dépôt des candidatures a été fixée au 10 décembre. Apparemment, ce projet a beaucoup agité le milieu… « Je pense qu’on pourra dévoiler le nom de l’architecte en juillet. Les travaux devraient démarrer en 2021 pour une ouverture à l’automne 2023 » précise Mélanie Villenet-Hamel, chef de projet.

Notons que cet écoquartier labellisé comportera plus de 15.000 m2 d’espaces verts, soit le double de la surface actuelle. Des cheminements permettront de le traverser de part en part, chose impossible auparavant. Les nouvelles rues porteront les noms de Michel-Rocard, Simone-Veil et Philippe-Seguin.

Deux programmes (sur cinq) viennent donc d’être lancés. Ils seront livrés à partir de 2020. Le premier, « Les Pavillons », a été imaginé par Sud Architectes et Qui plus Est. Cet ilot comportera une résidence de 243 logements de standing, une résidence étudiante de 317 logements et quelque 500 places de stationnement en sous-sol.

L’autre résidence s’appelle « L’Intemporel ». Ce programme de 40 appartements de l’architecte Jean-Yves Quay intègrera la façade sud du bâtiment Gosselin*. Le prix de vente moyen tourne autour de 4.200 € le m2 (hors stationnement.) A ce prix-là, les prestations seront plutôt haut-de-gamme…

Hôtel-Dieu : les travaux lancés
Une vue de l’Hôtel-Dieu depuis l’avenue Vercingétorix. L’architecture en front bâti s’inscrit dans la continuité de la rue Ballainvilliers © Sud Architectes / Qui plus Est.

« Une énorme responsabilité »

Pour Bouygues Immobilier, l’objectif était de construire un quartier moderne, adapté aux attentes des Clermontois d’aujourd’hui, mais aussi un quartier respectueux de l’environnement, de l’Histoire et du passé. « C’est une opportunité exceptionnelle, très rare pour nous, de réaliser un nouveau quartier en cœur de ville, à 300 mètres de la cathédrale. Bouygues Immobilier mesure l’énorme responsabilité qui pèse sur ses épaules » a déclaré son président François Bertière.

Ce dernier assume les lignes assez ordinaires des premières résidences, qui viennent en continuité du haut de la rue Ballainvilliers. « L’audace est toujours compliquée. D’abord, ce sont des bâtiments domestiques. Je suis toujours inquiet quand un grand architecte me dit qu’il va faire des logements qui sont des monuments. Le monument, ce sera la bibliothèque, qui exprime une fonction fondamentale de la ville. »

Pour Olivier Bianchi, qui avait pris l’engagement de « débloquer » ce dossier un poil encombrant, le démarrage du chantier prouve que l’on peut encore faire confiance aux pouvoirs publics, aux élus et à leur parole. « Par les temps qui courent, c’est un sujet important à rappeler. »

Le maire en a profité pour préciser que la ville avait « la chance » d’avoir 250 hectares de friches qui vont muter dans les prochaines années. Selon lui, ces surfaces permettront d’une part le retour de populations sur le territoire, d’autre part de créer une ville qui ne ressemble « en rien » à celle que nous connaissons aujourd’hui. « L’Hôtel-Dieu est la première des grandes opérations de ce type. Il y en aura d’autres » a-t-il affirmé, citant à titre d’exemple la Banque de France, Cataroux et Saint-Jean.

*Les cabinets Philippe Fichet et Jacques Varennes interviennent également aux côtés de Bouygues Immobilier sur le projet Hôtel-Dieu.

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