La Métropole et l’Ademe s’unissent

La Métropole et l’Ademe s’unissent
Olivier Bianchi et Arnaud Leroy, président de l’ADEME, le jour de la signature (© Clermont Auvergne Métropole)

Olivier Bianchi, Président de Clermont Auvergne Métropole, Maire de Clermont-Ferrand et Arnaud Leroy, Président de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) ont signé récemment à Clermont-Ferrand, un accord partenarial d’une durée de trois ans, pour faire de la métropole clermontoise un exemple de territoire qui agit pour la transition écologique et énergétique. A travers ces différents projets sur les enjeux écologiques, la métropole clermontoise pourra compter sur le soutien technique et/ou financier de l’ADEME. Revue thématique…

Energie positive : gouvernance.

Clermont Auvergne Métropole saisit toutes les opportunités pilotées par l’ADEME pour renforcer sa politique d’efficacité énergétique et de lutte contre le changement climatique. La Métropole a ainsi dépassé sa simple obligation réglementaire d’élaborer un Plan climat air énergie territorial et a choisi de devenir un territoire à énergie positive (TEPos) à l’horizon 2050. Objectifs ? Réduire par deux ses consommations d’énergie et satisfaire ses besoins uniquement avec des énergies renouvelables. C’est cette logique qui anime le Schéma de transition énergétique et écologique adopté définitivement le 15 février 2019. Tout en mettant en œuvre ce plan d’actions, elle travaille désormais à la labellisation de sa politique énergie avec le référentiel Cit’ergie qui distingue déjà 167 collectivités en France et plus de 900 en Europe.

Energies renouvelables, bâtiments et urbanisme.

Olivier Bianchi a rappelé que la rénovation énergétique était au cœur des préoccupations de la Métropole. Début 2018, la collectivité a lancé sa plate-forme de rénovation énergétique de l’habitat (PTRE) Rénover+demain, un lieu unique d’accompagnement technique et administratif des habitants sur les travaux d’économie d’énergie dans leur logement, sans plafond de ressources. Aujourd’hui, la dynamique est enclenchée et l’activité de la plate-forme est croissante : 119 dossiers ont été retirés, 49 passeports remis et 14 projets se concrétisent pour 700.000 € de travaux. Clermont Auvergne Métropole mène ainsi, accompagnée par l’Aduhme et l’ADIL 63, une démarche d’animation territoriale sur la rénovation énergétique. L’aide de l’ADEME pour le fonctionnement de la plate-forme, à hauteur de 270.000 € a été déterminante. Plus d’infos sur : https://www.renoverplusdemain.fr/

Dans une volonté d’exemplarité, la collectivité mène également des travaux sur son propre patrimoine, avec notamment un programme d’amélioration énergétique pour le siège de la Métropole : « Le Parvis ». En accord avec les scénarii prospectifs de l’ADEME sur les énergies renouvelables, Clermont Auvergne Métropole développe de nombreuses alternatives aux énergies fossiles. Pour cela, le réseau de chaleur, qui permet d’alimenter en chauffage des quartiers entiers de la métropole, est un puissant levier. Le réseau de La Gauthière et celui de Croix de Neyrat – Champratel – Les Vergnes, majoritairement alimentés au bois, chauffent plus de 8.000 équivalents logements. Ces deux réseaux vont être étendus et complétés par un réseau sur le sud de Clermont-Ferrand (plateau Saint-Jacques), voire par un réseau suivant le tracé de la future ligne de transport en commun (encore à l’étude), tous deux alimentés à l’énergie renouvelable ou de récupération. Clermont Auvergne Métropole finance sur son territoire les projets publics et privés (hors particuliers) de production de chauffage et d’eau chaude grâce aux énergies renouvelables (solaire, géothermie, bois, etc.). Ces aides permettent par exemple d’aider les communes à installer des panneaux solaires de production d’eau chaude sanitaire, comme à Lempdes. Le partenariat noué avec l’ADEME permet ainsi à la Métropole de distribuer 1,45 M€ d’aides en investissement, un dispositif complémentaire au fonds chaleur de l’ADEME destiné aux gros projets.

Mobilités, transport et qualité de l’air.

Clermont Auvergne Métropole a été identifiée par l’État, avec 14 autres territoires, pour mettre en œuvre une « Zone à faibles émissions » sur son territoire. Ces zones expérimentées dans plus de 200 territoires en Europe ont vocation à limiter la circulation des véhicules les plus polluants dans un périmètre déterminé. L’État a annoncé une enveloppe de 2M€ par territoire, gérée par l’ADEME, ciblée sur des actions d’amélioration de qualité de l’air. La Métropole souhaite voir émerger à l’horizon 2020 une station publique de distribution d’un carburant alternatif : le gaz naturel pour les véhicules (GNV). Une partie de ce gaz sera du biogaz, c’est-à-dire issu de méthanisation. L’ADEME soutiendra l’achat de véhicules au GNV pour les professionnels engagés dans ce projet.

Outre l’investissement de 31 M€ dans un schéma cyclable sur 10 ans pour atteindre 365 km de réseau, la collectivité prend aussi en charge l’abonnement annuel au service de vélos partagés, C’Vélo. Elle pilote également le déploiement de deux lignes de bus structurantes et à haut niveau de service (B et C), en site propre, complété par une restructuration globale du réseau de transports en commun. Sur son territoire, Clermont Auvergne Métropole assure le rôle de coordonnateur sur la question du transport des marchandises avec l’objectif d’élaborer un schéma directeur de logistique urbaine.

Economie circulaire et mobilisation des entreprises.

Clermont Auvergne Métropole a signé une convention avec la CCI métropolitaine qui distingue la chambre consulaire comme un des partenaires privilégiés du schéma de transition énergétique et écologique. Par ailleurs, Clermont Auvergne Métropole et les autres partenaires du Bivouac ont retenu en février 2019 trois starts-ups dans le cadre de l’appel à projets « Transition Energitech ». Enfin, le syndicat pour la valorisation et le traitement des ordures ménagères (Valtom), est lauréat depuis 2015 de la labellisation « Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage » décernée par le Ministère de l’environnement. En contrepartie des financements ADEME redistribués par le Valtom, la collectivité déploie un plan d’actions permettant de contribuer aux objectifs du « Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage » notamment par le renforcement des formes de compostage et l’apport des biodéchets sur des plateformes de compostage. Cette démarche prolonge le travail engagé de longue date par la collectivité pour prévenir la production de déchets.

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