Renault Alaskan : Le couteau suisse

Renault Alaskan : Le couteau suisse
Impressionnant gros bébé de 5,40 m de long avec sa calandre inspirée par celle de la Renault Initiale

Si le pick-up est en tête des ventes en Amérique du Nord, ce n’est pas le cas en France où il ne représente que 17.000 voitures par an sur environ deux millions de véhicules vendus. L’arrivée du Renault Alaskan devrait encore stimuler ce marché.

Renault, c’est vite dit. En fait, l’Alaskan est le cousin du Nissan Navara produit en Espagne. Gamme qui devrait être complétée dans quelques mois par une troisième version Mercedes. Renault a choisi de proposer l’Alaskan chez nous uniquement en version double cabine, 5 places, plus confortable (suspension arrière différente). Pas exonéré de TVA, il intéressera moins les artisans au profit d’une clientèle plus familiale et plus éclectique. Ce qui ne l’empêche pas d’accueillir une charge d’une tonne dans sa vaste benne, de pouvoir tracter un bateau ou une caravane de 3,5 tonnes et d’être exempté de malus car il rentre dans le cadre des utilitaires. Et en véritable 4×4, il peut se mouvoir en tout-terrain avec gourmandise comme on nous l’a démontré. Bref, bon en tout et mauvais en rien.

Renault Alaskan : Le couteau suisse
Son habitacle offre le confort d’une véritable voiture de luxe surtout en finition Intens.

2 OU 4 ROUES MOTRICES

Derrière l’imposant logo de Renault se niche un gros moteur diesel de 2,3 l d’origine française puisqu’il anime déjà le Renault Master. Ce diesel dCi à double turbocompresseur est proposé en deux versions de 160 ou 190 ch. Une belle puissance pour tracter les 2 tonnes du bestiau impressionnant à l’arrêt avec ses 5,40 m de long et ses 1,84 m de haut. Certes, ce n’est pas l’engin idéal pour se garer en ville. Lui préfère les chemins défoncés et même la route. Car l’Alaskan est plutôt agréable à conduire sur le bitume avec sa position dominante. Si son essieu arrière rigide à cinq bras se fait parfois sentir sous forme de trépidations sur mauvais revêtements, on ne peut pas prétendre que ce gros bébé est inconfortable. En règle générale sur route, il se meut en 2 roues motrices mais si le revêtement devient glissant (neige) jusqu’à 100 km/h on peut l’utiliser en 4 roues motrices. Pour le tout terrain, il y a une boîte courte qui lui permet de grimper aux arbres et de franchir des gués avec sa garde au sol de 45 cm.

Renault Alaskan : Le couteau suisse
Sa benne longue de 1,58m permet d’accueillir une tonne de charge utile !

Le 4 cylindres dCi peut être accouplé à une boite mécanique à 6 rapports ou une automatique à 7 rapports (2000 euros) que je conseillerai car il rajoute de l’onctuosité à la conduite. Certes, cette boîte est un peu lente et davantage énergivore mais globalement elle apporte beaucoup d’agréments. La vaste benne, longue de 1,58 m et 2,46 m², peut recevoir plus d’une tonne de charge utile et 500 kilos sur sa ridelle de chargement. Mais elle exige de passer par la case accessoire (couvre benne métallique ou hard-top) pour protéger des objets qu’on laissera à l’intérieur.

Renault a choisi de l’importer dans les finitions haut de gamme plus en adéquation avec son usage chez nous. Volontairement, ses tarifs sont plus élevés que ceux du Nissan Navara avec un prix qui débute à 3. 860 euros pour la version Life 160 ch. Il faudra débourser près de 46.000 euros pour rouler en version 190 ch Intens (sellerie cuir) plus luxueuse. Somme à laquelle il faudra encore ajouter quelques accessoires frimeurs (barres chromées de toit) indispensables sur un pick-up très show-off. C’est cher, mais l’Alaskan, c’est prés de trois voitures en une !

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