La fontaine d’Amboise restaurée

La fontaine d’Amboise restaurée

Classé Monument Historique depuis 1886, l’édifice clermontois avait subi des désordres significatifs au fil du temps.

A défaut de fleuves, Clermont-Ferrand peut compter sur le clapotis d’un vaste réseau de fontaines. Celle-ci constituent un patrimoine historique remarquable, objet de visites guidées organisées par l’Office de Tourisme Métropolitain.

Une des plus célèbres, la fontaine d’Amboise, est actuellement en cours de rénovation. Edifiée entre 1511 et 1515 place de la Victoire, cette vieille dame en pierre de lave a été déplacée en 1962 au square de la Poterne, près de l’Hôtel de Ville. L’édifice est classé Monument Historique depuis le 12 juillet 1886.

Malgré un état de conservation assez exceptionnel, le temps et les caprices de la météo ne l’ont pas épargnée. Une étude réalisée en 2015 a décelé des désordres « significatifs ». Des pathologies de la pierre, certes, mais surtout des problèmes d’étanchéité, d’infiltrations et de fuites générant des pertes d’eau jugées « considérables ». Pour y remédier, la Ville de Clermont-Ferrand s’est donc lancée dans d’importants travaux de restauration et de nettoyage en qualité de maître d’ouvrage.

Livraison au printemps

Tous les éléments sont restaurés in situ. « Seules sont démontées les statues libres du pilier composite, le groupe sculpté et la lanterne sommitale avec son dôme, et les colonnettes du bassin supérieur » indique la Ville de Clermont-Ferrand. Impossible de voir le chantier depuis la rue : l’échafaudage dressé autour de la fontaine  est en effet recouvert d’un grand chapiteau.

Coordonnée par l’Agence d’architecture du patrimoine Christian Laporte, cette opération à 274.000 euros* est réalisée par le groupement Geneste/Nailler – Ippolita Romeo (restauration de sculptures et de statuaire) et les entreprises Louis Geneste (ossature en béton armé, mortier de cuvelage), Maurice Nailler (ouvrages en plomb) et Hydatech (travaux de fontainerie). La livraison est prévue au printemps prochain.

*Signalons l’implication financière du Conseil départemental (50.815 €), de l’Etat (68.600 €) et de la Région pour un montant encore inconnu.

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