1001 Notes : silence, on tourne !…

1001 Notes : silence, on tourne !…
« La Flûte Enchantée », samedi 9 juillet, par La Petite Symphonie… (Photo © Manon Paillart)

Du 8 juillet au 7 août, le festival 1001 Notes rend hommage au cinéma. Le programme de cette édition 2016 est toujours aussi ambitieux que varié.

Dix-huit concerts exceptionnels pour célébrer le 7e art, avec des créations surprenantes et ambitieuses.
Avec « Il était une fois… dans un supermarché », Etienne Candela emmène les clients de l’Intermarché Ventadour de Limoges, sur les traces des cow-boys en parcourant à la guitare, au banjo et même au luth, un vaste répertoire. Quelques notes, et la scène apparaît immédiatement.

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« Le Peuple migrateur », samedi 23 juillet, Ablaye Cissoko & Constantinople… (Photo © Michael Slobodian)

COMEDIES MUSICALES

Pour le Festiv’Halle à Saint-Priest-Taurion, plusieurs rendez-vous sont prévus, dont une soirée en toute décontraction avec « La flûte enchantée ». Une mise en scène qui rend ce grand classique de l’opéra accessible à tous, avec des textes parlés, modernisés et adaptés en français. Un chef d’œuvre de Mozart enchanté par les jeunes voix les plus prometteuses de la scène internationale.
« Une soprano à Broadway » sera en fait sur les planches… du Pôle de Lanaud ! Deux musiciens classiques Julia Knecht et Alexis Dubroca rendent hommage aux comédies musicales américaines des années 60 comme « La mélodie du bonheurs », « New York New York ». Ils mêlent l’exigence du classique à l’ambiance chaleureuse des comédies musicales.

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« Divas », mercredi 27 juillet, Julia Knecht, Orchestre de chambre de la Nouvelle Europ… (Photo © Laurent Bugnet)

RABBI JACOB ET DR JIVAGO

Retour en France. Pour sûr, dès les premières notes, les spectateurs chercheront Louis de Funès ! Avec « Rabbi Klezmer », Meshouge Klezmer Band propose sa propre interprétation du film mythique de Gérard Oury.
Toujours aussi connu : « Docteur Jivago ». Dans une création visuelle en résonance poétique aux principales scènes du film, reliées par le fil rouge des « Variations Lara » qu’il a composées, le pianiste Cyril Huvé, Victoire de la musique classique 2010, et son fils Émile, jeune guitariste, interpréteront les œuvres des grands compositeurs russes.
Après un « Bal à la cour d’Henri IV », à la Maison du Berger au milieu des prairies de moutons, la programmation se poursuit avec Ablaye Cissoko et l’Ensemble Constantinople qui sont déjà venus à 1001 Notes, mais jamais à l’unisson. Ils proposent avec ce concert en référence au « Peuple migrateur » une ode à la liberté et au rassemblement, remplie de douceur.

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« Le classique contre-attaque », vendredi 5 août, Hervé Billaut et Guillaume Coppo-la… (Photo © Matéa Iliéva)

DESSINS ANIMES ET BOND

Plutôt pour un jeune public (mais pas que !), « La reine des touches blanches » est l’occasion de se souvenir combien la musique des dessins animés de Walt Disney a marqué des générations entières, avec plus récemment « La reine des neiges ». La pianiste Cécile Müller construit un palais de glace grâce aux notes de Frédéric Chopin, Claude Debussy…
Mais où est donc passé Bond, James Bond ? Pour « Piano Royal », Maria Mirante et Paul Beynet ont le permis… de jouer. Le pianiste et la mezzo-soprano entrent dans une course-poursuite folle à travers la musique classique avec Chopin, Debussy, Piazzola, Mozart en toile de fond.

DIVA ET LE PARRAIN

Et si, pour une fois, on pouvait « se la jouer diva »… L’Orchestre de chambre de la Nouvelle Europe dirigé par Nicolas Krauze constitué de jeunes musiciens, accompagne la soprano Julia Knecht. De « Diva » au « Cinquième Elément »… un hommage aux divas du 7e art.
Dans un registre totalement différent, « Oscillations » est un récital du pianiste argentin Silas Bassa et un spectacle visuel moderne, d’ici et d’ailleurs. Les pièces musicales aux sonorités riches s’enchaînent les unes après les autres pour former une continuité mélodieuse, un flux émotionnel…
Et puis, il y a les longs-métrages « légendaires ». Jeune pianiste classique plein de virtuosité, Ingmar Lazar s’attaque à l’univers du « Parrain ». Liszt, Beethoven ou encore Ravel seront de la partie pour revisiter le film de Francis Ford Coppola.
Encore un « mémorable » qui a marqué les salles obscures : pour « Le temps des gitans » d’Emir Kusturica, Pavel Sporcl et son ensemble Gipsy Way transporte son auditoire sur des transcriptions du répertoire classique comme « La danse du sabre » de Khatchatourian, les « Danses Hongroises » de Brahms, jusqu’en Transylvanie avec des airs populaires tziganes.

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« L’Odyssée de la voix », dimanche 7 août – La Tempête (Photo © François Le Guen)

STAR WARS ET L’ODYSEE DE L’ESPACE

Au Sirque de Nexon, les jedis n’auront qu’à bien se tenir. John Williams aurait pu choisir uniquement de la musique classique pour la bande originale de Star Wars… pari relevé par Hervé Billaut et Guillaume Coppola. Ce duo de pianistes transporte le public, à deux pianos, sur Tatooine avec « Le sacre du printemps » de Stravinsky et le fait marcher au pas de l’armée des clones avec « The planet » de Gustav Holst. Recréer un univers mythique avec de la musique classique ils ont fait… que la force soit avec eux!
Attention au décollage ! Un concert scénographié pour la clôture du festival 1001 Notes : L’Ensemble Vocal La Tempête va faire trembler pour un bouquet final plein d’émotions avec « L’odyssée de la Voix », clin d’œil à l’incontournable « L’Odyssée de l’espace », dans lequel Stanley Kubrick… a fait tourner la tête du spectateur comme un satellite sur les valses de Strauss.

Anne-Marie Muia

Programme détaillé :
www.festival1001notes.com

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