« Mon sang pour les autres » : un événement qui a du cœur

« Mon sang pour les autres » : un événement qui a du cœur
Toute l’équipe de l’EFS est mobilisée

« Mon sang pour les autres » a pour but de mobiliser les Limougeauds lors d’une grande collecte les 7 et 8 février. Info Haute-Vienne est partenaire de cette opération de solidarité citoyenne.

« La mairie offre les espaces de la salle Louis Longequeue et du salon bleu pour rappeler que la maison de la commune est aussi la maison de la solidarité, rappelle Emile Roger Lombertie, le maire de Limoges. Le don du sang est essentiel dans notre système de santé et de solidarité. Dans notre pays, le sang est gratuit, c’est une offrande faite aux autres ».

Avoir de la veine

En plus d’être accueillis dans les prestigieux salons de la mairie, les généreux donateurs de l’opération « Mon sang pour les autres » auront la chance de pouvoir profiter d’une collation plus qu’améliorée. En effet, les Toques Blanches, composées des chefs Alain Moreau (La Maison des Saveurs), Didier Palard (Le Cheverny), Jean-Pierre Scheidhauer (La Résidence), Guy Queroix (La Cuisine du Cloître), Jérome Ivars et Gérard Chevalier (Le Golf de la Porcelaine), Joseph Travia (Hôtel des Voyageurs) mais aussi Sylvain Antoni (Le Pont Saint-Etienne), qui ne fait pas partie de l’association, seront derrière les fourneaux. Au menu : de nombreux mets sucrés et salés qui permettront à tous de repartir du bon pied une fois leur bonne action effectuée.

« Mon sang pour les autres » : un événement qui a du cœur
Un don dure une dizaine de minutes

Réserves en baisse

En France, il faut 10 000 dons de sang par jour pour subvenir aux besoins. En Limousin, il faut en compter environ 800 par semaine. Des exigences élevées qui nécessitent un grand nombre de donneurs, d’où l’événement « Mon sang pour les autres ». « L’objectif de l’opération est d’avoir un maximum de visibilité pour recruter de nouveaux donneurs, mais également pour permettre à des personnes qui n’ont pas donné depuis longtemps de revenir », explique Colette Dupic, chargée de la communication de l’Etablissement Français du Sang et organisatrice de l’opération sur Limoges. Les très nombreuses actions en-dehors du site de l’EFS, ou encore les partenariats avec les clubs sportifs locaux comme l’USAL, le LF, le LABC, le LH, les Taureaux de Feu et enfin le CSP vont en ce sens. « Le Limousin a la chance d’être auto-suffisant. Et grâce à une cellule de régulation, on peut dépanner d’autres régions qui seraient en manque. Du sang de Limoges a par exemple été envoyé à Paris lors des attentats », indique-t-elle.

Alors que l’année précédente l’action avait plutôt bien marché avec 306 donneurs dont 77 nouveaux, Colette Dupic espère secrètement dépasser les 400 pour cette nouvelle édition.

« Mon sang pour les autres » : un événement qui a du cœur
De nombreux partenaires soutiennent l’opération « Mon sang pour les autres »

Comment et pourquoi ?

Pour avoir la chance de servir la bonne cause, il faut avoir entre 18 et 70 ans, peser au moins 50 kilos, être muni d’une pièce d’identité et être reconnu apte au don lors de l’entretien. Ainsi, l’or rouge d’un donneur servira à soigner 1 million de malades qui en ont besoin chaque année. « Le sang est prescrit en cas d’hémorragie, notamment post-accouchement, lors d’interventions chirurgicales lourdes ou d’accidents de la route, mais aussi dans le cas de maladies du sang comme la leucémie ou la drépanocytose, et de cancers », détaille Benoît Sarre, médecin responsable des prélèvements en Haute-Vienne. Ines, 15 ans, a eu la chance de pouvoir bénéficier de deux poches de sang transfusées en urgence à cause d’un taux d’hémoglobines très bas. Son premier réflexe après avoir pu recharger les batteries a été de venir remercier l’EFS en promettant, quand son tour viendra, qu’elle aussi contribuera à la cause.

« Mon sang pour les autres » : un événement qui a du cœur
Donner son sang pour sauver des vies

Paroles de donneurs

Martine, 64 ans, donne depuis plus de vingt ans. « Je fais cela pour me rendre utile. Si un jour j’en ai besoin, je serais contente d’en trouver », explique-t-elle. Michel, 58 ans, partage son sang depuis plus de trente ans. « Je donne parce que je sais que des gens en ont besoin », raconte celui qui essaie de se tenir à quatre offrandes par an.

La récolte de dons n’est pas la seule activité de l’Établissement Français du Sang. Arnaud Veyssière, infirmier travaillant sur le site de Limoges, détaille : « Nous réalisons des activités thérapeutiques comme les saignées, les échanges plasmatiques ou encore les échanges de globules rouges ». Des méthodes qui permettent de soigner de nombreux patients touchés par les maladies du sang.

Histoire de piqûre

Un don ne dure qu’entre sept et dix minutes. Le personnel de l’EFS se tient évidemment à la disposition de toute personne qui serait inquiète à l’idée de tourner de l’œil. Le fait d’en parler permet de dédramatiser la situation. Et pour ceux qui se font encore un sang d’encre, Colette Dupic conclut : « La seule chose que l’on risque en donnant son sang, c’est de sauver une vie ».


Pour toute information complémentaire : dondesang.efs.sante.fr

Ugo Chauviré
Photos : Yves Dussuchaud

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