Sacha Biro « Offrir à Limoges des artistes inhabituels »

Sacha Biro  « Offrir à Limoges des artistes inhabituels »
« J’ai le désir de développer la scène limougeaude »

Sacha Biro est manager, producteur et organisateur de concerts. On lui doit également le Liquid Dub Festival. Rencontre avec un hyperactif polyvalent qui s’impose comme un incontournable du monde de la musique en Haute-Vienne.

Info Haute-Vienne : Vous êtes surtout connu pour être le manager de Biga Ranx, un artiste reggae d’envergure nationale. Comment un Haut-Viennois se retrouve dans ce milieu ?
Sacha Biro : Tout a démarré pour moi en 2011 à Paris, où je suivais une formation de réalisateur vidéo. J’ai été amené à effectuer un stage pour le label X-Ray Production, où j’ai participé à la réalisation de quelques clips pour Biga Ranx et Elisa Do Brasil. Cette dernière, une DJ franco-brésilienne, s’est séparée de son manager d’alors et m’a demandé de le remplacer temporairement pour sa tournée estivale. Grâce à un bon feeling entre nous, elle m’a accordé sa confiance et l’expérience a perduré malgré mon manque de diplôme. J’ai navigué une année entre les matinées à l’école et les après-midis au label en bénévolat puis j’ai décidé d’arrêter mes études et de me consacrer entièrement à ce nouveau métier. Entre deux tournées d’Elisa, j’ai commencé à devenir assistant manager avec Biga. Au bout de deux ans et quelques milliers de kilomètres sur les routes, je suis devenu son tour manager officiel. Mais je n’ai jamais quitté Elisa pour autant, elle est depuis une artiste permanente de mon label.

Info : Justement, vous semblez posséder plusieurs cordes à votre arc…
S.B. : Il a fallu d’abord apprendre les rudiments de manager sur le tas. Mais en 2015, avec le réseau que je me construisais petit à petit, j’ai effectivement eu l’envie d’en faire plus et notamment de me rapprocher de mes origines. J’ai donc décidé de lancer une association, Time Wire Production, basée à Isle, avec laquelle j’ai organisé quelques concerts sur Limoges. Les choses se sont accélérées l’an dernier quand cette association a été réactivée afin d’organiser le Liquid Dub Festival, en collaboration avec Biga Ranx et le label Mïse Records, qui s’est tenu les 27 et 28 juillet à Saint-Jouvent. Enfin, depuis octobre, j’ai créé mon label, Sans Faire De Bruit, où je réunis des artistes locaux et parisiens. Et nous avons eu le plaisir d’inaugurer au centre culturel John Lennon de Limoges notre première soirée éponyme le 23 février dernier.

Info : Possédez-vous un style musical défini en tant que producteur ?
S.B. : Pas du tout. À l’image de ma playlist personnelle, je me refuse toute limite. D’ailleurs le Liquid Dub Festival, contrairement à son nom, a été un festival réunissant plusieurs genres tels que le dub évidemment, mais aussi le reggae, le hip-hop et le rock. C’est encore plus flagrant sur le label. Je mise sur des gens auxquels je crois avant tout. Ma signature est plutôt la connexion Limoges / Paris. Je veux offrir à Limoges des artistes qui n’ont jusqu’alors pas l’habitude de se produire dans la ville et parallèlement je veux offrir à des talents du coin la chance de jouer sur des scènes reconnues de la capitale.

Info : Quels sont vos projets pour 2019 ?
S.B. : Je vais continuer à accompagner Biga Ranx sur ses dates. Mais je serai davantage présent dans la région où j’ai le désir de développer le label et la scène limougeaude. À chaque concert, un membre du label partagera la scène avec des artistes renommés. Je peux déjà vous annoncer les deux prochains, toujours à John Lennon, le 29 mars avec Didier Wampas, Gérard Baste et Arkabash, notre groupe local, puis le 4 mai où nous invitons des artistes du label Château Bruyant à performer avec nos poulains Cactus & Mammuth. Enfin, à la suite de la réussite de la première édition qui avait réuni 5 000 personnes en deux jours, je peux vous révéler qu’il y aura une seconde édition du Liquid Dub Festival, toujours dans mon charmant village natal de Saint-Jouvent, et avec une programmation encore plus folle.


www.sansfairedebruit.com

www.facebook.com/Liquiddubfestival/

Propos recueillis par Paul Herbach
Photo : D.R.

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