Christophe Willem : un album optimiste comme l’artiste

Christophe Willem : un album optimiste comme l’artiste
Christophe Willem dénonce la « buzz industrie »

A l’occasion de la sortie de son album « Rio », Christophe Willem est en tournée en France. Mercredi 12 décembre à 20h30, l’artiste sera en concert au Grand Théâtre de Limoges.

Info Magazine : Quelle est la « couleur » de votre nouvel album « Rio » ?
Christophe Willem : C’est un album très éclectique avec une énergie positive tout en ayant des titres plus profonds comme « Madame », composée en l’honneur de Latifa Ibn Ziaten, la mère d’un sous-officier tué par Mohammed Merah à Toulouse en 2012, ou « Loue Ange », dans lequel je me pose des questions sur la place de la religion dans les conflits. « Restart » lance un message d’espoir, en donnant la possibilité de tout recommencer à zéro pour le meilleur avec la nécessité de vouloir changer les choses. Je suis un optimiste et je travaille sur le lâcher-prise pour vivre les choses à 100%. Le côté « solaire » et lumineux de l’album révèle réellement ce que je suis.

Info : Que raconte le single « Marlon Brando » ?
C.W. : Ce titre est un pied de nez à cette logique médiatique de vouloir faire le buzz à tout prix et souvent de façon grotesque. Aujourd’hui, et d’autant plus avec les réseaux sociaux, il est difficile de ne faire que de la musique, ce qui pour certains semble être la dernière roue du carrosse dans leur carrière d’artiste. Moi, je suis quelqu’un de lambda qui a été propulsé sur le devant de la scène de par mon métier… Le clip de « Marlon Brando » s’inspire du film « The Truman Show » avec Jim Carrey sorti en 1998. Le film raconte la vie d’un homme, Truman Burbank, star d’une télé-réalité à son insu. Depuis sa naissance, son monde n’est qu’un gigantesque plateau de tournage et tous ceux qui l’entourent sont des acteurs. Lui seul ignore la réalité. Je fais ce métier depuis 2006 (NDLR : il a remporté la saison 4 de l’émission « Nouvelle Star »). En tant qu’artiste, on peut « nourrir » le public et se nourrir du public. Mais se protéger est fondamental : j’ai une bulle totalement privée avec des barrières bien définies. La chose qui est publique, c’est ma musique et assurément pas ma vie. Et je n’hésite pas à faire ce qu’il faut, à aller en justice quand des magazines vont trop loin.

Info : Vous êtes en tournée en France, en Belgique et en Suisse. Comment se présente ce nouveau spectacle ?
C.W. : « Rio » est le fil conducteur même s’il y a de nombreux flashbacks avec des anciens titres. Comme pour les chansons de l’album, on bascule d’une émotion à une autre, avec finalement un concert plus en introspection. Ce cinquième album est différent des autres. Je l’ai écrit à Rio, durant mon voyage pour l’hymne de la Francophonie lors des Jeux Olympiques. J’ai été cueilli par le dynamisme de la vie brésilienne même si s’opposent richesse et pauvreté. J’en suis revenu avec l’envie encore plus forte de sourire à la vie. Nous sommes le moteur de ce que nous générons dans notre propre vie.

Propos recueillis par Anne-Marie Muia
Photos : D.R.

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