Limoges capitale du folklore

La Confédération Nationale des groupes folkloriques français tiendra son assemblée générale, le 26 novembre, à Limoges. Présentation parJean-Loup Deredempt, Président de la Fédération Limousin-Marche et Sylvia Chassard, Vice-présidente nationale.

Limoges capitale du folklore
Sylvia Chassard et Jean-Loup Deredempt…

Info. Qu’avez-vous prévu lors de cet événement ?

Jean-Loup Deredempt. La Confédération nationale, créée en 1937, est reconnue d’utilité publique et rassemble dix fédérations soit environ 180 groupes régionaux et près de 200 délégués attendus. Pour la seconde fois, Limoges organise cette assemblée générale. Notre fédération s’est porté volontaire après celle de 2004. Outre les rapports habituels, il est prévu de créer une fédération DOM TOM car ces territoires sont réunis avec l’Anjou, le Poitou et la Saintonge. Quant au Limousin, la Fédération perdure malgré la grande région aux côtés de celles d’Aquitaine et d’Anjou. Il n’y a pas de projet de se fédérer, le folklore limousin n’a rien en commun avec celui des autres régions, de plus, chacun aime et défend ses traditions et son pays. Cette AG sera l’occasion de rencontrer les membres des autres fédérations, de montrer nos costumes colorés puisque les délégués siègent en tenue traditionnelle. Un repas de gala est prévu avec un spectacle organisé par les musiciens de notre orchestre fédéral et nos danseurs. Une réception aura lieu à la Mairie de Limoges.

I. Le folklore est-il encore bien présent en Limousin ?

J. L. D. La Fédération Limousin-marche compte neuf groupes, Lou Gerbassou, L’Escola dau Mont-Gargan, L’EglantinoL’Eglantino dau Limousi, Lou Rossigno dau Limousi, L’Eicola dau Barbichet, les Pastoureaux de la Valoine et trois en Corrèze soit 320 membres pour un millier de pratiquants. Les effectifs sont stables, nous avions recensé 42 groupes voilà quelques années . Nous respectons la tradition tout en évoluant. Les festivals internationaux de Confolens, Felletin et Sarran attirent un public nombreux tandis que les festivals français rencontrent moins de succès malgré les efforts au niveau des costumes, de la musique et de la prestation scénique. Dans mon groupe du Mont-Gargan, beaucoup de jeunes nous ont rejoints.

I. Quel est votre constat au niveau national ?

Sylvia Chassard. Les dix fédérations regroupent 4.400 pratiquants dont 800 enfants de 5 à 12 ans. Les groupes ne disparaissent pas mais certains ne voient pas l’intérêt de rejoindre la confédération. Nous leur proposons plusieurs services, une assurance individuelle, un service juridique est à leur disposition de même qu’un service patrimoine, nous organisons des stages de musique, danse, chant et expression scénique dont un pour les enfants. Un rapprochement s’est opéré avec le Comité international des organisateurs de festivals de folklore. Avec le développement des bals trads, de nouveaux pratiquants pourraient venir dans nos groupes, mais les danseurs doivent savoir ce qu’ils dansent d’une région à une autre. J’ai toutefois bon espoir que la génération 20-30 ans transmettra nos traditions.

Limoges capitale du folklore
De droite à gauche, le président national avec le président fédéral et les 2 vices-présidents nationaux (dont Sylvia Chassard ) lors d’une précédente manifestation réalisée sur Feytiat : un rassemblement de musiciens traditionnels de toutes les régions de France…

Corinne Mérigaud

Partager

Laisser un commentaire