Couzeix : le squash pousse les murs

Couzeix : le squash pousse les murs
Le club de Couzeix a ouvert une école

Longtemps considéré comme un loisir de cadres pratiqué dans des clubs privés, le squash s’est rapidement démocratisé. Plus ludique, car moins technique que le tennis, il se heurte, en Haute-Vienne, à un manque de terrains.

Au country club de Couzeix, le squash a toujours été pratiqué depuis la construction de cette infrastructure. « Nous disposons de deux terrains, précise Julien Sergent, le président du club, qui regroupe une soixantaine de licenciés. Nous avons une majorité de pratiquants en loisir, car c’est un sport qui demande peu de technique et qui devient donc vite ludique ». C’est surtout une activité sportive très intense, qui permet de se défouler. « En trois quart d’heure, on a une dépense physique suffisante pour prendre du plaisir et continuer sa journée », prévient-il. Le club permet d’ailleurs à ses licenciés de pratiquer en dehors des horaires d’ouverture, il suffit alors simplement d’acheter un jeton de lumière.

Manque de structures

A Limoges, le squash manque de structures, puisqu’on est loin des recommandations de la fédération d’un terrain pour 10.000 habitants. « A Malemort, le club dispose de 4 terrains et compte près de 200 membres et à Clermont-Ferrand, on recense 25 terrains », constate Julien Sergent. Mais, la situation devrait rapidement s’arranger : dans le cadre des travaux de réaménagement du complexe sportif, l’été prochain, la ville de Couzeix a prévu de créer deux terrains supplémentaires.

« Nous avons donc un gros potentiel de développement de notre activité auprès des jeunes, des femmes et des entreprises. Nous organisons des tournois avec les autres clubs du département et aimerions engager une équipe féminine dans le championnat régional », annonce le président.

Couzeix : le squash pousse les murs
Jean-Louis Filloux, champion de France vétéran

Future discipline olympique

Le club récolte régulièrement des médailles, mais c’est surtout Jean-Louis Filloux, récent champion de France vétéran, qui, en ce moment, fait la fierté des dirigeants. « Il est l’une des figures emblématiques du club. Il joue au squash depuis très longtemps et beaucoup de joueurs l’apprécient ». La discipline manque surtout de jeunes. Depuis trois ans, le club a donc créé une école de squash, qui compte cinq élèves. « Ce sont souvent des enfants de joueurs, qui apprécient surtout l’aspect ludique », souligne le président, également en charge de l’école. Le club, qui envisage aussi de développer l’encadrement des débutants, prête des raquettes.

« Durant de nombreuses années, la discipline a véhiculé l’image d’un sport élitiste. Ca peut encore l’être dans des clubs privés, mais dans une structure municipale comme la nôtre, le coût reste très abordable », rassure Julien Sergent.

Le squash pourrait connaître un nouvel essor s’il devient un sport olympique pour les Jeux de Paris en 2024. Une superbe vitrine pour les joueurs français, dont certains figurent parmi les meilleurs mondiaux. « La fédération internationale fait de gros efforts pour médiatiser la discipline, en installant des cours entièrement vitrés dans des sites prestigieux », conclut le président.

Renseignements : couzeixcountrysquash.wordpress.com

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