Cultiver la citoyenneté avec le tchoukball

Cultiver la citoyenneté avec le tchoukball
Certains gestes sont inspirés du handball

Créé dans les années 70, le tchoukball commence à se développer en Haute-Vienne, où une association promeut ce sport mixte et intergénérationnel, dans lequel tout contact est proscrit.

Plutôt pratiqué dans les gymnases limougeauds, le tchoukball prend ses quartiers d’été à la campagne, sur l’ancien terrain de football de Maisonnais-sur-Tardoire, tout récemment recyclé pour pratiquer la discipline. Cette reconversion a été initiée par l’association « Unis vers le tchouk and co » et réalisée par les jeunes pratiquants de ce sport créé dans les années 70 par un médecin suisse. Lassé de soigner des sportifs blessés, il invente un sport ludique, dans lequel tout contact est proscrit. Il s’agit d’un mélange de pelote basque, d’handball et de volley qui consiste à envoyer une balle sur une cible constituée d’un filet tendu sur un cadre incliné.

Attirer les jeunes

Victor Vanderf, éducateur socio-sportif, a découvert ce sport en 2007, lorsqu’il mettait en place des formations pour les instituteurs de la Vienne. « J’ai ensuite fait une première formation avec la fédération québécoise, puis deux avec la fédération française avant de créer un atelier prévention autour de ce sport nouveau, qui se pratique en mixité et dans lequel il n’y a pas de contact », précise-t-il. Le tchoukball constitue ainsi un support idéal d’innovation sociale. L’objectif de l’association est désormais d’attirer les jeunes vers cette discipline. « Nous proposons un tarif d’adhésion abordable pour tous, car une grande partie de nos licenciés pratique déjà un autre sport. Et comme il n’y a pas de match tous les week-ends, les deux activités sont facilement conciliables », ajoute-t-il.

Démarche récompensée

Les jeunes sont surtout séduits par la dynamique socio-éducative du projet. « Nous créons des espaces d’entraînement sécurisants, qui permettent aux jeunes de tous les quartiers de Limoges de se retrouver sereinement. Nous souhaitons également leur donner envie de transmettre ce sport aux autres. C’est pourquoi nous les formons à l’encadrement pour qu’ils puissent développer d’autres clubs, en leur permettant, par exemple, d’entrer dans le conseil d’administration dès 16 ans », souligne Victor Vanderf. La discipline compte actuellement 74 licenciés, qui se retrouvent dans différents gymnases limougeauds, mais cela devrait bientôt changer, car l’association souhaite développer d’autres actions en milieu rural. « Le tchoukball constitue donc une activité très intéressante sur des territoires ruraux de plus en plus oubliés, car il permet de créer des temps de rencontre et de médiation entre anciens et nouveaux habitants », assure-t-il. C’est d’ailleurs cette dimension socio-environnementale qui a récemment été récompensée par l’Agence pour l’Education par le Sport, dans le cadre de son programme « Fais-nous rêver ».

Et depuis cette année, l’association a même engagé une équipe mixte dans le championnat de France, qui se déroule sur un week-end et rassemble la plupart des 19 clubs nationaux.

Renseignements : www.facebook.com/Univers.Tchouk/
Photo : D.R.

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