Nager et courir pour la bonne cause

Nager et courir pour la bonne cause
L’épreuve se déroule en binômes… (Photo © Nadja Odenhage)

Le premier swimrun du Limousin aura lieu samedi prochain à Vassivière. Cette épreuve nature, importée des pays nordiques, ne cultive pas seulement la solidarité entre les binômes, elle permet aussi de récolter des fonds pour lutter contre le cancer du lymphome.
Basée à Lyon, l’association «Sang Pour Sang Sport» semble avoir trouvé en Limousin, un écrin idéal pour le swimrun : le lac de Vassivière.
«C’est un terrain de jeu exceptionnel, qui se prête parfaitement à ce type de sport nature. La discipline débute timidement en France, puisque l’an dernier, il n’y a eu que deux épreuves», confesse Julien Valette, étudiant en pharmacie et sportif convaincu. Passionné de triathlon longue distance, le jeune homme a aussi importé ce concept du swimrun, imaginé par un bande de copains suédois, pour des raisons financières. «Les frais d’inscription à la plupart de ces épreuves sont trop élevées pour un budget d’étudiant», déplore-t-il. Avec quelques amis, il a donc voulu lancer une formule nette-ment plus abordable. «L’inscription n’est que de 70 € pour les 100 premiers binômes», lance-t-il. Ce cap est déjà largement dépassé, de sorte que l’association est déjà certaine de couvrir ses frais d’organisation et compte même verser une somme rondelette pour améliorer les conditions de vie dans les hôpitaux des enfants atteints de la maladie.

Nager et courir pour la bonne cause
La nage en eau libre alterne avec la course à pied… (Photo © DR)

Solidarité entre binôme

L’objectif d’un tarif aussi attractif, conjugué à la création de deux circuits de 20 ou 40 km (17.700 m de course à pied pour 2.820m de natation en eau libre, ou 35.400 m de course pour 5.640 m de natation) alternant nage et course, est également de faire découvrir le swimrun aux sportifs locaux. «Nous avons déjà plus de 150 binômes inscrits, dont des athlètes russes qui figurent dans le top 10 mondial de la discipline et une quarantaine de participants du Limousin», précise Julien Valette. La boucle n’est pas très sélective, mais s’adresse cependant à des triathlètes de longue distance. «Les plus frais pourront enchaîner sur un deuxième tour».
Il n’est pas nécessaire de disposer d’une licence sportive, puisqu’elle est comprise dans le prix de l’inscription. L’épreuve est basée sur l’entraide et la cohésion entre les deux athlètes, qui évoluent en binôme unisexe ou mixte et révèle un véritable état d’esprit. «Le binôme peut être relié par une corde, ce qui permet d’aider le plus faible, notamment durant la nage en eau libre qui n’est pas toujours facile, mais ce n’est pas obligatoire. En revanche, le binôme ne doit pas s’éloigner de plus de 15 mètres», insiste l’organisateur, qui prévoit une nouvelle édition pour l’an prochain, avec un circuit légèrement modifié et rallongé.
«Nous comptons sur la beauté du site et la qualité de l’accueil pour inciter les participants à revenir et en attirer d’autres», conclut Julien Valette.

Nager et courir pour la bonne cause
Les organisateurs ont testé l’intégralité du parcours… (Photo © DR)

Photos © Nadja Odenhage / JakobEdholm / Ötillö Swimrun Utö 2016 / DR

Inscriptions en ligne :
http://swimrun-sangpoursangsport.jimdo.com

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