L’essentiel à retenir : Le choix crucial se joue entre le confort des grands navires et l’immersion coûteuse des expéditions. Pour vivre une expérience mémorable sans exploser le budget, l’autonomie aux escales est la clé. Organiser ses propres sorties ou louer une voiture permet de réaliser des économies massives tout en profitant d’une liberté totale face à la nature.
Vous redoutez que votre croisière islande ne se transforme en un gouffre financier sans saveur ? Ce voyage reste pourtant le moyen idéal pour explorer les fjords et les glaciers si on maîtrise l’organisation. On vous livre ici les astuces concrètes pour esquiver les pièges à touristes et réussir votre périple.
- Choisir son type de croisière en Islande : expédition ou grand public ?
- Quand partir ? la météo et les phénomènes naturels saisonniers
- Les escales incontournables : que voir et que faire ?
- Organiser ses excursions : les pièges à éviter
- Budget et aspects pratiques pour un voyage réussi
- La faune islandaise : bien plus que des baleines
Choisir son type de croisière en Islande : expédition ou grand public ?
Les croisières grand public : le choix du confort et du divertissement
Vous connaissez sûrement les géants comme Costa ou MSC. Ces navires immenses misent tout sur le spectacle à bord et les escales classiques. C’est l’option parfaite pour une ambiance familiale. Le rapport quantité-prix reste souvent imbattable.
C’est l’idéal pour une première approche de l’île sans se ruiner. Les familles adorent ce format rassurant. On y va pour le confort et les animations permanentes du navire.
Mais attention, l’immersion reste limitée ici. Les excursions de masse sont souvent standardisées et parfois frustrantes.
Les croisières d’expédition et de luxe : l’aventure immersive
Regardez plutôt du côté de Ponant pour une vraie croisière islande. Avec des navires plus petits, on accède aux fjords de l’Ouest. Les gros paquebots ne passent pas là-bas.
Ici, on apprend autant qu’on observe. Des naturalistes et experts donnent des conférences passionnantes à bord. C’est une véritable école flottante avec parfois des centres scientifiques intégrés.
Préparez-vous pour des sorties en Zodiac® au pied des glaciers. C’est l’authenticité brute que l’on retrouve dans certaines des destinations de croisière de luxe les plus populaires. Vous vivez l’aventure, vous ne la regardez pas juste.
Comparatif rapide : quelle formule pour vous ?
Pour vous aider à trancher, voici les différences fondamentales :
- Croisière Grand Public : C’est pour les budgets maîtrisés et les familles qui veulent du divertissement, même si l’immersion culturelle est moindre.
- Croisière d’Expédition : Choisissez ceci pour l’aventure pure, l’accès unique aux sites reculés et l’apprentissage, malgré un budget plus conséquent.
- Croisière de Luxe : Optez pour le service tout inclus, une exclusivité totale et un confort absolu, car le prix est en rapport.
Quand partir ? la météo et les phénomènes naturels saisonniers
L’été : soleil de minuit et faune en pleine activité
De juin à août, l’île ne dort jamais vraiment. Grâce au soleil de minuit, les journées interminables vous permettent de maximiser chaque escale. Les températures sont plus clémentes, rendant l’exploration bien plus agréable.
C’est aussi le moment critique pour la faune. Vous avez ici la meilleure fenêtre pour observer les colonies de macareux moines et profiter d’une forte activité des baleines dans les fjords.
Le revers de la médaille ? C’est la haute saison. Les prix grimpent et les sites sont plus fréquentés. C’est le compromis à accepter pour ce confort.
L’hiver : la magie des aurores boréales
De septembre à mars, l’ambiance change radicalement. L’objectif principal devient la chasse aux aurores boréales, un spectacle qui exige l’obscurité totale, loin de la pollution lumineuse des villes.
Soyons clairs sur les conditions. Les journées sont courtes et la météo est rude. Si certaines routes intérieures ferment, cela impacte moins une croisière, le navire restant votre refuge mobile et sûr.
Observer une aurore boréale danser au-dessus de l’océan Arctique depuis le pont d’un navire est une expérience qui justifie à elle seule le voyage en hiver.
Saisons intermédiaires : le bon compromis ?
Viser le printemps (avril-mai) ou l’automne (septembre-octobre) est une stratégie maligne. Vous profitez de prix plus attractifs et d’une fréquentation nettement moindre. Les paysages changent de couleur, offrant une perspective unique.
Attention, la météo reste très imprévisible. C’est un pari risqué, mais qui peut offrir le meilleur des deux mondes : des journées assez longues et une chance de voir les aurores.
Les escales incontournables : que voir et que faire ?
Le port de Reykjavik se situe tout près du centre, ce qui facilite grandement la visite à pied dès votre arrivée. C’est le point de départ stratégique pour rejoindre le fameux Cercle d’Or. Vous n’aurez aucun mal à vous repérer.
- Visite du centre-ville : Prenez le temps d’admirer l’église Hallgrímskirkja, l’architecture de la salle Harpa et de flâner dans les rues colorées.
- Le Cercle d’Or : Cette excursion d’une journée permet de voir le geyser Strokkur, la cascade Gullfoss et le parc national de Þingvellir.
- Bains géothermiques : Testez le célèbre Blue Lagoon ou le plus récent Sky Lagoon pour une expérience de détente typiquement islandaise.
Reykjavik : la porte d’entrée culturelle et géothermique
Akureyri : la capitale du nord
Akureyri se niche tout au fond du long fjord Eyjafjörður. Cette ville sert de base idéale pour explorer les merveilles naturelles du nord de l’Islande. C’est une région volcanique très active qui surprend souvent les voyageurs. Le dépaysement y est total.
Ne manquez surtout pas les excursions clés de ce secteur. Le lac Mývatn impressionne avec ses formations de lave et ses bains naturels. Allez voir la cascade de Goðafoss ou tentez l’observation des baleines directement depuis le fjord.
Ísafjörður et les fjords de l’ouest : l’Islande sauvage
Ísafjörður représente le cœur battant des fjords de l’Ouest, une zone isolée et spectaculaire. C’est souvent l’escale privilégiée des croisières d’expédition qui cherchent l’authenticité. Ici, le tourisme de masse n’a pas encore tout envahi. L’ambiance y reste unique.
Les activités se concentrent essentiellement sur le grand air. Les plus aventureux tenteront la randonnée dans la réserve naturelle de Hornstrandir. D’autres préféreront le kayak dans les fjords ou l’observation des colonies de phoques. Ici, l’accent est mis sur la nature brute.
Organiser ses excursions : les pièges à éviter
Les escales sont courtes, il faut donc être efficace. La gestion des excursions est un point qui peut faire ou défaire votre expérience… et votre budget.
Les excursions des compagnies : la facilité a un prix
Vous cherchez la sécurité avant tout ? Les excursions vendues à bord sont pratiques et garantissent un retour à l’heure au navire. Mais attention, leur coût est souvent exorbitant par rapport aux prix réels du marché islandais.
L’autre problème majeur concerne la barrière de la langue sur place. Les guides francophones ne sont pas garantis, surtout si vous naviguez sur des compagnies non françaises. On se retrouve souvent coincé dans un grand bus avec des explications débitées en anglais.
Agences locales et guides indépendants : le choix malin
Il existe pourtant une alternative bien plus rentable pour votre portefeuille. De nombreuses agences locales francophones proposent des tours adaptés directement à la sortie du port. Il faut impérativement les contacter en amont du voyage pour réserver votre place.
C’est franchement mon option préférée pour visiter l’Islande. Vous profitez de groupes plus petits, de tarifs plus justes et d’une expertise locale authentique. On évite ainsi l’effet troupeau touristique.
Organiser soi-même ses sorties, c’est reprendre le contrôle de son voyage, découvrir des lieux hors des sentiers battus et faire des économies substantielles.
La location de voiture : la liberté totale
Pour des escales très accessibles comme Reykjavik, louer une voiture est une excellente solution logistique. Des agences locales livrent souvent le véhicule directement au pied du navire au port. C’est idéal pour ne pas perdre une minute.
Cela permet de faire le Cercle d’Or à son rythme le matin et de visiter le centre-ville l’après-midi, sans dépendre d’un groupe lent. Une bonne préparation en amont est nécessaire pour optimiser le trajet et éviter tout stress inutile.
Budget et aspects pratiques pour un voyage réussi
Vous pensez que le billet couvre tout ? Erreur. Le coût d’une croisière en Islande fluctue massivement selon la compagnie et la saison. Voici les vrais chiffres pour votre budget.
| Type de Croisière | Fourchette de Prix (par pers., base 10 jours) | Coûts additionnels à prévoir |
|---|---|---|
| Croisière Grand Public (ex: MSC, Costa) | 1500€ – 3000€ | Vols vers le port de départ, excursions (100-200€/jour/pers), boissons, pourboires. |
| Croisière d’Expédition (ex: HX, Ponant) | 6000€ – 12000€+ | Généralement plus inclusif (certaines excursions, boissons). Vols vers le port de départ. |
| Dépenses à terre | 50€ – 150€ / jour | Souvenirs, repas non inclus, activités personnelles. |
Quel budget pour une croisière en Islande ?
Comment s’habiller : la technique de l’oignon
Oubliez le style, visez la survie thermique. La météo islandaise change toutes les cinq minutes, littéralement. La seule stratégie viable reste la superposition, ou « technique de l’oignon ». Vous devez pouvoir vous adapter instantanément au vent ou à la pluie.
- Couche 1 (base) : Sous-vêtements techniques (privilégiez le mérinos).
- Couche 2 (isolation) : Polaire ou doudoune légère.
- Couche 3 (protection) : Veste et pantalon imperméables et coupe-vent.
Santé et autres conseils utiles
Côté santé, respirez : aucun vaccin spécifique n’est requis. Emportez juste une trousse de secours basique pour les petits bobos. Par contre, l’Atlantique Nord secoue fort ; prévoyez vos médicaments contre le mal de mer si vous êtes sensible.
Avoir de bonnes chaussures de marche imperméables est non-négociable. Sinon, vous finirez les pieds trempés. N’oubliez pas un maillot de bain pour les sources chaudes, un masque de nuit en été et un bonnet même en juillet.
La faune islandaise : bien plus que des baleines
L’Islande ne se résume pas à ses paysages de glace ; c’est un sanctuaire vivant où la faune s’observe sans filtre.
Les géants des mers : observer les baleines
L’Islande s’impose comme la capitale européenne de l’observation des cétacés. Les courants marins y créent une zone de nourrissage exceptionnelle. Vos chances d’admirer des baleines à bosse, des petits rorquals ou des dauphins à bec blanc frôlent la certitude absolue.
C’est sur l’eau que la magie opère. Les fjords du nord, comme l’Eyjafjörður près d’Akureyri et la baie de Skjálfandi, offrent les meilleures opportunités. Vous pourrez souvent les observer depuis le pont du navire ou lors d’excursions spécifiques en zodiac.
Le paradis des ornithologues : macareux et autres oiseaux marins
Le véritable emblème de l’île reste le macareux moine. Ces oiseaux nichent par millions sur les falaises escarpées de mai à mi-août. Une croisière permet d’approcher ces colonies massives depuis la mer, offrant une vue imprenable sans risquer de déranger leurs nids.
Mais ne regardez pas que les macareux. Fous de Bassan, guillemots et sternes arctiques peuplent également le ciel. Les falaises de Látrabjarg, dans les fjords de l’Ouest, offrent un spectacle sonore et visuel permanent que peu de voyageurs oublient.
Sur la terre ferme : renards polaires et phoques
Sur la terre ferme, ouvrez l’œil pour le seul mammifère natif : le renard polaire. Bien que discret, il se laisse observer dans les régions sauvages comme la réserve d’Hornstrandir.
Les phoques, eux, sont moins timides et se prélassent souvent sur les icebergs du lagon de Jökulsárlón. Pour en savoir plus sur la faune locale, découvrez en détail les animaux d’Islande et où les observer.
Une croisière en Islande promet des souvenirs impérissables, entre fjords majestueux et faune spectaculaire. Vous avez désormais toutes les cartes en main pour organiser le périple parfait, du choix du navire aux excursions locales. Il ne reste plus qu’à réserver votre cabine. Prêts à vivre l’aventure d’une vie au cercle polaire ?
FAQ
Quelle est la meilleure période pour une croisière en Islande ?
Sans hésitation, visez la fenêtre entre juin et août pour profiter de conditions optimales. C’est le moment où les journées sont interminables grâce au soleil de minuit, vous laissant un temps précieux pour explorer les escales.
C’est aussi la saison reine pour la faune. Vous aurez les meilleures chances d’observer les macareux moines et les baleines qui foisonnent dans les eaux islandaises à cette époque.
Combien coûte vraiment une croisière en Islande ?
Le budget fait le grand écart selon le type de voyage que vous choisissez. Pour une croisière grand public sur un gros navire, comptez un prix d’appel autour de 1 000 € à 1 500 € par personne.
Si vous visez l’expédition de luxe ou les navires plus intimes, l’addition grimpe vite. Les tarifs démarrent souvent à 6 000 € et peuvent atteindre 12 000 € pour des prestations tout inclus avec service haut de gamme.
Faire le tour de l’Islande en croisière, est-ce une bonne idée ?
C’est une excellente option pour découvrir l’île sans la fatigue de la route. Vous accédez à des fjords reculés, souvent difficiles à rejoindre en voiture, tout en gardant le confort de votre cabine chaque soir.
C’est aussi le moyen le plus efficace pour voir les différentes facettes du pays, des volcans du sud aux fjords sauvages de l’ouest. Vous déballez votre valise une seule fois et le paysage vient à vous.
Été ou hiver : quelle saison choisir pour votre navigation ?
Tout dépend de ce que vous voulez voir absolument. Choisissez l’été pour la verdure, les oiseaux marins et la lumière constante qui permet de visiter à toute heure.
Optez pour l’hiver ou le début du printemps si votre rêve est de chasser les aurores boréales. Attention toutefois, l’offre de croisières est beaucoup plus réduite et la mer peut être plus agitée à cette période.
Quel est le mois le plus économique pour partir ?
Les mois de mai et septembre représentent souvent le meilleur compromis pour votre portefeuille. Ce sont les saisons intermédiaires où les compagnies baissent les prix pour remplir les navires avant ou après le rush estival.
La météo y est plus capricieuse, c’est un pari à prendre. Mais c’est l’occasion de profiter de tarifs plus doux et de sites touristiques moins bondés qu’en plein mois de juillet.
Quelle est la durée idéale pour une croisière autour de l’île ?
Essayez de partir au moins 10 à 12 jours pour faire un tour complet sans courir. Une semaine est souvent trop courte pour encercler l’Islande et oblige à zapper des régions magnifiques comme les fjords de l’Ouest.
Avec une dizaine de jours, vous profitez vraiment des escales majeures comme Akureyri ou Ísafjörður. Cela vous laisse aussi le temps de caler des excursions mémorables sans regarder votre montre en permanence.
Âgé de 39 ans, employé en mairie et passionné par l’actualité, j’aime décrypter les grands événements du monde et partager ces analyses avec mon entourage.