Croisière Islande : réussir son voyage au pays de glace

Ce qu’il faut retenir : la réussite du voyage dépend avant tout du choix entre l’immersion des navires d’expédition et le confort des grands paquebots. S’organiser soi-même pour les excursions, en louant une voiture ou via des agences locales, permet d’éviter les tarifs prohibitifs du bord tout en gagnant une liberté précieuse. Une bonne anticipation garantit ainsi l’accès aux fjords reculés sans exploser le budget.

Est-ce que la peur de voir votre budget exploser pour une croisière islande trop touristique vous fait encore hésiter à réserver ? C’est le moment de briser les idées reçues : nous vous révélons comment choisir le navire parfait et contourner intelligemment les excursions souvent surfacturées vendues par les compagnies. Vous découvrirez les meilleures saisons pour chasser les aurores boréales, les alternatives locales pour visiter les fjords sauvages en toute liberté et les secrets pour vivre une aventure polaire inoubliable sans sacrifier vos économies.

  1. Les types de croisières en Islande : choisir son aventure
  2. Quand partir ? Le dilemme entre aurores boréales et soleil de minuit
  3. Les escales incontournables : au-delà de Reykjavik
  4. Organiser ses excursions : le piège des offres à bord
  5. Budget et aspects pratiques : ce que la brochure ne dit pas
  6. Vers un voyage responsable : observer la faune et protéger l’environnement

Les types de croisières en Islande : choisir son aventure

Il n’y a pas une seule façon de faire une croisière en Islande. Votre expérience dépendra entièrement du type de navire et de voyage que vous choisirez.

Comparatif entre navire d'expédition et grand paquebot pour une croisière en Islande

Les géants des mers : l’option grand public

Opter pour des compagnies comme MSC ou Costa, c’est choisir de véritables villes flottantes. Ces navires accueillent des milliers de passagers avides de divertissements variés et de piscines. L’atout majeur reste le tarif, souvent le plus abordable en pension complète.

Ces mastodontes relâchent principalement dans les grands ports équipés comme Reykjavik ou Akureyri. L’expérience s’avère moins immersive et assez standardisée par rapport à la terre ferme. C’est un bon point d’entrée pour une première découverte.

C’est un choix pour ceux qui privilégient le confort du navire à l’exploration pure.

Les croisières d’expédition : au plus près des éléments

Regardez du côté de Ponant ou Exploris pour changer radicalement d’échelle. On parle ici de navires plus petits, souvent dotés d’une coque renforcée pour la glace. L’accent est mis sur la destination brute, pas sur le navire lui-même.

Ces bateaux se faufilent aisément dans des fjords reculés et des baies inaccessibles aux gros paquebots. Vous sauterez dans un Zodiac pour frôler les glaciers ou observer la faune locale. L’expérience est bien plus intense.

Oubliez les paquebots géants. Pour vraiment toucher du doigt la nature islandaise, un navire d’expédition est la seule option qui vous mènera là où les autres ne vont pas.

L’option luxe et le service premium

Le luxe en Islande rime souvent avec expédition polaire, mais avec un service haut de gamme. Imaginez une gastronomie fine, des suites spacieuses et des conférences avec des experts.

Ici, le ratio équipage/passager est très élevé pour garantir une attention constante. Le prix inclut généralement presque tout, y compris des excursions exclusives. C’est une approche très différente d’une croisière fluviale en France, par exemple.

C’est une expérience pour ceux qui cherchent l’aventure sans compromis sur le confort.

Quand partir ? Le dilemme entre aurores boréales et soleil de minuit

Maintenant que vous avez une idée du type de navire, la question suivante est évidente : à quel moment de l’année ?

L’été : soleil de minuit et faune abondante

La majorité des voyageurs visent la période estivale, de juin à août. Pourquoi ? Parce que le fameux soleil de minuit étire les journées à l’infini, offrant une clarté quasi permanente. C’est le moment stratégique pour maximiser les visites sans jamais manquer de lumière.

C’est aussi la meilleure saison pour les passionnés de faune sauvage. Les eaux regorgent de baleines actives et les falaises sont noires de colonies de macareux moines avant leur départ fin août. L’île est enfin verte et totalement accessible.

Bref, c’est la période parfaite pour ceux qui veulent voir l’Islande « classique » et profiter de longues journées d’exploration.

L’hiver : la magie des aurores boréales

Changeons de décor avec la saison hivernale, qui s’étend de septembre à mars. L’objectif principal est clair : la chasse aux aurores boréales. La nuit noire est absolument nécessaire pour observer ce phénomène lumineux dans le ciel.

Les paysages sont complètement différents, couverts d’un manteau de neige et de glace. On peut explorer des grottes de glace uniques. Notez bien que les conditions météo sont plus rudes et certaines routes fermées.

Moins de compagnies opèrent en hiver. C’est un voyage pour les plus aventureux, en quête d’une atmosphère unique.

Les saisons intermédiaires : le bon compromis ?

Parlons du printemps (avril-mai) et de l’automne (septembre-octobre). Ces périodes offrent un mélange intéressant des deux mondes. Les journées restent encore assez longues pour profiter des escales, mais la nuit revient progressivement, changeant la dynamique du voyage.

Septembre est particulièrement intéressant. On peut encore voir des baleines et avoir une chance d’apercevoir les premières aurores boréales. Les couleurs d’automne sont magnifiques et il y a nettement moins de touristes.

Les escales incontournables : au-delà de Reykjavik

Peu importe la saison, votre itinéraire définira votre découverte de la terre de feu et de glace. Voici les points de chute à ne pas manquer.

Reykjavik et le célèbre Cercle d’Or

Considérez Reykjavik comme l’escale quasi obligatoire de votre périple. Le port se trouve souvent à proximité immédiate du centre-ville, ce qui facilite grandement la visite à pied de la capitale sans logistique complexe.

Pourtant, Reykjavik sert surtout de point de départ stratégique pour l’excursion du Cercle d’Or. C’est un classique absolu, l’itinéraire que les experts recommandent pour une première approche concrète des merveilles géologiques islandaises.

  • Le parc national de Thingvellir, site historique majeur assis sur une faille tectonique visible.
  • La chute d’eau de Gullfoss, la fameuse « chute d’or » spectaculaire à double étage.
  • La zone géothermique de Geysir, où le geyser Strokkur propulse son eau bouillante.

Akureyri, la capitale du nord

Nichée au fond d’un long fjord, Akureyri surprend par son calme. Cette ville charmante s’impose comme un point d’accès majeur pour le nord de l’Islande, proposant une ambiance très différente de l’agitation relative de la capitale.

Depuis ce port, les options abondent pour les amateurs de grands espaces. Vous pouvez explorer le lac Mývatn avec ses formations de lave et ses bains naturels, admirer les puissantes chutes de Goðafoss, et profiter des sorties en mer pour l’observation des baleines.

Ísafjörður et les fjords de l’ouest

Ísafjörður agit comme la porte d’entrée principale des Fjords de l’Ouest. Cette région est sans doute l’une des plus sauvages et isolées du pays, offrant des paysages spectaculaires et vertigineux, loin des foules habituelles.

Ici, les excursions se concentrent exclusivement sur une nature brute et préservée. Les voyageurs privilégient les randonnées, le kayak au pied des immenses falaises et l’observation d’une faune riche, incluant les renards polaires et de nombreux oiseaux.

Organiser ses excursions : le piège des offres à bord

Le problème des excursions des compagnies

Soyons honnêtes, les tarifs pratiqués à bord frôlent souvent l’indécence. Vous payez parfois le double pour la même prestation qu’à terre. C’est littéralement jeter l’argent par les hublots.

Pire encore, vous risquez de ne rien comprendre aux explications du guide. La majorité des tours vendus sur le navire se déroulent exclusivement en anglais. Sans guides francophones, l’expérience perd toute sa saveur culturelle.

Les excursions des compagnies sont souvent hors de prix et sans guide francophone. Organiser soi-même, c’est reprendre le contrôle de son voyage et de son portefeuille.

La location de voiture : la liberté à quel prix ?

La location de voiture reste l’option reine pour une autonomie totale en Islande. À Reykjavik, des loueurs comme Enterprise vous attendent souvent directement sur le port. Vous décidez de vos arrêts sans subir le rythme imposé du groupe.

Mais attention, ne commettez pas l’erreur d’improviser à la dernière minute. Il faut impérativement réserver à l’avance, car les disponibilités fondent vite en été. Si le coût semble élevé, divisez-le par quatre passagers : l’économie devient alors flagrante.

Les alternatives locales et la préparation

Heureusement, des agences locales comme Icelandic Frenchies offrent des alternatives géniales en petits comités. Ces experts, souvent francophones, vous récupèrent parfois directement au pied du bateau. Vous profitez ainsi d’une visite authentique sans la foule.

Pour réussir votre escale, voici les trois piliers d’une organisation maligne :

  • Louer une voiture pour une liberté totale sur la route.
  • Contacter des agences locales pour des tours plus authentiques.
  • Se renseigner en amont sur les sites et itinéraires pour être autonome même sans guide.

Budget et aspects pratiques : ce que la brochure ne dit pas

Explorer par soi-même est tentant, mais cela pose la question sensible : combien coûte réellement une croisière en Islande ?

Décortiquer le coût d’une croisière islandaise

Le prix affiché n’est que la partie visible de l’iceberg. Votre budget final dépendra drastiquement du style de navigation sélectionné.

Ce comparatif vous évite les mauvaises surprises. Il résume les coûts réels, car les prestations incluses varient énormément selon la gamme choisie.

Type de croisière Fourchette de prix indicative Ce qui est généralement inclus Ce qui est souvent exclu
Croisière Standard (Grands navires) €€ (Dès 1000€) Pension complète / divertissement à bord Vols / Excursions / Pourboires / Boissons
Croisière d’Expédition €€€ (Dès 5000€) Pension complète / la plupart des excursions en Zodiac / conférences Vols / Pourboires / certaines activités spéciales
Croisière de Luxe €€€€ (Jusqu’à 12 000€+) Presque tout (vols, excursions, boissons, pourboires…) Achats personnels / soins spa

Les frais cachés à anticiper

Ne négligez pas l’acheminement. Si le départ se fait hors de France, les vols internationaux alourdissent immédiatement la facture globale.

Les compagnies appliquent souvent des pourboires obligatoires débités automatiquement. Cette pratique nord-américaine représente une somme conséquente à régler en fin de séjour.

Sur place, les prix piquent. Chaque dépense à terre (café, repas hors navire) est significativement plus élevée qu’en France.

Formalités et équipement à ne pas oublier

L’Islande étant dans l’espace Schengen, un passeport ou une carte d’identité valide suffit pour franchir la frontière sans encombre.

Soyez vigilants si vous faites escale au Royaume-Uni (ex: Southampton). Une autorisation de voyage électronique (ETA) peut être requise.

Enfin, la technique des trois couches est indispensable. Prévoyez des vêtements imperméables et coupe-vent, même en été, car la météo change brutalement.

Vers un voyage responsable : observer la faune et protéger l’environnement

Observer les animaux d’Islande avec respect

L’Islande n’est pas un zoo, c’est un sanctuaire sauvage fragile. Vous voulez voir la nature brute ? Alors, le respect des distances de sécurité reste la règle d’or absolue.

Vous rêvez d’approcher les baleines et les macareux ? Fuyez les opérateurs cowboys et exigez ceux respectant le code de conduite IceWhale. Une approche brutale fait fuir la faune. Ne forcez jamais une interaction qui perturberait leur rythme naturel.

Pour ne rien rater du spectacle, apprenez à identifier les espèces. Découvrir la diversité des animaux d’Islande constitue la meilleure préparation avant le départ.

L’importance de choisir une croisière éco-responsable

Le tourisme de masse laisse des traces indélébiles. L’écosystème islandais est extrêmement fragile, bien plus qu’il n’y paraît. Choisir la bonne compagnie n’est pas une option, c’est un devoir.

Vous ne savez pas comment distinguer les bons élèves ? C’est simple, vérifiez ces points techniques avant de réserver :

  • Recherchez les labels environnementaux sérieux comme Vakinn ou AECO.
  • Privilégier les navires de plus petite taille réduit drastiquement l’empreinte locale.
  • Se renseigner sur la gestion des déchets et le traitement des eaux usées.
  • Vérifier si la compagnie utilise un carburant propre ou du GNL.

Son propre comportement à terre

Votre responsabilité ne s’arrête pas à la passerelle du navire. En excursion, il est impératif de rester sur les sentiers balisés, sans exception. Une simple empreinte sur la mousse islandaise met parfois des décennies à se régénérer.

Appliquez une politique « « zéro déchet » radicale. Ne laissez absolument rien derrière vous, pas même un mouchoir en papier. C’est la condition sine qua non pour préserver la beauté brute des sites.

Une croisière en Islande reste une aventure incomparable, peu importe le navire choisi. Pour réussir votre voyage, anticipez vos excursions et surveillez votre budget. Surtout, profitez de ces paysages grandioses tout en protégeant leur fragilité. Alors, prêt à lever l’ancre vers la terre de glace ? L’expérience promet d’être magique

FAQ

Une croisière autour de l’Islande, est-ce vraiment une bonne idée ?

C’est une excellente option si vous voulez éviter la fatigue de la route ! Vous visitez des fjords inaccessibles en voiture tout en retrouvant votre confort chaque soir. C’est l’idéal pour voir du pays sans refaire sa valise quotidiennement.

Gardez juste en tête que le temps d’escale est limité et l’itinéraire figé. Si vous aimez l’improvisation totale, vous pourriez vous sentir un peu bridé.

Quelle est la meilleure période pour partir en croisière ?

Misez tout sur l’été, plus précisément de juin à août. Les journées n’en finissent pas grâce au soleil de minuit et la faune est omniprésente. C’est le moment parfait pour voir les baleines et les macareux.

L’hiver permet de chasser les aurores boréales, mais l’offre de croisières est bien plus réduite. Préparez-vous aussi à affronter des températures glaciales et une mer plus agitée !

Quel budget faut-il pour 7 jours de navigation ?

L’écart est énorme selon le navire choisi. Comptez environ 1 000 € par personne pour une semaine sur un grand paquebot classique type MSC ou Costa. C’est l’option la plus abordable.

Pour une croisière d’expédition plus intime ou de luxe, les prix s’envolent. Le ticket d’entrée dépasse souvent les 5 000 € et peut grimper jusqu’à 12 000 € pour du tout inclus.

Quelle est la durée idéale d’un voyage en Islande par la mer ?

Une semaine est le minimum syndical pour avoir un bon aperçu sans courir. Cela permet de toucher aux principaux ports comme Reykjavik et Akureyri.

Pour faire le tour complet de l’île et explorer les fjords de l’Ouest, visez plutôt dix jours. En dessous de 7 jours, vous passerez à côté de trop de merveilles.

Combien d’argent prévoir pour les dépenses à terre ?

Attention au choc pour votre portefeuille, la vie est très chère sur place ! Un simple repas ou un café hors du bateau coûte bien plus cher qu’en France. Prévoyez large.

Le plus gros poste de dépense reste les excursions. Si elles ne sont pas incluses dans votre forfait, elles peuvent doubler le coût de votre voyage. Organisez-vous à l’avance !

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