Quels traitements naturels pour le kyste synovial du poignet ?

Le kyste synovial du poignet est une tuméfaction bénigne pouvant toucher tous les individus : hommes et femmes de tous âges, également les seniors de plus de 70 ans et même les enfants de plus de 4 ans. Notre dossier partage les traitements naturels contre cette affection et bien d’autres conseils utiles pour ceux qui en souffrent.

Les symptômes du kyste synovial du poignet

Ce kyste généralement sans gravité apparait sous la forme d’une petite boule au niveau du poignet, sur sa face dorsale entre les doigts et les tendons extenseurs. Il n’engendre généralement pas de douleur, toutefois, le sujet peut avoir mal lors de mouvements spécifiques.

Indolore et souvent insensible quand il est volumineux, ceux de petite taille ou invisibles en revanche, peuvent être douloureux lors des extensions du poignet ou pendant des exercices physiques (pompes, soulèvement de poids, etc.).

Il peut aussi être source de gêne fonctionnelle en serrant les tendons, les nerfs, ou les vaisseaux à proximité, engendrant alors une perte de mobilité ou une diminution de la force.

Les symptômes les plus récurrents sont :

  • Sa survenue spontanée et brutale ou progressive sur plusieurs mois
  • Sa mobilité à la palpation avec le doigt
  • Sa consistance ferme
  • Des périodes alternées de douleurs et de disparition de celles-ci

Si le kyste synovial se développe, il peut causer des maux irradiant vers la main ou le coude.

Les causes de la masse kystique

Le kyste synovial au poignet provient de la dégénérescence de la poche située au niveau de l’articulation entre le radius et les os du carpe. Le kyste peut également apparaitre sur les doigts, faisant suite à la gaine du tendon fléchisseur. Cette dégradation s’accompagne de l’épanchement du liquide synovial pour constituer la masse kystique. Les causes de ces phénomènes sont :

  • Les chocs ou les chutes engendrant des traumatismes
  • Les efforts physiques ou les sports nécessitant des gestes itératifs
  • Les travaux manuels à mouvements répétés

Lorsque le kyste apparait suite à l’entorse du poignet ou à la rupture d’un ligament, on parle de kyste post-traumatique.

Les facteurs à risque tels que les maladies inflammatoires du type polyarthrite rhumatoïde ou le terrain arthrosique, ou encore le rhumatisme favorisent aussi son apparition.

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Diagnostic

Le diagnostic du kyste synovial du poignet nécessite la consultation médicale. Après la palpation, les analyses complémentaires par IRM ou par scanner peuvent être demandées. Si le spécialiste soupçonne des lésions sous-jacentes ou une origine plus sérieuse, il peut prescrire un bilan radiologique et échographique du poignet.

Les traitements du kyste synovial au poignet

La masse peut se résorber progressivement et spontanément après des mois, mais peut toutefois récidiver au bout de quelques mois à quelques années. Voici les traitements naturels et classiques contre le kyste synovial du poignet :

Les traitements naturels

Ces méthodes douces et naturelles contribuent au traitement de la tuméfaction, qui devrait disparaître après 6 mois. En cas de persistance après cette période, d’autres traitements doivent être mis en œuvre.

L’homéopathie

L’homéopathie peut constituer une thérapie complémentaire pour le traitement des kystes synoviaux notamment ceux du poignet :

  • Associez la prise 3 granules 3 fois par jour du Sticta Pulmonaria 4 CH avec du Silicea 15 CH à raison d’une dose par semaine.
  • Vous pouvez remplacer le Silicea par du Calcarea Fluorica 9 CH ou du Calcarea Carbonica 15 CH.

La crème à l’arnica

Les pommades à base d’arnica appliquées sur la zone concernée permettent d’atténuer la douleur, même sans diminuer très visiblement la taille de l’excroissance synoviale.

La poche de glace

Le froid détient une propriété d’antidouleur grâce à son pouvoir d’inhibition des récepteurs sensoriels. Il réduit également l’enflement en agissant sur le drainage des vaisseaux sanguins et lymphatiques.

Posez un paquet de produits surgelés ou une poche de glace enveloppée d’un tissu propre sur le poignet affecté pendant 15 à 20 minutes. Renouvelez le geste 2 ou 3 fois par jour.

Le cataplasme à l’argile verte

L’argile verte, riche en silicates, permet de drainer les liquides et les toxines du corps grâce à ses pouvoirs absorbants.

Utilisable sous différents formats : suspension buvable, en comprimé ou gélule, etc., le plus efficace contre le kyste synovial est son application en cataplasme. Mélangez sa poudre avec de l’eau dans un récipient autre que métallique. Puis, sans trop remuer, essayez d’obtenir une pâte lisse pas trop liquide. Pour savoir que vous avez la bonne consistance, elle ne doit pas couler.

Étalez la mixture sur la masse ciblée, puis laissez reposer pendant 20 à 30 minutes. Il est possible de garder ce pansement pendant plus longtemps. Toutefois, nous recommandons l’utilisation de plusieurs cataplasmes dans journée plutôt que d’en garder un pendant une longue durée. Ceci dans le but d’optimiser l’effet happant de l’argile.

Les huiles essentielles

Les complexes d’huiles essentielles sont dotés de vertus sur la circulation sanguine et de tous les liquides de l’organisme. Les huiles essentielles ci-après peuvent efficacement aider à la résorption des kystes synoviaux :

  • L’huile essentielle d’eucalyptus citronné : par sa fonction antirhumatismale et anti-inflammatoire, elle aide à atténuer les pathologies à l’origine de la masse synoviale. Elle participe à la consolidation de l’articulation affaiblie pour limiter l’excès de sécrétion de synovie.
  • L’huile essentielle de menthe poivrée : elle agit sur la douleur étant un antalgique et un anti-inflammatoire naturel. 
  • L’huile essentielle de lentisque pistachier : possédant des propriétés drainantes pour l’évacuation des fluides, elle détient également un pouvoir anti-inflammatoire.

L’application de ces essences se fait par mélange ou par macération avec une base d’huile d’arnica (voir paragraphe plus haut) pour maximiser leur efficacité.

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L’aloe vera

Également aux vertus anti-inflammatoire et analgésique, l’aloe vera peut accompagner le traitement au cataplasme d’argile ou aux huiles essentielles pour soigner le kyste synovial du poignet. Il participe à la régénération des tissus détériorés. Son gel peut s’appliquer localement sur la partie affectée.

Les plantes aux propriétés drainantes

Il existe des plantes aux pouvoirs drainants dont l’application peut réduire la taille du kyste synovial :

  • Le pissenlit : préparez-le en infusion, son action détoxifiante favorise l’assainissement des déchets liquidiens.
  • La bardane : elle détient également des propriétés dépurative et antibiotique.
  • L’oseille crépue : à l’exemple des premières plantes médicinales, elle possède aussi des vertus purificatrices.
  • Le thé noir : il joue un rôle d’antidouleur et d’anti-inflammatoire.

Préparez ces recettes de grand-mère en infusion dans de l’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes. Buvez une à 3 tasses de la préparation par jour.

Le port d’attelle

Si la poche affecte le poignet ou la main, l’immobilisation de l’articulation touchée peut être difficile. Le port d’une attelle est alors recommandé pour stabiliser l’articulation sans exiger une attention méticuleuse de votre part. Le patient peut en effet rester mobile pour ses activités habituelles. L’attelle se trouve facilement en pharmacie ou dans les magasins spécialisés (magasins de sport, droguerie).

L’immobilisation pour freiner la croissance du kyste synovial

La mise en repos l’articulation est essentielle pour l’évolution positive de la maladie. Si ses origines ne sont pas forcément définies, il est certain qu’une trop grande mobilité de l’articulation touchée participe à l’augmentation du volume du kyste.

Le repos évitera ainsi l’aggravation du cas tout en participant à la résorption progressive de la tuméfaction. En parallèle, plus vos gestes seront délicats et moins il y aura de chances de ressentir de la douleur.

L’ostéopathie

L’ostéopathie constitue la thérapie qui complète l’ensemble du traitement des troubles du système musculosquelettique ou du système articulaire. Elle peut accompagner la prise en charge des kystes synoviaux grâce à une multitude de techniques.

Dans un premier temps, le praticien se focalise sur les limitations de mobilité pour amoindrir les contraintes qui raidissent l’articulation touchée. En restituant la capacité de mouvements, il atténue les tensions au niveau de l’articulation affectée.

Ces tensions ou la sollicitation excessive peuvent en effet accélérer le développement de la masse kystique. Grâce à ses corrections, l’ostéopathe inhibe les facteurs de croissance et joue également un rôle de prévention des récidives. Son potentiel préventif reste toutefois à évaluer.

Cette technique s’accompagne d’autres méthodes thérapeutiques à objectif vasculaire. En cherchant les points de conflit assaillant les vaisseaux sanguins, le spécialiste cherche à améliorer la circulation et à éliminer progressivement le kyste après plusieurs séances.

Il peut également appliquer des exercices qui jouent un rôle direct sur le drainage veineux et lymphatique. Ce procédé participe à la réduction du volume de la poche.

Enfin, l’ostéopathie joue un rôle complémentaire dans l’atténuation de la douleur, en plus de sa fonction curative. Hormis les phases de crises, il faut considérer les restrictions des articulations susceptibles d’être affectées par cette maladie. Le soulagement régulier de la zone touchée permet d’éviter l’apparition de nouveaux kystes due aux blocages des articulations déjà recluses.

Ainsi, l’ostéopathie accompagne toutes les phases et tous les aspects du traitement des kystes synoviaux du poignet.

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Attention à écraser la tuméfaction

Le fait d’écraser le kyste synovial du poignet pour qu’il éclate est déconseillé par les médecins. En effet, même si ce geste par pression apporte 30 % de guérison définitive, il est le plus souvent douloureux et inefficace. De plus, il présente des risques d’infections.

Comment soigner le kyste synovial en cas de douleur

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Si la zone devient douloureuse ou source de gêne handicapante, il faut prévoir les traitements ci-après :

  • Le traitement des douleurs par des anti-inflammatoires non stéroïdiens
  • La ponction du liquide synovial à l’aide d’une seringue
  • S’il atteint une forme chronique, l’intervention chirurgicale (exérèse) ambulatoire est particulièrement indiquée.

L’opération

L’opération chirurgicale ou exérèse du kyste synovial du poignet consiste à l’ablation totale de la masse gênante. Elle se réalise sous anesthésie locale. Elle est proposée si le kyste devient douloureux ou inconfortable pour le quotidien du patient (fonctionnellement ou esthétiquement). Elle vise également à traiter et à nettoyer autant que possible les lésions associées à l’origine du kyste pour éviter les risques d’apparition de nouvelles grosseurs.

Le patient doit garder son pansement durant quelques jours pour prévenir une éventuelle infection.

Par ailleurs, la zone opérée doit rester immobile pendant des semaines pour écarter le risque de récidive (qui n’est que de 10 % si les précautions sont respectées).

Cette intervention chirurgicale admet 2 techniques :

  • Soit par arthroscopie du poignet
  • Soit par une courte incision (à ciel ouvert)

Les avantages de la chirurgie

Contrairement à la ponction qui présente quand même d’importants risques d’infection, de récidives ou d’augmentation du volume du kyste, l’opération du kyste arthro synovial au poignet présente les avantages ci-après :

  • La rapide récupération de la mobilité du poignet
  • L’absence de cicatrice inesthétique apparente
  • Le rare cas de complications postopératoires

Résumé de l’opération

  • Durée de l’intervention : ambulatoire (le patient rentre dans la journée)
  • Anesthésie : locale
  • Usage de garrot au niveau de la racine du membre pour éviter l’hémorragie
  • Technique employée : arthroscopie ou incision à ciel ouvert

Les types de chirurgie du kyste synovial au poignet

L’opération arthroscopique

La chirurgie arthroscopie comprend l’intervention sur l’articulation moyennant des micro outils introduits par courtes incisions. L’ensemble de la chirurgie est contrôlé par endoscopie via une caméra vidéo. Cette technique permet au chirurgien d’explorer tout le système articulaire.

Elle consiste à l’ablation de la totalité du kyste depuis l’intérieur de l’articulation. Le spécialiste repère et traite par la même occasion les possibles lésions affectant les ligaments et favorisant les récidives. Les praticiens privilégient aujourd’hui ce procédé dès lors qu’il est possible. Toutefois, en cas de difficulté d’accès à la tuméfaction par endoscopie, l’incision peut devenir l’option inévitable pour son ablation.

En comparaison avec l’intervention à ciel ouvert, cette première méthode a 2 avantages :

  1. Son résultat reste plus esthétique, car l’incision de petite taille laisse également une cicatrice réduite.
  2. La récupération fonctionnelle du patient s’effectue plus rapidement avec la reprise des mouvements de la main et du poignet. De même, les suites opératoires sont plus simples et les risques de complications amoindris.
La chirurgie à ciel ouvert

L’opération à ciel ouvert est le protocole classique pour le traitement chirurgical du kyste synovial au poignet. Elle consiste à ôter avec précision, sous agrandissement optique, la masse en considération des éléments à proximité au moyen d’une petite incision.

Suites opératoires

Les suites opératoires d’une chirurgie du poignet nécessitent :

  • L’arrêt du travail et l’immobilisation totale ou partielle de la zone d’intervention. La durée de la convalescence varie selon la profession.
  • Le port d’une attelle au niveau du poignet pendant 10 à 15 jours (les doigts de l’opéré sont libres)
  • Des séances de rééducation avec un kinésithérapeute au besoin
  • La reprise des activités sportives engageant le poignet après au moins 1 mois

Risques de complications

kyste synovial du poignet risques complications

Les cas de complications des suites d’une opération du kyste synovial du poignet sont rares. Nous partageons toutefois ci-dessous les possibilités :

  • La récidive peut survenir dans 5 à 10 % des cas. Une deuxième intervention devra alors se réaliser.
  • Le poignet ou le doigt peut connaître un enflement durant des semaines. Ce phénomène normal peut engendrer une gêne avec une limitation des mouvements.
  • Une petite excroissance peut apparaitre sur les entrées endoscopiques quelques semaines après l’opération. Ce petit kyste disparaît spontanément.
  • Dans le cadre de la chirurgie par incision, la cicatrice peut rester douloureuse et inesthétique. Ce phénomène varie d’un patient à l’autre et ne survient pas toujours. Si l’opération est du type arthroscopique, celle-ci sera moins visible.
  • Les infections restent une éventualité, mais sont rares.
  • L’algoneurodystrophie ou syndrome douloureux régional complexe peut survenir. Elle se caractérise par la main raide, enflée et douloureuse. Son évolution positive s’effectue progressivement sur des mois. Imprédictible, elle peut s’accompagner de séquelles se manifestant par du raidissement et des douleurs.

La ponction

Elle consiste à faire une ponction moyennant une aiguille afin de vider le kyste de son liquide synovial visqueux. La ponction peut se compliquer à cause de la nature épaisse du fluide à évacuer.

Cette méthode peut s’accompagner de l’injection de corticoïde pour diminuer le risque de récidive, si nécessaire. En effet, les possibilités de réapparition du kyste après ce type de traitement restent assez élevées.

Son avantage étant que moins invasive, elle engendre moins de douleur postopératoire chez le patient. Le poignet doit rester immobile pendant 10 jours.

Comment prévenir le kyste synovial du poignet ?

On ne propose pas encore aujourd’hui de solutions de prévention contre le kyste synovial du poignet. Nous préconisons néanmoins de limiter autant que possible la sollicitation excessive de cette articulation.

Les pratiquants de sports ou d’autres activités (musique, dessins, etc.) doivent être particulièrement vigilants pour ne pas se verser dans des exercices trop intensifs de leurs hobbies.

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Rova Vaugirond
Rova Vaugirond

Amie des animaux et de la nature, passionnée de dessin et de jeux vidéos, musicienne à mes heures perdues, auteure amateure, rédactrice à la plume qui glisse… sur divers sujets allant du bien-être aux textes sur la fiscalité. J'ai laissé mon ancienne vie de marketeuse pour rejoindre le monde digital, un peu comme Neo de Matrix !

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