Ce qu’il faut savoir de l’état du marché

Ce qu’il faut savoir de l’état du marché

Première organisation syndicale des professionnels de l’immobilier en France, la FNAIM dresse un état de lieu du marché régional. Voici ce qu’il faut en retenir…

Stabilité parfaite pour les appartements anciens. Si le prix de vente/m2 progresse significativement dans beaucoup de grandes villes sur un an (+ 7,4 % à Lyon, + 8,8 % à Bordeaux, + 2,2 % à Strasbourg, +1,3 % à Orleans, + 0,7 % à Rouen, + 0,1 % à Grenoble…) ,il affiche une stabilité parfaite à Clermont-Ferrand. En moyenne, il faut débourser 1.853 €/m2 pour se loger dans l’ancienne capitale régionale. Sur l’ensemble du Puy-de-Dôme, comptez 1.750 € (+0,2%)

A budget égal, 5 fois plus de place qu’à Paris. Pour le prix d’un 18 m2 à Paris, on peut acheter un logement de 100 m2 dans le Puy-de-Dôme, 133 m2 dans le Cantal, 165 m2 dans la Haute-Loire et même 180 m2 (x10 !) dans l’Allier. En France, la surface achetable en 2018 affiche une baisse moyenne de 1,4 m2. Notons que le parc puydômois est constitué à 80 % de résidences principales, 10 % de résidences secondaires et 10 % de logements vacants.

Le prix des maisons anciennes en léger repli. Dans le Puy-de-Dôme, une maison coûte 155.000 € en moyenne en 2018. Un prix en léger recul (-0,7 %). La Haute-Loire est à 113.500 €, l’Allier à 95.800 € et le Cantal à 65.000 €.

Les ventes se tassent. Après une forte progression en 2017, les ventes se tassent au niveau national (+0,3 %) comme en Auvergne (+1%). Le Puy-de-Dôme concentre 48 % des ventes régionales, contre 23 % pour l’Allier, 18 % pour la Haute-Loire et 11 % pour le Cantal. Plus de 31.000 ventes ont été réalisées sur l’ensemble des quatre départements en 2018.

La confiance des ménages en berne. En décembre 2018, la confiance des ménages baisse fortement en France. Elle perd en effet 18 points sur un an pour atteindre les valeurs de 2008 à 2015.  « Cela pourrait être une condition d’une inflexion du marché » observe la FNAIM Auvergne.

20 ans. C’est la durée moyenne des crédits immobiliers en France. Elle a tendance à augmenter. En France, le faible niveau des taux ne parvient toutefois plus à compenser à lui seul la hausse des prix. « La variable d’ajustement devient la durée de l’emprunt » observe Christian Dosmas, nouveau président de la FNAIM Auvergne.

La taxe foncière a explosé. En quinze ans, la taxe foncière sur les propriétés bâties a progressé de 38,9 % en France, alors que l’indice de référence des loyers et l’inflation évoluent au même rythme. Pour la FNAIM, cette hausse peut mettre en frein à l’investissement locatif.

La qualité du parc locatif. Plus le marché se tend, moins les appartements sont de qualité… « A Paris, les gens sont logés dans des biens à l’état parfois lamentable.  A Clermont-Ferrand, un bien qui n’est pas en bon état, qui n’affiche pas des prestations de qualité, ne se loue pas » observe Christian Dosmas.

Les permis de construire en baisse. 6.600 permis de construire ont été autorisés en 2018, soit une baisse de 5,7 % sur un an. Les mises en chantier sont stables. Sans surprise, elles se concentrent à 67 % dans le Puy-de-Dôme (14 % dans la Haute-Loire, 13 % dans l’Allier et 6 % dans le Cantal.) Christian Dosmas explique cette tendance baissière par la disparition « très pénalisante » du prêt à taux zéro. « Et les arbres ne montent pas aux cieux… »

Des évolutions législatives. Mise en place d’un bail mobilité, reconnaissance du titre d’agent immobilier, création d’un bail numérique, lutte contre le squat, simplification des règles de la copropriété… De nombreuses évolutions législatives devraient marquer l’année 2019.

Et l’avenir ? La FNAIM Auvergne affiche « confiance et prudence. » Trois indicateurs restent toutefois à surveiller : les taux d’intérêt et le niveau de crédits, la confiance des ménages (fragilisée en 2018) et le niveau de l’emploi. Malgré tout, une inflexion du marché n’est pas impossible dans les mois à venir… « A plus long terme, le marché sera soutenu si la région est attractive.  Si l’Auvergne décline en matière d’emploi, d’activité économique, il ne faut pas s’attendre à ce que l’immobilier explose. »

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