Samuel Frugier : « nous finançons près d’un projet sur deux sur notre territoire »

Samuel Frugier : « nous finançons près d’un projet sur deux sur notre territoire »
« Les taux ne devraient pas remonter en 2019 » estime Samuel Frugier
(© Service com Crédit Agricole

Le Directeur général adjoint du Crédit Agricole Centre France dresse le bilan de l’année 2018 en matière de prêts immobiliers.

Info – Quelle a été la tendance au niveau des prêts immobiliers en 2018 pour le Crédit Agricole Centre France ?
Samuel Frugier – Je rappelle en préambule que 2017 a été une année record pour notre établissement, comme pour beaucoup d’acteurs, portée par des taux attractifs, un marché de la transaction dynamique et par un niveau élevé de rachats de prêts entre banques. En 2018, les encours de prêts ont beaucoup moins circulé entre les banques mais, avec un volume de 1,5 milliard d’euros de nouveaux prêts, nous restons à un niveau élevé d’activité, qui se retrouve dans une progression de nos parts de marché. Nous finançons ainsi près d’un projet sur deux sur notre territoire !
Les taux bas ont contribué à la bonne santé du secteur, mais nous avons aussi accompagné le marché par une politique de juste prix, par des offres spécifiques, la formation de nos conseillers et l’exigence d’une forte réactivité, quel que soit le canal choisi par notre client ou prospect. Donner un accord de principe sous 48 heures, financer à 100% sans apport une acquisition, accompagner les primo-accédant en leur offrant une enveloppe de 15 000 € à un taux nominal de 0,50%, autant de facteurs qui sont les clés de réussite d’une stratégie commerciale offensive.
Ainsi, nous continuons d’accompagner tous nos clients sur tous leurs moments de vie.

I. – Quelle tendance se dessine dans ce domaine pour l’année 2019 ? Prévoyez-vous un maintien des taux bas ou une remontée des taux ?
S. F. – Depuis le début de l’année, certains indicateurs sont bien orientés, un taux de chômage à la baisse et des bons résultats d’entreprises par exemple. Les incertitudes n’en restent pas moins nombreuses : croissance mondiale moins élevée (dont les USA), remise en cause par l’administration américaine des règles du libre-échange, ralentissement en Allemagne et toutes les inconnues liées au Brexit et à la situation de l’Italie. Cela fait beaucoup et, dans ce contexte, nous ne voyons pas les banques centrales durcir leurs politiques monétaires avant mi-2020.
Bref, cela fait dix ans que les économistes prévoient une hausse des taux et, si nous ne pouvons exclure des tensions ponctuelles, les taux ne devraient pas remonter en 2019. En ce début d’année, nous continuons d’observer sur nos marchés des conditions de prêts très attractives, même si le niveau des transactions semble marquer le pas.

I. – Comment s’est déroulée l’année pour les agences Square Habitat ?
S. F. – 2018 reste un bon millésime pour les agences Square Habitat. Au regard de l’année précédente, l’activité transaction sur l’immobilier d’habitation est pénalisée par un tassement observé sur les prix largement compensé par les performances réalisées sur la vente de neuf, dédiée aux investisseurs, et sur le secteur de l’immobilier industriel et commercial.
Pour ce qui concerne les activités d’administration de biens, nous observons une progression intéressante de l’activité syndic avec une croissance de 5% de notre chiffre d’affaire dans un marché de prix stabilisés. La déception vient du secteur gérance et de son activité associée de location pour laquelle nos résultats sont en retrait de nos prévisions avec une double observation : une demande locative moins forte que sur ces deux dernières années et une évolution des attentes des candidats locataires plus exigeants sur les prestations de confort et d’équipement.

Le renouvellement du parc privé apparait donc comme une nécessité, de même que la réalisation de travaux de rénovation/modernisation que nous nous proposons d’encourager auprès de nos propriétaires bailleurs afin d’adapter leurs biens aux exigences du marché et satisfaire le double objectif de rendement immédiat et valorisation à terme de leur patrimoine.
Bien évidemment, l’agglomération clermontoise concentre une large part de notre chiffre d’affaires mais nous notons également une dynamique intéressante de nos activités sur le bassin issoirien.
Malgré les incertitudes conjoncturelles qui pèsent sur l’environnement immobilier, nous restons confiants dans notre capacité de développement par le service d’une prestation professionnelle, qualitative et sécurisante pour l’ensemble de nos clients.

Sur ce que nous considérons comme une filière stratégique, le Crédit Agricole Centre France se positionne à tous les niveaux de la chaîne de valeur pour nos clients et prospects. C’est notre savoir-faire.

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