Carole Poncelet : La lionne de Koh-Lanta

Vice-championne du monde d’escrime, cette Puydômoise de 51 ans a participé à la dernière édition de Koh-Lanta. C’était difficile. Mais elle ne regrette rien… Au contraire.

Carole Poncelet : La lionne de Koh-Lanta
La doyenne de l’émission rêverait de participer à une revanche d’anciens candidats © Valentin Uta

Relever les défis ? Là n’est pas l’essentiel… Ce qu’elle veut, c’est les gagner. A 51 ans, Carole Poncelet, une grande blonde à la silhouette athlétique, est une battante dans l’âme. Sportive de haut niveau, maître nageur de formation, cette aventurière est plutôt du genre à rebondir après un échec qu’à s’apitoyer sur son triste sort. La preuve : Koh-Lanta. Elle n’est pas allée au bout de l’aventure. Eliminée avant l’étape de la réunification, au bout de quatre épisodes. Mais qu’importe : « C’était une super expérience humaine, sportive, physique ; avec des paysages à couper le souffle. Participer m’a permis de tester mes aptitudes de Robinson. C’était fabuleux : au-delà de tout ce que j’ai pu imaginer » souligne cette compétitrice née. Une image ne la quittera plus : celle des singes, partout autour d’elle sur ce lointain lopin de terre.

Pour son père et ses enfants

Certes, la candidate puydômoise n’a pas décroché le célèbre totem de TF1. Mais cette « guerrière » n’a pas dit son dernier mot. « Pour moi ce n’est pas terminé. Je rêverais de participer à une revanche d’anciens candidats, même si la vie sur place est difficile. Je veux montrer qu’à plus de 50 ans, on peut être un compétiteur redoutable. »
La doyenne de l’émission a bien failli ne pas partir en Thaïlande. Blessure au tendon et rupture conjugale… Mais surtout, cette Puydômoise très attachée à sa famille a perdu son père le jour où TF1 filmait le portrait. « Papa a quitté la maison quand j’avais une vingtaine d’années. Pour renouer les liens, il m’a lancé le défi de Koh-Lanta, car il connaissait mon caractère. Depuis 10 ans, j’essayais de participer. Quand j’ai appris que j’étais sélectionnée, j’ai fondu en larme… Pour papa, je devais faire l’émission. Là où il est, j’espère qu’il est fier de moi » raconte, encore émue, cette mère de famille. « Koh-Lanta, je l’ai fait aussi pour mes enfants. Sur place, ils me manquaient énormément » insiste-t-elle.
Le retour à Olloix, où elle vit, a été « violent. » Apparemment, l’île lui manquait. Elle a également dû affronter le « raz-de-marée » de la médiatisation. Si cette fonceuse partage avec plaisir son expérience – « rien n’est truqué » répète-t-elle -, les nombreuses sollicitations du public ont pu lui empêcher de se concentrer… pendant les compétitions.

« J’ai tout donné »

Car Carole Poncelet est une escrimeuse hors pair. Inscrite au club d’Issoire, vice-championne du monde en vétéran, première au classement national, celle qui s’entraîne au Stade Clermontois vient tout juste de participer aux championnats de France à Nantes. En octobre, elle partira en Allemagne pour les championnats du monde. Encore une fois, elle y va pour gagner. On ne se refait pas…
A travers son association « 50 ans et alors ? », cette escrimeuse au mental d’acier cherche des sponsors et des partenaires pour épauler les compétiteurs dans leurs projets*. Un calendrier a été mis en vente pour la bonne cause. A titre personnel, elle cherche aussi du soutien pour pouvoir s’investir pleinement dans son sport.
Professionnellement, Carole Poncelet a longtemps travaillé comme maître-nageur, notamment à Clermont-Communauté. Coach sportif pour des associations, cette battante développe en parallèle une activité de sophrologue et de maître reiki. Le jour de son élimination de Koh-Lanta, la sportive auvergnate n’a pas digéré une critique cinglante. « On m’a dit que j’étais faible. Pourtant, j’ai tout donné. Je ne me suis jamais plains… Je n’accepte pas ce reproche. » C’est une certitude : cette « lionne » dans la force de l’âge a encore des ressources à faire valoir…

* Renseignements 06 26 59 31 43

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