Quand nature et recherche font bon ménage

Quand nature et recherche font bon ménage
Les intervenants à la conférence en compagnie des représentants de la Maison Innovergne et du musée Lecoq

Effectuer le parallèle entre ce que peut offrir la nature depuis des millions d’années et les activités développées aujourd’hui par les entreprises innovantes de notre territoire, tel était le thème développé lors de la journée sur le biomimétisme proposé par la Maison Innovergne, « le bras armé de la Région en matière d’innovation », selon les mots même de son président, Jean-Pierre Brenas.  Organisé dans le cadre de la semaine de l’innovation à Clermont-Ferrand, le rendez-vous avait pour cadre le musée Lecoq, l’un des fleurons de conservation et de mise en valeur de l’histoire naturelle de la grande région. Animée par Dominique Michalon, responsable du cabinet Alticentre, spécialisé dans le développement durable des organisations et de la responsabilité sociétale, la conférence a rassemblé 35 dirigeants et cadres d’entreprises intéressés par ces domaines. La réunion était également relayée en images par CCI Formation. Julien Troquet, dirigeant de Biobasic Environnement à Saint-Beauzire et président du Cluster E2IA, rassemblant les éco-entreprises d’Auvergne, est venu apporter son témoignage à l’heure où le Cluster est en pleine réflexion pour s’associer avec un pôle de compétitivité rhônalpin.

Pour Charles Lemarchand, directeur adjoint du musée, le travail scientifique effectué sur les différentes espèces et les organismes vivants peut permettre de comprendre et d’envisager des utilisations futures. Car l’homme s’est de tout temps inspiré de la nature : observation de certains oiseaux pour dessiner le nez du TGV, de certains rapaces pour développer les ailes d’avions… Le fameux « velcro » provient de la fleur de bardane, ces petites boules à piquants collantes que tous les enfants se sont lancés un jour ou l’autre sur les habits ! Chez Biobasic Environnement, on utilise également des micro-organismes pour mener à bien des activités de dépollution.

Si Dominique Michalon estime que le biomimétisme moderne génère des inventions qui « nous amènent vers des innovations s’inscrivant dans le développement durable », Jean-Pierre Brenas rappelle que cette notion « est aussi l’occasion de mieux protéger la planète. »

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