Un atlas topographique pour Gergovie-Gondole

Un atlas topographique pour Gergovie-Gondole
Mathias Bernard et Jean-Yves Gouttebel présente l’un des cinq atlas édités par les Presses universitaires Blaise Pascal.

La mise en œuvre d’un levé LiDAR (Light Detection and Ranging – détection et mesure par la lumière) a été réalisé en 2016 par le Centre régional auvergnat d’information géographique (CRAIG). Englobant une surface de plus de 50 km², celui-ci a inclus plusieurs sites historiques puydômois comme le plateau de Gergovie, les Camps de César, la plaine de Sarliève et l’Oppidum de Gondole.

Le traitement de ce LiDAR a été effectué au cours de l’année 2017 par la Maison des sciences de l’homme de l’Université Clermont Auvergne. Enfin, un atlas topographique issu de ce levé, présentant l’ensemble des vues traitées par la MSH, a été édité par les Presses Universitaires. Tiré au format A3 sur papier glacé, ce document de 150 pages vient d’être remis officiellement au président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme par le président de l’Université Clermont Auvergne.

« Depuis 2014, le Département s’est engagé dans la mise en valeur du plateau de Gergovie et des sites arvernes, à la demande de l’Etat (propriétaire du plateau) et dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2015/2020, souligne Jean-Yves Gouttebel. Les images du levé constituent un outil inestimable pour les chercheurs. Mais elles possèdent également une valeur historique, scientifique, esthétique et sentimentale pour notre territoire. Cela ouvre la voie à de nouveaux partenariats avec l’Université dont le travail est très intéressant, tant au niveau de la synthèse des connaissances que de leur partage avec le grand public. »

Un atlas topographique pour Gergovie-Gondole
Le relevé LiDAR devrait favoriser de nouvelles découvertes archéologiques à Gergovie (© V. Uta)

DE NOUVELLES DECOUVERTES ARCHEOLOGIQUES

Pour réaliser un levé, un avion (ou un drone aujourd’hui) équipé d’un gros radar survole un territoire donné. L’avion récupère l’écho des obstacles du sol. Autant de points qui seront ensuite analysés, classés et inventoriés. Car la microtopographie du sol intéresse particulièrement les archéologues, mais pas seulement… Cette technique, très récente, a été utilisée pour la première fois en France en 2006 sur l’oppidum de Bibracte, au mont Beuvray. En 2011, un levé d’une partie de la chaîne des Puys a été réalisé, avant des études sur l’oppidum de Corent en 2014.

« Par exemple, les images ont permis de mettre en évidence un cheminement entre le volcan Kilian et le sommet du puy de Dôme. Il permettait l’acheminement des blocs de pierre de la carrière jusqu’au temple de Mercure », indique Bernard Dousteyssier, chercheur à la Maison des sciences de l’homme.

Pour ce dernier, la nouvelle étude ouvre de belles perspectives pour la compréhension et les recherches effectuées sur le plateau de Gergovie, avec très certainement de nouvelles découvertes archéologiques à la clé. Mais la technique du LiDAR intéresse des domaines aussi variés que l’agriculture, l’urbanisme ou la défense.

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