La canne connectée veut révolutionner le marché

La canne connectée veut révolutionner le marché
Les concepteurs de « Smart Cane » ont présenté leur produit récemment à Clermont-Ferrand.

D’un côté, une société puydômoise vieille de 110 ans, fabricant des cannes de marche, de l’autre, une start-up stéphanoise, née en 2013, spécialiste de l’objet connecté et de l’intelligence artificielle… A priori, deux mondes que tout oppose ! Et pourtant… L’une et l’autre ont uni leurs compétences et leur savoir-faire pour créer « Smart Cane », une canne connectée à destination des seniors.

Le projet est parti du postulat suivant : « la chute est la cause principale de la perte d’autonomie », cadre Vincent Gauchard, co-fondateur de Nov’in. Cette canne, dont un projet expérimental a été présenté au CES de Las Vegas il y a deux ans, entend donc favoriser l’autonomie des personnes âgées tout en rassurant leurs proches.

« Smart cane » réunit une canne de marche traditionnelle (dont la longueur varie de 77 à 107 cm) et un boitier électronique intégré avec un bouton d’alerte. L’ensemble ne pèse que 390 grammes. Un connecteur magnétique permet de recharger la canne, dont l’autonomie est de 30 jours pour deux heures d’utilisation quotidienne.

« Mais sa première utilité est d‘abord de servir de canne », précise Cédric Dauduit, qui dirige les Cannes Fayet avec Amadine Fayet, représentante de la 4ème génération de ce fabricant auvergnat installé à Orléat, près de Thiers.              

La canne connectée veut révolutionner le marché

Ses concepteurs l’assurent, grâce à l’intelligence artificielle incorporée dans le boitier, la canne est capable de faire la différence entre les vraies et les fausses chutes. « Parmi les 150 composants, le capteur est l’élément crucial. La canne va apprendre les habitudes de l’utilisateur pendant les trois premières semaines. En cas de véritable chute, elle peut donner l’alerte et passer un appel téléphonique aux cinq aidants choisis préalablement. »   

Bien évidemment, le prix de cette canne intelligente est supérieur à une canne traditionnelle. 129 € chez un revendeur (magasins spécialisés, pharmacies), auquel il faut ajouter l’abonnement au service d’alerte (19,90 € par mois, prix de lancement).

Alors que la phase de commercialisation vient d’être lancée, les dirigeants espèrent vendre 1.000 cannes en 2019 puis 2.500 en année pleine.Jean

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