Boris Fromenteau fait briller le jujitsu de l’ASSJ

Après un brillant début de carrière en judo, Boris Fromenteau, professeur à l’ASSJ Vienne et Glane judo, s’épanouit dorénavant dans le jujitsu. Champion de France en mars dernier, il est devenu un bel exemple pour les nombreux jeunes du club.

Le parcours de Boris Fromenteau témoigne que rien n’est jamais acquis dans le sport de haut niveau. Après avoir débuté le judo à 5 ans à Bellac, il a intégré le pôle espoir de Limoges, puis le pôle France de Bordeaux. Il engrange des premiers résultats encourageants, mais durant la dernière année, enchaîne aussi les blessures. « Lorsque les responsables du pôle France m’ont annoncé que je ne pourrais pas revenir l’année suivante, j’ai pris une grosse claque, car j’ai réalisé que cela serait difficile de continuer les entraînements et de performer en revenant dans mon club », explique-t-il.

Grâce à Patrick Dumont, son professeur également arbitre international de jujitsu, il découvre cette discipline et rejoint le centre d’entraînement nouvellement créé à Orléans. « Les bases sont les mêmes, il y a juste les atémis (frappes pieds poings) à acquérir. Après mon premier stage, comme j’avais moins de 18 ans, j’ai directement débuté, en catégorie cadet, sur un tournoi international, à Gand en Belgique, où j’ai terminé 3e. L’ambiance de l’équipe de France m’a beaucoup plu ». Il rebondit en intégrant la filière Staps, décroche son diplôme d’enseignant et reçoit ensuite une proposition d’embauche au club de Saint-Junien. Parallèlement, il continue à s’entraîner et remporte deux titres de champion de France.

Boris Fromenteau fait briller le jujitsu de l’ASSJ
Boris Fromenteau aime transmettre son art aux enfants

Ne pas se blesser

Son emploi du temps est bien rempli, entre les cours dans les trois dojos du club et les entraînements personnels. « Je n’imaginais pas l’avenir ainsi, mais finalement, cette vie consacrée au judo me plaît bien », lance-t-il. Seul bémol, il doit veiller à ne pas se blesser lors des compétitions pour ne pas obérer sa carrière professionnelle. « J’aime toujours autant la compétition. Et j’ai été heureux de voir les yeux des enfants pétiller lorsque je suis revenu avec ma médaille de champion de France ».

Pérenniser la structure

Son recrutement à Saint-Junien ne doit rien au hasard, car Ludovic Jacquet, l’autre enseignant du club, avait déjà eu l’occasion de le suivre sur des compétitions. Avec 362 licenciés, dont une grande part d’enfants, l’infrastructure est désormais bien implantée sur la communauté de communes POL (Porte Océane Limousin). « Nous avons toujours favorisé la formation de nos jeunes et sommes le seul club à proposer du jujitsu, mais notre avenir n’est pas assuré, car les aides à l’emploi dont nous bénéficions arrivent à leur terme. Nous ne pourrons pas uniquement nous reposer sur les professeurs bénévoles, car la fédération impose que les enseignants soient diplômés », s’inquiète Nadège Coucaud, la présidente, d’autant qu’il sera difficile de doubler les cotisations des licenciés. Pour pérenniser l’activité et les emplois, diverses pistes de diversification sont testées, comme le sport santé, le portage salarial ou les interventions en milieu scolaire.

Contact : www.judo-saint-junien.fr/

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