Landouge fait renaître le volleyball

Landouge fait renaître le volleyball

Malgré les deux médailles d’or en ligue mondiale de l’équipe de France, le volleyball peine à attirer des pratiquants. A tel point que la discipline avait presque disparue de Limoges, avant que le club de Landouge ne lui redonne un nouvel élan.

Depuis qu’il a pris la présidence du VBC3L (Volley Ball Club Limoges Landouge Loisirs) en 2015, Stéphane Sarre n’a pas ménagé sa peine pour relancer la discipline dans le département. Il a d’abord dû batailler pour trouver des créneaux d’entraînement dans des gymnases disposant de la hauteur de plafond nécessaire à la pratique du volley. Et ensuite, il a fallu se rattacher à une ligue, car le territoire de l’ex-Limousin ne comptait plus que trois clubs fédéraux. « La mission d’un club fédéral est de développer la discipline. Mais, contrairement à d’autres régions, nous peinons à intéresser les jeunes à ce sport, même en dépit des bons résultats de l’équipe de France. C’est principalement lié au manque d’exposition médiatique de ce sport », constate-t-il.

Recrutements de joueurs

Pour relancer l’école de volley, Stéphane Sarre a donc fait le tour des établissements scolaires : « Ces efforts portent leurs fruits, car depuis que l’on en parle, on constate un certain engouement des professeurs d’EPS ». Le dynamisme des six équipes, dont deux aux portes du niveau national, contribue également à faciliter le recrutement de nouveaux joueurs, à l’image de Kévin Bolotny, 27 ans, qui a rejoint l’équipe de prénational il y a trois ans. « Après avoir pratiqué d’autres sports, j’ai découvert le volleyball durant un été sur la plage, et dès la rentrée suivante j’ai cherché un club pour pratiquer en compétition », explique-t-il. Ancien élève de l’école du club, il renforce aujourd’hui l’équipe d’enseignants diplômés.

Landouge fait renaître le volleyball

Renouveler les cadres

Le club compte près de 120 licenciés, dont 50 de moins de 20 ans. « Le recrutement est difficile, car ce sport reste très méconnu et n’est pas le premier choix des enfants. Pourtant, lorsqu’ils y goûtent, ils l’adoptent souvent. Les démonstrations, notamment lors du forum des associations, illustrent bien ce constat, puisqu’elles constituent notre plus gros vivier de recrutement. Cependant, vu qu’il n’est pas énorme, nous sommes souvent confrontés au départ des jeunes formés au club », explique le président.

Parfois, ces départs constituent un beau motif de satisfaction. L’un des élèves de l’école a pu intégrer le pôle espoir régional, au centre de formation de Talence et joue dans une équipe de prénational. Pour garantir la pérennité de ses équipes, le club doit donc constamment remplacer ces départs, tout en veillant à conserver des cadres expérimentés. « Nous devons cependant capter plus de jeunes pour pallier la volatilité des étudiants. L’an dernier, sur les 30 recrues de l’école de volley, nous n’en avons gardé qu’une petite dizaine », déplore-t-il. L’école, qui regroupe les jeunes de 6 à 20 ans, accueille donc des nouveaux toute l’année.

Heureusement, il y a parfois aussi de bonnes surprises, à l’image de l’arrivée récente, en provenance du pôle espoir, d’une jeune joueuse qui a bien consolidé l’équipe première féminine.

Renseignements : www.vbc3l.com

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